L’Europe accuse Orban

Dans un rapport accablant le Conseil de l’Europe pointe le traitement inhumain des migrants en Hongrie. Orban, le Premier ministre hongrois, grand ami de Trump et de Marine Le Pen, est accusé de violation des droits de l’homme, non-respect de l’Etat de droit, restriction des libertés et xénophobie.

« Il y a urgence, en Hongrie, à s’occuper de la violation des droits humains et du non-respect de l’Etat de droit, qui concerne tant la restriction des libertés pour la société civile, que l’indépendance de la justice, l’égalité hommefemme et le sort des immigrés ». C’est la conclusion d’un rapport de 37 pages, sans concession, assorti de 167 recommandations, que Dunja Mijatovic, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, a rendu public mardi 21 mai.

La responsable bosnienne s’est rendue à Budapest en février, alertée notamment par le discours récurrent des autorités sur les réfugiés et les migrants. La commissaire européenne en poste depuis avril 2018, a invité le gouvernement hongrois à « abandonner sa rhétorique et les campagnes qui attisent les comportements xénophobes ». D’autant, indique-t-elle, que l’on ne peut plus parler d’une situation de crise, compte tenu du nombre actuel de demandeurs d’asile en Europe, et singulièrement en Hongrie, où les premières dispositions très restrictives ont été adoptées en 2015.

La commissaire du Conseil de l’Europe – une organisation basée à Strasbourg de 47 membres dont la Russie et les pays de l’UE – réclame d’urgence un examen correct des demandes, conformément aux règles du droit international, alors que les requérants sont actuellement cantonnés dans deux zones de transit. Ils sont systématiquement placés en détention – y compris les enfants –, souvent privés de nourriture – « un traitement inhumain » – et leurs demandes font l’objet d’un refus presque systématique. « Je suis aussi profondément préoccupée par les indications répétées quant à l’usage excessif de la violence durant les déplacements forcés d’étrangers », ajoute la juriste.

Un comportement liberticide

La stigmatisation, l’intimidation et la criminalisation d’organisations non gouvernementales et de défenseurs des droits humains par le pouvoir liberticide du néo-fasciste Orban constituent un autre grief de la commissaire, ancienne représentante de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe pour la liberté des médias. En Hongrie, de récentes dispositions légales concernant les ONG, « extrêmement vagues et arbitraires » ne viseraient qu’à paralyser leurs activités et leur financement, relève Dunja Mijatovic, évoquant « un processus alarmant ».

Le rapport se penche également sur la situation des femmes dans la société hongroise. Il regrette la représentation « étonnamment faible » des femmes dans le personnel politique, où elles sont souvent cantonnées aux questions familiales. Des dispositions récemment adoptées visent, plus généralement, à les réduire au rôle de mère de plusieurs enfants, souligne la commissaire, qui déplore ce « recul, ces stéréotypes et cette instrumentalisation », renforcés en outre par le système éducatif. La commissaire a relevé également que 28 % des Hongroises de plus de 15 ans ont fait l’expérience de violences physiques ou sexuelles. Le gouvernement est invité à ratifier la Convention d’Istanbul sur la violence faites aux femmes ou à introduire l’absence de consentement dans la définition légale du viol…

Le gouvernement Orban a adressé une réponse de 18 pages à la commissaire européenne Mijatovic. Selon le quotidien du soir « Le Monde » il reconnaît que « le rapport contient plusieurs remarques pertinentes » mais que certains points « nécessitent des clarifications et des informations supplémentaires », car la Hongrie « remplit toutes ses obligations internationales concernant le maintien des droits humains des demandeurs d’asile et des réfugiés ». Jusqu’alors les dirigeants européens font la sourde oreille aux recommandations de la commissaire.

JP Delahaye

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TRUMP REMPILE

Le locataire de la Maison-Blanche veut renouveler son bail Mardi 18 juin à Orlando en Floride, il a donné officiellement le coup d’envoi de sa campagne pour l’élection de 2020.

Sous les cris d’une foule enthousiaste il a repris ses thèmes favoris de 2016 en attaquant avec violence les démocrates accusés de vouloir « détruire le rêve américain. » Fidèle à son style provocateur il a promis « un séisme dans les urnes (…), nous y sommes arrivés une fois, nous y arriverons encore. Et cette fois nous allons finir le travail. » a-t-il vociféré !

« Quatre ans de plus ! Quatre ans de plus ! », reprenaient régulièrement ses soutiens dans la salle de l’Amway Center, rythmant un discours à la tonalité nationaliste très agressive dans lequel il a de nouveau dénoncé l’immigration clandestine et promis de défendre les travailleurs américains face à la concurrence étrangère jugée déloyale.

