Respecter la souveraineté du Vénézuela et le droit international – déclaration de l’ARAC

Publicités

LA PAIX EST UN COMBAT PERMANENT

Par patrick staat

Le refus de réaffirmer les principes fondamentaux de la souveraineté des peuples, principes érigés en 1945 avec la charte des Nations unies, finit toujours par être rattrapé de façon dramatique par l’histoire.

Que ce soit en 1914-1918, en 1939-1945, chaque fois les causes du déclenchement des guerres sont les mêmes, la volonté impérialiste de s’approprier des territoires, des richesses d’autres nations. Aujourd’hui encore, les conflits qui se multiplient reposent sur cette volonté d’appropriation ou d’extension d’une zone d’influence par l’impérialisme, comme c’est le cas pour les États-Unis en Amérique du Sud, la France, l’Angleterre et les états-Unis au Proche et au Moyen-Orient, la Chine en Afrique, etc. Ils ont ce besoin, face à la crise économique mondiale, de se réorganiser, de réorganiser le monde, de se redistribuer les territoires, les richesses de la planète.

La relance de la course aux armements
Cette démarche est lourde de risques pour la paix, la souveraineté des peuples. Cette réorganisation du monde impérialiste conduit en effet à la relance de la course aux armements. Les états-Unis créent une armée de l’espace et font exploser leur budget militaire ; l’OTAN organise d’immenses manœuvres au nord de l’Europe sur la frontière russe ; la France augmente son budget militaire de presque 300 milliards d’euros de crédits cumulés sur sept ans et veut de plus partager la force de dissuasion nucléaire avec l’Allemagne. Emmanuel Macron veut construire une armée européenne, prétendant faire face à la Chine, à la Russie, aux états-Unis et accepter que l’Allemagne se réarme. Or l’histoire nous rappelle que les deux fois où l’Allemagne s’est remilitarisée cela a conduit à une guerre mondiale. Dans ce même mouvement, avec le soutien du président français, Angela Merkel fait voter un budget supplémentaire garantissant 43 milliards d’euros par an sur dix ans pour la Bundeswehr et veut ainsi faire de l’armée allemande une force offensive. Et l’Allemagne pousse encore plus loin, elle réclame aujourd’hui le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU.

« Nous devons œuvrer pourun désarmement universel, faire en sorte que le gouvernement français comme toutes les grandes puissances nucléaires signent le traité du 7 juillet 2017. »

Faisons respecter la charte de l’ONU
La situation est sérieuse, la nouvelle crise du capitalisme mondial qui se profile, si elle se résout par la guerre, peut détruire la planète. Alors oui, notre responsabilité est grande. Alors oui, le combat pour la paix est décisif pour l’avenir des générations futures. Malheureusement, l’histoire, si elle ne se répète pas à l’identique, peut produire sans la vigilance de tous les mêmes conséquences. Nous devons œuvrer pour un désarmement universel, faire en sorte que le gouvernement français comme toutes les grandes puissances nucléaires signent le traité du 7 juillet 2017. Nous devons respecter la charte de l’ONU, « l’égalité des nations grandes et petites », respecter leur souveraineté et rétablir le fonctionnement de l’ONU. C’est pour cela que l’esprit de la charte est important. Elle correspond à un engagement commun des peuples et des nations du monde à travers des règles de fonctionnement, de coopérations garantissant la collaboration et l’intérêt mutuel, garantissant la paix.
Certes, il faut du courage politique. Il ne faut pas se renier dans le débat d’aujourd’hui. C’est pour cela que nous devons œuvrer, avec tous ceux qui en sont conscients, à donner toute sa place à la charte en tant que droit et moyen d’œuvrer à la bonne marche du monde. Rappeler ces principes, c’est œuvrer à la conscience, à l’intelligence collective. C’est travailler à l’avenir de l’humanité.

Patrick Staat est secrétaire général de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC).

Cause commune n°9 • janvier/février 2019

VENEZUELA : dangereuses ingérences – un article de Jean-Pierre DELAHAYE

Venezuela : dangereuse ingérences

La France s’aligne derrière Washington. Trump prêt au coup d’état militaire.

