Rappel : réunion d’information sur la persécution des Rohyngias en Birmanie – 27 avril 2019 – Paris

                              LE 27 AVRIL 2019 de 14 h à 17 h 30

                         A LA BOURSE DU TRAVAIL

                                salle Henaff

                          29 Boulevard du Temple

                                      PARIS 3è

     REUNION D’INFORMATION SUR LA PERSECUTION

                       DES ROHYNGIAS EN BIRMANIE

DROIT-SOLIDARITE EN PARTENARIAT AVEC :

L’ARAC – La Ligue des Droits de l’Homme – Le Mouvement de la Paix – le MRAP

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Sous la pression du peuple, le clan Bouteflika est contraint de reculer… pour mieux sauter ? La société algérienne réclame d’autres choix

Algérie

Sous la pression du peuple le clan Bouteflika est contraint de reculer…Pour mieux sauter ? La société algérienne réclame d’autres choix.

Il renonce ! Après plusieurs semaines de manifestations inédites contre sa 5e candidature à l’élection présidentielle, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé, lundi 11 mars, qu’il renonçait à se présenter et le report du scrutin présidentiel, prévu le 18 avril. Un remaniement gouvernemental a également eu lieu. Dans un message à la Nation, le vieillard impotent, affaibli par la maladie au point de ne pouvoir quasiment plus s’exprimer, a précisé, dans sa lettre, que la présidentielle aura lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Le pouvoir a craqué sous la pression pacifique et responsable de la rue et alors que l’armée, après plusieurs jours de valse-hésitation, se tient, pour le moment, par la voix de son commandant en chef, dans une bienveillante attitude.

Résultat de plusieurs semaines de mobilisation des jeunes et des anciens, des hommes et des femmes -voilées et non voilées- unis dans les mêmes cortèges, des ouvriers, des cadres et des journalistes, des avocats, la nouvelle du recul provisoire du clan Bouteflika, s’est très vite répandue. Les rues d’Alger et des grandes villes du pays se sont remplies d’une foule hétéroclite en liesse mais également consciente du chemin qu’il reste à parcourir. D’ailleurs, à l’heure où nous écrivons ces lignes des manifestations se poursuivent. Beaucoup craignent une tentative de reprise en main du pouvoir. Les étudiants sont de nouveau dans la rue pour dénoncer une « ruse » de Bouteflika… Reculer pour mieux sauter en quelque sorte. Car l’expiration de son mandat, n’interviendra que le 28 avril 2019. « En reportant l’élection, Bouteflika prolonge son mandat le temps d’organiser sa sortie et la préservation du pouvoir de son clan » accusent les algériens.

L’opposition, quant à elle, semble toujours aussi divisée et incapable d’apporter des solutions. Si le boycott de la conférence nationale est envisagé par certains, aucune stratégie ne se dégage pour mener l’Algérie sur le chemin d’un quelconque renouveau. D’ailleurs, les principaux opposants sont tous d’anciens caciques du pouvoir, ministres ou ex qui cherchent à se recycler ! Alors attention, l’histoire récente à montrer que les printemps arabes pouvaient conduire à l’installation ou au renforcement de pouvoir religieux radicaux. Abderrazak Makri, l’actuel président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), un parti islamiste, qui se voit déjà en « Erdogan algérien », cherche à fédérer tous les courants islamistes en jouant sur la carte nationaliste…Tout un programme !!

Certes, les algériens ont déjà été échaudés par dix ans « d’années de plomb » avec le Front islamique du Salut (FIS) au pouvoir, mais l’heure est à la vigilance et après cette première victoire le plus dur commence. Les algériens doivent rester maître de leur destin

JP Delahaye

Netanyahou prêt à tout Le premier ministre israélien s’allie avec les pires extrémistes fascistes pour s’assurer la victoire aux législatives d’Avril.

Le premier ministre israélien s’allie avec les pires extrémistes fascistes pour s’assurer la victoire aux législatives d’Avril.

On le savait sans scrupules et prêt à tout pour se maintenir lui et son parti, le Likoud, au pouvoir. Là, le premier ministre israélien fait encore plus fort ! À quelques semaines des législatives qui pourraient lui ouvrir la voie à un cinquième mandat et alors qu’il risque une mise en examen par la justice de son pays, Benjamin Netanyahou fait le constat que « la partie n’est pas gagnée ». Lundi 4 mars, lors du lancement de sa campagne à Ramat Gan, près de Tel Aviv, il a alerté ses partisans, soulignant que le scrutin à venir n’était « pas dans la poche ».

En dix ans, Benjamin Netanyahou n’a jamais été en aussi mauvaise posture dans les sondages. Selon The Times of Israël, l’alliance centriste, très proche de la droite quand même, « Bleu et blanc », dirigée par l’ancien général Benny Gantz, remporterait davantage de sièges à la Knesset que le Likoud si le scrutin avait lieu aujourd’hui. Le résultat pourrait être encore pire si Netanyahou était mis en examen avant le vote. Dans ce cas, il pourrait se trouver dans l’impossibilité de former une coalition majoritaire.

Alors, pour s’assurer coûte que coûte une majorité à la Knesset, le parlement israélien, le chef de la droite, a fait un pacte avec le diable en scellant un accord avec l’extrême droite israélienne la plus radicale, considérée par les observateurs du monde entier comme néo-fascistes. La droite des disciples de Meir Kahane, décédé aujourd’hui, un rabbin de Brooklyn fondateur de la Ligue de défense juive puis du parti suprémaciste Kach en Israël qui prône entre autres précepte l’expulsion des Palestiniens, l’interdiction des relations sexuelles avec des non-juifs, la destruction de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem etc… De son vivant, le Premier ministre, Menahem Begin, fondateur de l’historique formation de droite (Likoud), voyait en lui un « fou, un homme dangereux, qui aurait pu nous conduire au désastre ».