Faisant huer tour à tour les médias « fake news », sa rivale en 2016 Hillary Clinton, Barack Obama ou encore l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, il a accusé ses adversaires politiques d’être « guidés par la haine », ciblant la vingtaine de candidats démocrates qui espèrent lui ravir la Maison-Blanche. « Voter pour un démocrate,  quel qu’il soit, en 2020, c’est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain », a-t-il martelé.

Celui qui s’est présenté en 2016 comme le candidat antisystème et anti-élites semble déterminé à conserver le ton et la posture. Un discours qu’une grande partie d’américains entend notamment les « laissés pour-compte » qui lui ont assuré la victoire. Cette base fidèle constituera l’un de ses atouts pour tenter de décrocher un second mandat en 2020.

Sur le bilan, le milliardaire américain, a mis en avant les bons chiffres de ce qu’il appelle « l’économie Trump ». Il s’ appuie une croissance élevée (3%) qui pourtant ne bénéficie qu’aux plus riches, aux  banques et grandes entreprises…

Il a aussi réitéré ses positions connues sur l’Iran et Israël, en défendant sa décision emblématique sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. « Nous avons renoué le lien d’amitié avec notre cher allié, l’Etat d’Israël », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Sur l’Iran, Trump, le va-t-en guerre, a de nouveau dénoncé l’accord « désastreux » sur le nucléaire iranien dont il a retiré les Etats-Unis en 2018, claironnant avoir « imposé les sanctions les plus dures jamais appliquées contre le premier Etat parrain du terrorisme dans le monde ».

Et comme le ridicule ne tue pas il a juré dans la foulée que sous son mandat, les Etats-Unis viendraient à bout du cancer, du sida et prépareraient la voie pour envoyer des Américains sur Mars…

En 2016, l’ex-magnat de l’immobilier a été, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d’Etats clés, propulsé à la Maison-Blanche avec, sur l’ensemble du pays, près de trois millions de voix de moins que sa rivale démocrate, la milliardaire, Hillary Clinton. Or la voie s’annonce étroite si l’on en juge par les élections de mi-mandat, qui ont montré un retour en force des démocrates dans la « Rust Belt » industrielle, où règne un fort sentiment de déclassement social. Selon certains économistes un retournement de conjoncture économique n’est pas non plus à exclure… Les primaires démocrates vont être déterminantes car l’échiquier est vaste qui va du centre droit de Joe Baiden au candidat à la Maison-Blanche et socialiste revendiqué Bernie Sanders qui n’a pas manqué de répliquer, à Trump, lui reprochant notamment de ne pas avoir évoqué les inégalités sociales. Car c’est bien sur ce registre que les élections risquent de se jouer. Les questions des salaires, de la gratuité des études, du droit des femmes, de l’écologie sont au cœur des préoccupations des américains . Cette fois il faudra s’adresser au peuple autant qu’aux élites hollywoodiennes !

JP DELAHAYE

Rappel : réunion d’information sur la persécution des Rohyngias en Birmanie – 27 avril 2019 – Paris

                              LE 27 AVRIL 2019 de 14 h à 17 h 30

                         A LA BOURSE DU TRAVAIL

                                salle Henaff

                          29 Boulevard du Temple

                                      PARIS 3è

     REUNION D’INFORMATION SUR LA PERSECUTION

                       DES ROHYNGIAS EN BIRMANIE

DROIT-SOLIDARITE EN PARTENARIAT AVEC :

L’ARAC – La Ligue des Droits de l’Homme – Le Mouvement de la Paix – le MRAP

Sous la pression du peuple, le clan Bouteflika est contraint de reculer… pour mieux sauter ? La société algérienne réclame d’autres choix

Algérie

Sous la pression du peuple le clan Bouteflika est contraint de reculer…Pour mieux sauter ? La société algérienne réclame d’autres choix.

Il renonce ! Après plusieurs semaines de manifestations inédites contre sa 5e candidature à l’élection présidentielle, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé, lundi 11 mars, qu’il renonçait à se présenter et le report du scrutin présidentiel, prévu le 18 avril. Un remaniement gouvernemental a également eu lieu. Dans un message à la Nation, le vieillard impotent, affaibli par la maladie au point de ne pouvoir quasiment plus s’exprimer, a précisé, dans sa lettre, que la présidentielle aura lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Le pouvoir a craqué sous la pression pacifique et responsable de la rue et alors que l’armée, après plusieurs jours de valse-hésitation, se tient, pour le moment, par la voix de son commandant en chef, dans une bienveillante attitude.

