Venezuela : le rendez-vous d’Oslo pour sortir de la crise ?

Fin de la rencontre entre les représentants du gouvernement vénézuélien et de l’opposition dans la capitale norvégienne. À peine les débats ouverts, Trump s’invitait en exigeant le départ de Maduro.

La Norvège tente de jouer une nouvelle fois le rôle de « facilitateur » dans un conflit. On se souvient des ac­cords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens, il y a 26 ans, dont on peut mesurer actuel­lement la non-application avec les retombées dramatiques à Gaza et en Cisjordanie. On se souvient aussi, plus près de nous en 2016, des accords pas­sés entre le gouvernement co­lombien et les forces armées révolutionnaires (Farc) qui se traduisent chaque jour par les assassinats d’anciens guérille­ros ou leur maintien en prison. La Norvège déploie certaine­ment beaucoup d’efforts en ma­tière de « facilitation » mais pour l’instant le bilan ne va pas dans le sens de la paix : Israël martyrise le peuple palestinien comme jamais et le gouverne­ment fascisant colombien s’attaque férocement à son oppo­sition. Qu’en sera-t-il avec le Venezuela ?

À peine les discussions dé­marrées à Oslo entre représen­tants du gouvernement véné­zuélien et opposition *, depuis Washington, le porte-parole du Département d’État US décla­rait : « Nous prenons acte des discussions en Norvège. Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, les États-Unis estiment que la seule chose à négocier avec Nicolas Maduro est les condi­tions de son départ. »

Les maîtres yankees, croyant dur comme fer l’heure de la re­vanche venue au Venezuela et ailleurs sur le continent sud-américain, ne se prennent pas pour de l’eau de bidet. Ils re­vendiquent le droit de faire et de défaire. Leur homme de paille à Caracas, Guaido, n’a qu’à bien se tenir.

Washington recycle rarement ses valets

Ce Guaido commence sé­rieusement à irriter du côté de Washington et une partie de l’opposition considère « qu’aveuglé par les projecteurs, il est devenu imbu de lui-même jusqu’à la plus fastidieuse ar­rogance ». Guaido risque de fi­nir comme un citron pressé dans une poubelle s’il ne ré­pond plus à la demande. L’impérialisme nord-américain ne s’embarrasse pas d’alliés inutiles et ne recycle que très ra­rement ses valets.

Les « discussions » d’Oslo sur le Venezuela ne sont pas une première. D’autres ont eu lieu notamment en janvier 2018 à Saint-Domingue avec la média­tion de l’ancien chef du gou­vernement espagnol, José Luis Zapatero. Elles semblaient abou­tir lorsqu’un coup de fil venu de Washington coupa court à la rencontre. Zapatero n’en re­vient toujours pas et raconte : « Alors que nous étions sur le point de signer un accord, tout à coup le chef de la délégation de l’opposition s’excusa pour répondre à un appel téléphoni­que. Il ne revint pas. »

Les discussions dont on ne connaît pas le détail ont pris fin à Oslo dans la nuit de mer­credi à jeudi (29/30 mai) sans accord mais « la médiation continue », af­firme le ministre norvégien des Affaires étrangères, Erisen Sreide. Il précise que « les deux parties ont démontré leur volon­té d’avancer dans la recherche d’une solution négociée et cons­titutionnelle » en demandant « qu’elles restent discrètes dans leurs commentaires ».

José Fort (la Marseillaise 31 Mai 2019)

* Les délégations en présence. Pour le gouvernement : les ministres des Affaires étrangères Jorge Arreaza, des communications, Jorge Rodriguez, le gouverneur de l’État de Miranda, Hector Rodriguez. Pour l’opposition : l’adjoint du putschiste Guaido, Stalin (ça ne s’invente pas) Gonzalez, l’ex-député Blyde, l’ex-ministre Fernando Martinez et l’ancien chef du conseil électoral Vincente Diaz.

2ème Forum du Logement social à Caracas

Depuis l’Ambassade du Venezuela en France, une téléconférence – relayée dans 28 pays depuis Caracas – a permis de participer à la Cérémonie d’ouverture du 2ème Forum Mondial du logement social à Caracas (29 avril – 2 mai).