Selon le correspondant du quotidien Libération à Tel-Aviv la presse israélienne aurait écrit à propos de l’initiative de Netanyahou :« Promesses de ministères à la clé, il a forcé la fusion du Foyer juif avec le groupuscule « kahaniste » Otzma Yehudit (Puissance juive). Objectif ? Faire l’appoint avec les voix des « judéo-fascistes » et ouvrir grand les portes du Parlement au « Ku Klux Klan juif. » Tout un programme !

Pour faire bonne mesure et donner des gages aux plus radicaux de ses potentiels électeurs, le Premier ministre en campagne s’est engagé à ne jamais évacuer les colonies juives. « Nous sommes opposés totalement à tout démantèlement de localités juives », en Cisjordanie, a-t-il déclaré. Pour mémoire, l’occupation de la Cisjordanie depuis plus de 50 ans et la colonisation sont considérées comme illégales par la communauté internationale.

Netanyahou est coutumier du fait et ce n’est pas la première fois qu’il s’exhibe avec les éléments les plus fascisants du monde politique israélien. Déjà il gouverne avec les ultras-religieux. On peut rappeler également son rôle actif au moment des accords d’Oslo. Le déferlement de violence et de haine avait alors conduit à l’assassinat d’Yitzhak Rabin. Les démocraties occidentales si promptes à accorder leur soutien au gouvernement de Tel-Aviv dirigé par un tel homme, feraient bien de regarder plus loin que le bout de leurs intérêts dans la Région. Il y a un grave danger pour l’ensemble de la société israélienne.

JP Delahaye

Le Vénézuela étranglé

Depuis 2014, les mesures de rétorsion décidées par l’administration Obama et l’Union Européenne ont handicapé l’économie vénézuélienne, qui, dans le même temps, a vu ses deniers fondre avec la chute des cours des hydrocarbures, alors que le pays dépend à 96 % des revenus pétroliers. A la suite de l’auto-proclamation de Juan Guaido, Washington a gelé 7 milliards de dollars de la compagnie pétrolière PDVSA, via sa filière états-unienne Citgo. La Banque d’Angleterre retient 1,2 milliard de dollars en or dans ses coffres, propriété de l’Etat vénézuélien. Quant à Euroclear, une société internationale de dépôt et de livraison pour les obligations, actions et fonds d’investissement, dont le siège est à Bruxelles, elle bloque pas moins de 1,7 milliard de dollars pourtant destinés à l’achat d’aliments et de médicaments par Caracas. « Nous faisons un appel à nos alliés et partenaires pour qu’ils s’unissent aux Etats-Unis afin de reconnaître Guaido et empêcher que Maduro puisse accéder à des fonds », insiste Steven Mnuchin, le secrétaire d’Etat au Trésor, dans une déclaration explicite sur la stratégie de la Maison Blanche. JP Delahaye

Tuerie de Pittsburgh: des responsables juifs accusent Trump APRES LES NOIRS, LES JUIFS….(Jean-Pierre Delahaye)

Onze personnes, quasiment toutes âgées de plus de 60 ans, ont été assassinées froidement, samedi 27 octobre, par un antisémite de 46 ans qui a semé la terreur à l’intérieur de la synagogue « Tree of Life » de Pittsburgh, au cœur du quartier de Squirrel Hill. Le tueur, arrêté et identifié par les autorités comme étant Robert Bowers, a déclaré plus tard qu’il voulait « que tous les juifs meurent ».  Pire attaque antisémite de l’histoire des États-Unis, cette tuerie a suscité un chagrin immense et secoué la communauté juive américaine, la plus importante dans le monde derrière celle d’Israël. Au-delà de l’écœurement engendré par cet acte de barbarie nazi, des responsables de la communauté juive se sont interrogés, et c’est nouveau, sur la responsabilité du locataire de la Maison-Blanche dans le climat de haine qui règne et se développe aux Etats-Unis depuis son arrivée.

Un groupe de représentants juifs de Pittsburgh a accusé Donald Trump, dans une lettre ouverte, d’avoir « enhardi » la mouvance suprémaciste blanche et d’avoir une part de responsabilité dans l’attaque meurtrière.

« Ces trois dernières années, vos paroles et vos politiques ont enhardi un mouvement nationaliste blanc qui grandit de plus en plus. Vous avez vous-même qualifié le meurtrier de maléfique, mais la violence survenue hier est (le résultat) direct de votre influence », jugent les responsables religieux dans leur missive. Ils appellent Donald Trump à « dénoncer sans réserve le nationalisme blanc , à cesser de cibler et de mettre en danger toutes les minorités , à  cesser de s’en prendre aux migrants et aux réfugiés  et à s’engager dans des politiques démocratiques qui  reconnaissent la dignité de tous ».

Les théories conspirationnistes, accusant notamment les juifs de dominer le gouvernement et le monde de la finance, sont monnaie courante au sein du mouvement de l’alt-right, l’extrême droite américaine. Soutien du président Donald Trump, cette mouvance a gagné en influence ces dernières années, notamment par le biais de l’ancien stratège de Trump, Steve Bannon accueilli récemment à bras ouvert par Marine Le Pen…

JP Delahaye