19 Mars 2020 58 ans après la fin de la guerre d’Algérie : toujours le devoir d’histoire, le travail de mémoire pour la vérité

19 Mars 2020

58 ans après la fin de la guerre d’Algérie : toujours le devoir d’histoire, le travail de mémoire pour la vérité

Ce 19 mars 2020, il y aura 58 ans, à midi, que les représentants du gouvernement français et ceux du gouvernement provisoire de la République algérienne signaient l’accord de cessez-le-feu de la guerre d’Algérie. C’était le 19 mars 1962.

Cette date, reconnue désormais depuis 2012 comme « Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » rappelle désormais, chaque année, publiquement, la volonté historique du peuple français ratifiant, le 8 avril 1962, par référendum à 91 % des voix, les Accords d’Evian et le cessez-le-feu.

L’Algérie accédait enfin à l’indépendance après une guerre longue de huit ans. Elle devenait enfin la République algérienne libre et souveraine. Elle conquérait ce droit inaliénable, ce droit de pouvoir disposer pour un peuple, de lui-même.

Aujourd’hui, le 19 mars est le bien imprescriptible de l’ensemble des Françaises et Français, jeunes et anciens, quelle que soit leur origine.

Mais à la mémoire dans sa diversité, doit s’ajouter la volonté de combattre plus que jamais, ceux qui par leurs tentatives d’effacement de l’Histoire entretiennent les séquelles qui empoisonnent encore notre présent (racisme, haine, violence, xénophobie, réhabilitation des criminels de l’ex-OAS, etc.)

L’amitié entre les peuples de France et d’Algérie « pour vivre, pour se développer », doit s’appuyer sur un socle et ce socle c’est la vérité. Cette vérité, nous la devons à tous ceux qui par leur histoire douloureuse, blessés, veulent ouvrir une nouvelle page… La vérité n’abîme pas, elle répare, la vérité ne divise pas, elle rassemble. Le devoir d’histoire, même quand c’est tragique, même quand il est douloureux pour nos deux pays, doit être accompli. C’est œuvrer pour l’avenir ».

L’ARAC estime que 58 ans après, chaque peuple doit assumer son passé. Un traité d’amitié et de paix, doit venir régulariser les rapports de coopération entre nos deux pays. L’ARAC pense que cet acte majeur servirait de socle à une nouvelle politique de solidarité et de développement entre la France et l’Algérie ainsi que les peuples du Maghreb. Politiques de respect des souverainetés, d’essor économique et culturel, seule capable de combattre la misère et son terreau, racines des terrorismes et des violences qui ensanglantent le monde.

La mémoire de toutes les victimes (d’avant 19 mars et après) s’inspire fortement de notre engagement à l’ARAC, contre la guerre, pour la Paix, pour l’amitié et la solidarité entre tous les peuples, seule voie capable de construire l’avenir auquel aspirent toutes les femmes et tous les hommes conscients de leur fraternité.

Villejuif, le 18 février 2020

2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex — Tél. 01 42 11 11 11 —  arac.nationale@orange.fr

LA PAIX EST ENTRE NOS MAINS, FAISONS RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL

L’ARAC n’accepte pas l’attaque et l’assassinat par Trump et l’armée américaine d’un dirigeant iranien sur son territoire.

L’ARAC n’accepte pas l’intervention de la Turquie et l’envoi de soldats en Libye.

L’ARAC n’accepte pas l’envoi de soldats allemands, américains, français, dans cette partie du monde pour peser sur la souveraineté de ces pays, et ainsi laisser place aux intégristes de tout poil, pour le plus grand malheur des populations.

Nous ne pouvons laisser l’armée israélienne continuer à étouffer le peuple palestinien.

Un affrontement militaire entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait rapidement dégénérer en une guerre mondiale entraînant les puissances nucléaires.

Il est de l’honneur de la France de faire sienne le préambule de la charte des Nations unies «résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui, par deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances  ».

Cette charte de 1945, ratifiée par la France, met la guerre hors la loi, interdisant l’usage et la menace de la force dans les relations internationales.

Elle s’appuie pour cela sur la reconnaissance de la souveraineté des peuples et des nations pour solutionner les problèmes et garantir la paix.

Il serait de l’honneur de la France de quitter l’OTAN et de demander sa dissolution.

Il est donc urgent, indispensable, responsable de condamner les états qui utilisent la force pour imposer leurs visions du monde aux dépens de la souveraineté des nations.