La France a reconnu, lundi 4 février, Juan Guaido comme « président en charge » du Venezuela, a déclaré Emmanuel Macron sur Twitter. Ce message a confirmé celui du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui avait assuré plus tôt dans la matinée que le président du parlement vénézuélien « a la légitimité pour organiser des élections » présidentielles. Ces déclarations interviennent alors que Nicolas Maduro a rejeté un l’ultimatum européen lui demandant d’abandonner le pouvoir. La semaine dernière, emboitant le pas au locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, la France, l’Espagne et le Royaume-Uni, avaient donné huit jours à Nicolas Maduro pour convoquer une nouvelle élection présidentielle, faute de quoi ils reconnaîtraient son rival, Juan Guaido, comme président (auto-proclamé) par intérim.

Un tel acte représente une véritable ingérence dans la vie politique d’une nation. Rappelons que Nicolas Maduro, même très contesté, a été réélu le 20 mai 2018 lors d’une élection boycottée par une partie des formations de l’opposition, sur demande des Etats-Unis. Il a obtenu 68% des voix, 30,45% des inscrits soit bien plus que de nombreux chefs de gouvernements européens et mondiaux !!!

Dans un entretien avec la chaîne de télévision espagnole La Sexta, Nicolas Maduro a déclaré qu’il ne ferait pas preuve de « lâcheté face aux pressions » de ceux qui réclament son départ. « Pourquoi faut-il que l’Union européenne dise à un pays du monde qui a déjà organisé des élections qu’il doit refaire son élection présidentielle, parce que ce ne sont pas ses alliés de droite qui l’ont gagnée ? », s’est-il interrogé. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères a récusé les accusations d’ingérence, formulées notamment par la Russie et la Chine qui soutiennent le président élu du Venezuela. Le Mexique et Cuba ont également maintenu leur soutien à Nicolas Maduro.

Trump prêt à intervenir militairement

« Ce n’est pas de l’ingérence, à partir du moment où il y a une crise dans un pays, qu’il y a un appel du président Guaido à le soutenir pour rétablir la démocratie », a déclaré le chef de la diplomatie française.

Alors, comment qualifié de tels agissements quand tout est fait, sous l’impulsion de Washington, pour aggraver la situation économique du pays, notamment par des sanctions financières sur le pétrole vénézuélien ? Tout est fait pour organiser la pénurie, la misère et pousser à la révolte. Tout est fait pour pousser à l’explosion qui pourrait conduire à une action étrangère armée. Les Etats-Unis y sont prêts et ne cesse de répéter que « toutes les options, y compris militaire, sont sur la table ». Trump lui-même a déclaré sur CBS qu’une intervention militaire « était certainement une option ».

Tout porte à croire au retour de « la doctrine Monroe », faisant de l’Amérique Latine une arrière-cour des Etats-Unis. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale, a d’ailleurs, averti le 27 janvier que « toute violence et intimidation » au Venezuela contre l’opposition au régime de Nicolas Maduro et au personnel diplomatique américain sur place entraînerait une « réponse significative ». Washington a même nommé, Elliott Abrams, « envoyé spécial » pour le Venezuela. Un revenant et un connaisseur des opérations tordues, jeune diplomate sous l’administration de Ronald Reagan, il avait alors organisé le financement des rebelles « contras » au Nicaragua sans l’approbation du Congrès américain. Il avait menti deux fois sur son rôle avant d’être gracié en 1991 par Georges Bush. Tout un programme !

Tous les éléments sont en place pour un scénario catastrophe pour le peuple vénézuélien et le continent latino-américain. L’heure n’est pas a soufflé sur les braises comme le font Macron et l’UE. L’urgence est à la négociation pas à la confrontation.

JP Delahaye

DECES DE MADAME JOSETTE AUDIN

La direction nationale de l’ARAC a appris le décès de Josette Audin, avec une grande émotion et une grande tristesse.

L’ARAC adresse ses plus vives et affectueuses condoléances à son fils Pierre et à toute la famille.