Résultat de plusieurs semaines de mobilisation des jeunes et des anciens, des hommes et des femmes -voilées et non voilées- unis dans les mêmes cortèges, des ouvriers, des cadres et des journalistes, des avocats, la nouvelle du recul provisoire du clan Bouteflika, s’est très vite répandue. Les rues d’Alger et des grandes villes du pays se sont remplies d’une foule hétéroclite en liesse mais également consciente du chemin qu’il reste à parcourir. D’ailleurs, à l’heure où nous écrivons ces lignes des manifestations se poursuivent. Beaucoup craignent une tentative de reprise en main du pouvoir. Les étudiants sont de nouveau dans la rue pour dénoncer une « ruse » de Bouteflika… Reculer pour mieux sauter en quelque sorte. Car l’expiration de son mandat, n’interviendra que le 28 avril 2019. « En reportant l’élection, Bouteflika prolonge son mandat le temps d’organiser sa sortie et la préservation du pouvoir de son clan » accusent les algériens.

L’opposition, quant à elle, semble toujours aussi divisée et incapable d’apporter des solutions. Si le boycott de la conférence nationale est envisagé par certains, aucune stratégie ne se dégage pour mener l’Algérie sur le chemin d’un quelconque renouveau. D’ailleurs, les principaux opposants sont tous d’anciens caciques du pouvoir, ministres ou ex qui cherchent à se recycler ! Alors attention, l’histoire récente à montrer que les printemps arabes pouvaient conduire à l’installation ou au renforcement de pouvoir religieux radicaux. Abderrazak Makri, l’actuel président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), un parti islamiste, qui se voit déjà en « Erdogan algérien », cherche à fédérer tous les courants islamistes en jouant sur la carte nationaliste…Tout un programme !!

Certes, les algériens ont déjà été échaudés par dix ans « d’années de plomb » avec le Front islamique du Salut (FIS) au pouvoir, mais l’heure est à la vigilance et après cette première victoire le plus dur commence. Les algériens doivent rester maître de leur destin

JP Delahaye

Netanyahou prêt à tout Le premier ministre israélien s’allie avec les pires extrémistes fascistes pour s’assurer la victoire aux législatives d’Avril.

Le premier ministre israélien s’allie avec les pires extrémistes fascistes pour s’assurer la victoire aux législatives d’Avril.

On le savait sans scrupules et prêt à tout pour se maintenir lui et son parti, le Likoud, au pouvoir. Là, le premier ministre israélien fait encore plus fort ! À quelques semaines des législatives qui pourraient lui ouvrir la voie à un cinquième mandat et alors qu’il risque une mise en examen par la justice de son pays, Benjamin Netanyahou fait le constat que « la partie n’est pas gagnée ». Lundi 4 mars, lors du lancement de sa campagne à Ramat Gan, près de Tel Aviv, il a alerté ses partisans, soulignant que le scrutin à venir n’était « pas dans la poche ».

En dix ans, Benjamin Netanyahou n’a jamais été en aussi mauvaise posture dans les sondages. Selon The Times of Israël, l’alliance centriste, très proche de la droite quand même, « Bleu et blanc », dirigée par l’ancien général Benny Gantz, remporterait davantage de sièges à la Knesset que le Likoud si le scrutin avait lieu aujourd’hui. Le résultat pourrait être encore pire si Netanyahou était mis en examen avant le vote. Dans ce cas, il pourrait se trouver dans l’impossibilité de former une coalition majoritaire.

Alors, pour s’assurer coûte que coûte une majorité à la Knesset, le parlement israélien, le chef de la droite, a fait un pacte avec le diable en scellant un accord avec l’extrême droite israélienne la plus radicale, considérée par les observateurs du monde entier comme néo-fascistes. La droite des disciples de Meir Kahane, décédé aujourd’hui, un rabbin de Brooklyn fondateur de la Ligue de défense juive puis du parti suprémaciste Kach en Israël qui prône entre autres précepte l’expulsion des Palestiniens, l’interdiction des relations sexuelles avec des non-juifs, la destruction de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem etc… De son vivant, le Premier ministre, Menahem Begin, fondateur de l’historique formation de droite (Likoud), voyait en lui un « fou, un homme dangereux, qui aurait pu nous conduire au désastre ».

Selon le correspondant du quotidien Libération à Tel-Aviv la presse israélienne aurait écrit à propos de l’initiative de Netanyahou :« Promesses de ministères à la clé, il a forcé la fusion du Foyer juif avec le groupuscule « kahaniste » Otzma Yehudit (Puissance juive). Objectif ? Faire l’appoint avec les voix des « judéo-fascistes » et ouvrir grand les portes du Parlement au « Ku Klux Klan juif. » Tout un programme !