La planète est assise sur une poudrière, nous devons nous rassembler et faire entendre la voix de tous ceux qui sont épris de justice, de respect des peuples, d’égalité, de paix.

Voilà pourquoi, l’ARAC appelle à condamner tout acte de guerre, car c’est de l’avenir de la planète qu’il s’agit, de l’avenir de nos enfants et des générations futures.

La paix est entre nos mains, à nous de faire respecter le droit.

Villejuif, le 7 janvier 2020

ENSEMBLE POUR DEFENDRE LES RETRAITES

Au 35e jour de grève, le gouvernement reste sourd à la volonté majoritaire des Français de maintenir le système de retraite solidaire par répartition.

En cela le 1er ministre fait suite aux vœux du Président de la République dans leur volonté commune de casser le système social français, issu du Conseil National de la Résistance, pour instaurer une société inégalitaire.

Un choix visant à favoriser, comme le préconisent les directives européennes, les ultras riches en France comme à l’échelle de l’Europe. Les richesses créées par les salairiés seront confisquées au profit du capital. Ces directives, en place depuis 2012, ont connu une accélération en 2017 et la loi pacte promulguée en avril 2019, n’est que la 1ère étape de l’attaque.

Il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il existe un fonds de réserve doté de plus de 30 milliards, les systèmes de retraites complémentaire ont eux aussi des fonds de réserves (116 milliards). Au bas mot, on arrive à 150 milliards de réserves, auxquelles peuvent, si nécessaire se rajouter le CICE, la suppression des exonérations fiscales et sociales pour les grandes entreprises et l’Etat, les profits du CAC 40 (+ 28 %) en 2019, etc.

Voilà pourquoi l’ARAC, appelle chacune et chacun à continuer à exprimer son refus de la réforme des retraites par point, en se retrouvant massivement dans les multiples rassemblements en France dès le 9 janvier.

Il faut préserver les valeurs républicaines de notre pays, il y va de l’avenir de la France, de sa souveraineté et de la paix.

Nous invitons les comités, les militants de l’ARAC à s’y rendre avec banderoles, drapeaux, mots d’ordre.

Faisons ensemble, entendre la voix de la raison et de la justice sociale.

Villejuif, le 7 janvier 2020

LE 17 DECEMBRE, TOUS ENSEMBLE, POUR UNE JOURNEE DE LUTTE

LE 17 DECEMBRE, TOUS ENSEMBLE,

POUR UNE JOURNEE DE LUTTE

Le Premier Ministre vient d’annoncer le contenu du projet de réforme des retraites. Le gouvernement a décidé de rester sourd à la colère exprimée par les millions de salariés.es, retraités.es, jeunes, privés.es d’emploi.

Toutes les classes d’âge et toutes les professions du public et du privé sont concernées par les mesures annoncées.

Le projet du gouvernement sur les retraites ne vise qu’à réduire leur montant pour respecter les directives européennes. C’est la conception même de la République sociale française qui est remise en cause par la Commission Européenne, portant ainsi atteinte à notre souveraineté nationale.

Le 9 décembre, le commissaire européen, Thierry Breton (le représentant de Macron) a expliqué que Bruxelles jugeait nécessaire la réforme des retraites.

La loi PACTE, adoptée en avril et promulguée en juin, est bien le premier étage de la fusée visant à mettre à terre le système par répartition existant. Cette réforme des retraites, pour les financiers, est l’occasion de mettre en œuvre un système par capitalisation

Mais, il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il existe un fonds de réserve doté de plus de 30 milliards, les systèmes de retraites complémentaires ont eux aussi des fonds de réserves (116 milliards). Au bas mot, on arrive à 150 milliards de réserves.

Les 500 plus grandes fortunes de France ont gagné 20 % de plus en deux ans. Pourquoi ne pas les taxer un peu plus ?

Les 1 % les plus riches cotisent proportionnellement moins sur l’ensemble de leurs revenus alors qu’ils profitent plus longtemps du système de retraite. En effet, il faut rappeler qu’il existe un écart de 13 ans entre l’espérance de vie des plus riches et des plus pauvres, selon l’INSEE.

L’ARAC appelle chacune et chacun à exprimer, à partir du 17 décembre, avec détermination son mécontentement, ses exigences, sa colère en participant aux manifestations et rassemblements partout en France.

L’ARAC souhaite que ses sections locales et comités départementaux deviennent, aux côtés des organisations et des syndicats, co-organisateurs des rassemblements et manifestations à venir.

Villejuif, 12 décembre 2019