L’ARAC s’incline avec respect devant la mémoire d’une sœur, dans le combat commun, anticolonialiste, antifasciste, dans le combat permanent qu’elle a mené pour le devoir de vérité et de justice, pour la totale reconnaissance officielle des crimes d’Etat, dont son mari, notre camarade Maurice Audin, fut l’objet.

L’ARAC poursuivra, aux côtés d’autres – plus que jamais – l’approfondissement du travail de mémoire, du travail de vérité, indispensable au devoir d’histoire et propice à une meilleure compréhension mutuelle et une meilleure coopération entre les peuples de France et d’Algérie.

Pour un nouveau programme du CNR (Conseil National de la Résistance) RASSEMBLEMENT, ACTION, RESISTANCE

Pour ouvrir la déclaration :

Pour un nouveau programme du CNR (Conseil National de la Résistance)

RASSEMBLEMENT, ACTION, RESISTANCE

Que cache les mots du Président de la République, alors qu’il réaffirme : « nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises […] afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. ».

Mais les faits sont les faits et ils sont têtus : suppression de l’I.S.F. (5 milliards d’euros), le C.I.C.E. et les baisses de charges (40 milliards), dividendes versés aux actionnaires (57 milliards) sans pour autant créer les emplois annoncés à grand renfort de communication par le gouvernement.

Au total, 100 milliards donnés aux plus riches et aux grandes entreprises sans contrepartie auxquels il faut ajouter les 100 milliards d’évasion et de fraude fiscale. Au total 200 milliards pour 1 % de la population.

Dans sa lettre, le Président de la République montre qu’il ne traitera que les sujets que lui-même choisit. Il liste 35 questions, une manière peut soucieuse d’être à l’écoute des Français.

Rester sur ces seules questions, c’est accepter le diktat de la commission européenne. Il est temps que la France retrouve toute sa souveraineté pour répondre aux besoins de son peuple.

La consultation nationale n’en a que le nom car passer par les Maires sans répondre aux questions du peuple, sans vouloir répondre aux justes revendications de ceux qui souffrent, c’est vouloir faire porter aux élus de proximité la responsabilité des non-réponses du gouvernement.

C’est cette politique profondément injuste et inhumaine qui nourrit la colère, le désespoir et le chaos dans le pays. Ne plus vivre de son salaire, craindre pour son avenir, pour celui de ses enfants, quand une minorité de privilégiés s’accapare l’essentiel des fruits du travail collectif est devenu intolérable pour la majorité de nos concitoyen.ne.s

Sous cette forme, le Président oppose une fin de non-recevoir aux demandes de justice sociale et fiscale. Le pouvoir d’achat n’est même pas présent dans sa lettre. Aucune remise en cause de sa politique ultralibérale n’est à l’ordre du jour. C’est pourtant d’un projet politique cohérent et porteur de mieux vivre dont les Français ont besoin.

Pour sortir de l’impasse dans laquelle la politique du gouvernement a mené le pays, il faut des mesures simples : l’augmentation du SMIC, des salaires, des pensions, retraites et prestations sociales, le déploiement des services publics pour réduire la fracture sociale et territoriale…

Pour cela, il suffit de rétablir l’ISF, de taxer les transactions financières, de mettre fin au CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi), et lutter contre l’évasion et la fraude fiscale.

Nous faisons appel à l’intelligence de chacun.e, à l’intelligence des Français pour prendre les initiatives nécessaires engageant la discussion sur tous les sujets afin que la devise de la République, « Liberté, Egalité, Fraternité » retrouve en France toutes ses lettres de noblesse.

De tous temps, notre pays, celui des droits de l’Homme et du Citoyen, celui de la lutte contre l’occupant, de la création et de la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance qui a su par le rassemblement et l’action, faire triompher la république sociale l’ADN de la Nation.

La France est riche, elle a les moyens de répondre aux exigences portées par les citoyens.

D’autres choix sont possibles, ensemble faisons les vivre. L’ARAC vous invite à utiliser chaque espace, chaque possibilité pour faire entendre votre voix.

Villejuif, le 16 janvier 2019