Pour faire bonne mesure et donner des gages aux plus radicaux de ses potentiels électeurs, le Premier ministre en campagne s’est engagé à ne jamais évacuer les colonies juives. « Nous sommes opposés totalement à tout démantèlement de localités juives », en Cisjordanie, a-t-il déclaré. Pour mémoire, l’occupation de la Cisjordanie depuis plus de 50 ans et la colonisation sont considérées comme illégales par la communauté internationale.

Netanyahou est coutumier du fait et ce n’est pas la première fois qu’il s’exhibe avec les éléments les plus fascisants du monde politique israélien. Déjà il gouverne avec les ultras-religieux. On peut rappeler également son rôle actif au moment des accords d’Oslo. Le déferlement de violence et de haine avait alors conduit à l’assassinat d’Yitzhak Rabin. Les démocraties occidentales si promptes à accorder leur soutien au gouvernement de Tel-Aviv dirigé par un tel homme, feraient bien de regarder plus loin que le bout de leurs intérêts dans la Région. Il y a un grave danger pour l’ensemble de la société israélienne.

JP Delahaye

Le Vénézuela étranglé

Depuis 2014, les mesures de rétorsion décidées par l’administration Obama et l’Union Européenne ont handicapé l’économie vénézuélienne, qui, dans le même temps, a vu ses deniers fondre avec la chute des cours des hydrocarbures, alors que le pays dépend à 96 % des revenus pétroliers. A la suite de l’auto-proclamation de Juan Guaido, Washington a gelé 7 milliards de dollars de la compagnie pétrolière PDVSA, via sa filière états-unienne Citgo. La Banque d’Angleterre retient 1,2 milliard de dollars en or dans ses coffres, propriété de l’Etat vénézuélien. Quant à Euroclear, une société internationale de dépôt et de livraison pour les obligations, actions et fonds d’investissement, dont le siège est à Bruxelles, elle bloque pas moins de 1,7 milliard de dollars pourtant destinés à l’achat d’aliments et de médicaments par Caracas. « Nous faisons un appel à nos alliés et partenaires pour qu’ils s’unissent aux Etats-Unis afin de reconnaître Guaido et empêcher que Maduro puisse accéder à des fonds », insiste Steven Mnuchin, le secrétaire d’Etat au Trésor, dans une déclaration explicite sur la stratégie de la Maison Blanche. JP Delahaye

Tuerie de Pittsburgh: des responsables juifs accusent Trump APRES LES NOIRS, LES JUIFS….(Jean-Pierre Delahaye)

Onze personnes, quasiment toutes âgées de plus de 60 ans, ont été assassinées froidement, samedi 27 octobre, par un antisémite de 46 ans qui a semé la terreur à l’intérieur de la synagogue « Tree of Life » de Pittsburgh, au cœur du quartier de Squirrel Hill. Le tueur, arrêté et identifié par les autorités comme étant Robert Bowers, a déclaré plus tard qu’il voulait « que tous les juifs meurent ».  Pire attaque antisémite de l’histoire des États-Unis, cette tuerie a suscité un chagrin immense et secoué la communauté juive américaine, la plus importante dans le monde derrière celle d’Israël. Au-delà de l’écœurement engendré par cet acte de barbarie nazi, des responsables de la communauté juive se sont interrogés, et c’est nouveau, sur la responsabilité du locataire de la Maison-Blanche dans le climat de haine qui règne et se développe aux Etats-Unis depuis son arrivée.

Un groupe de représentants juifs de Pittsburgh a accusé Donald Trump, dans une lettre ouverte, d’avoir « enhardi » la mouvance suprémaciste blanche et d’avoir une part de responsabilité dans l’attaque meurtrière.

« Ces trois dernières années, vos paroles et vos politiques ont enhardi un mouvement nationaliste blanc qui grandit de plus en plus. Vous avez vous-même qualifié le meurtrier de maléfique, mais la violence survenue hier est (le résultat) direct de votre influence », jugent les responsables religieux dans leur missive. Ils appellent Donald Trump à « dénoncer sans réserve le nationalisme blanc , à cesser de cibler et de mettre en danger toutes les minorités , à  cesser de s’en prendre aux migrants et aux réfugiés  et à s’engager dans des politiques démocratiques qui  reconnaissent la dignité de tous ».

Les théories conspirationnistes, accusant notamment les juifs de dominer le gouvernement et le monde de la finance, sont monnaie courante au sein du mouvement de l’alt-right, l’extrême droite américaine. Soutien du président Donald Trump, cette mouvance a gagné en influence ces dernières années, notamment par le biais de l’ancien stratège de Trump, Steve Bannon accueilli récemment à bras ouvert par Marine Le Pen…

JP Delahaye