Parmi les personnes présentes aujourd’hui à l’Ambassade, Patrick Staat – Secrétaire Général de l’ARAC, ancien Président d’un Office HLM de la Région Parisienne

La Gran Mision Vivienda Venezula (GMVV) – créée en 2011 par le Président Hugo Chavez – poursuit ses efforts pour atteindre l’objectif de 5 millions de logements pour le peuple vénézuélien.
Le ministre pour l’habitat et le logement, Ildemaro Villarroel, a souligné que « nous sommes un exemple de gestion sociale. Le GMVV indique au monde que non seulement nous avons pu continuer à avancer en période d’adversité, mais que nous avons également réussi à atteindre les objectifs, que nous avons franchi le cap des 2 millions 500 000 et que nous sommes confiants de continuer à avancer « .

HOMMAGE DE L’ARAC Julien LAUPRETRE UN EXEMPLE POUR LES GENERATIONS FUTURES

Julien LAUPRETRE UN EXEMPLE POUR LES GENERATIONS FUTURES

C’est avec une immense tristesse que la Direction nationale de l’ARAC a appris le décès de Julien LAUPRETRE.

Julien LAUPRETRE était un militant, engagé dès ses plus jeunes années dans la résistance à l’occupant,  et de nombreux  adhérents  de l’ARAC se souviennent de son courage et déjà de son esprit de solidarité envers les personnes  les plus fragiles.

Il s’inspirera d’Henri Barbusse (un des fondateurs de notre  ARAC) qui disait «  la solidarité ne règle pas tout, mais pour celles et ceux qui la reçoivent, elle est irremplaçable.

Ce sera le fil conducteur de sa vie, et qui fera avec ses compagnons,  du Secours populaire une des principales associations de solidarité nationale et internationale.

Dans tout ce que Julien LAUPRETRE entrepris depuis le début il faut souligner  son combat pour la jeunesse et notamment auprès des enfants  qui marquera fortement  les actions du Secours Populaire,

  • Qui ne connait pas la journée des OUBLIES DES VACANCES, vu, avec émotion   le bonheur de ces jeunes par milliers découvrant pour la première fois la mer, et le sable,
  • Qui n’a pas entendu parler  des Pères Noël Vert, ou de « la chasse aux œufs. »
  • Qui n’a pas connu COPAINS DU MONDE  et entendu ses enfants exprimer leur souffrance de vivre dans des  pays en guerre, ou après des urgences liées à des catastrophes naturelles…
  • Qui ne connait pas ses recherches incessantes pour permettre l’accès à la culture pour tous et en particulier aux jeunes
  • Qui ne connait pas sa farouche volonté d’accès à l’aide aux devoirs, à la formation pour chacun car,  disait-il sans éducation pas de compréhension du monde dans lequel nous vivons.

 Julien LAUPRETRE vivait,  incarnait le Secours Populaire comme une « mission »  au service des plus pauvres, des familles en difficultés, et il obligeait chacun à se sentir meilleur, dès lors qu’on y participait.

Aujourd’hui, dans cette société du plus fort, du plus riche, Julien LAUPRETRE a su incarner un monde où  « tout ce qui est humain est nôtre » n’était pas une simple formule, mais il  les transformaient en actes forts, destinés à empêcher la société de broyer les plus pauvres et leur permettre de relever la tête.

Resté fidèle à toutes ces missions pendant 65 ans quel exemple il a été pour nous tous. Quelles leçons de  partage, de solidarité et d’engagement  il nous a donné.

Nous sommes, à l’ARAC, triste d’avoir perdu ce compagnon de route, qu’a été  Julien LAUPRETRE.

Souhaitons  que ce qui a été accompli donnera envie à d’autres, et aux jeunes  de rejoindre le combat de la solidarité et de l’entre-aide  pour  faire reculer les injustices et la pauvreté,  et redonner de la dignité,  à chacun, en France et dans le Monde

La Direction Nationale

MESSAGE DE L’ARAC POUR LE 8 MAI

8 MAI 1945

Il y a 74 ans, la barbarie fasciste, la barbarie nazie tombait. Les peuples d’Europe opprimés retrouvent leur liberté, leur souveraineté. Une victoire de la paix, le début d’un nouvel espoir.

Rendons hommage à ces femmes et ces hommes qui ont souvent payé de leur vie, la lutte contre la barbarie, l’occupant, pour la liberté et la souveraineté de la France.

Rendons hommage à ces combattants de l’ombre, à ceux qui ont résisté, combattu. Rendons hommage à ceux qui ont permis la libération de la France.

A l’épreuve des tragédies des deux guerres mondiales, les puissances s’étaient accordées pour instituer une légalité internationale qui mette la guerre hors la loi. C’est la Charte des Nations Unies adoptée en 1945 au motif magnifiquement énoncé dans son préambule : «  Nous peuples des  Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui par deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’Humanité d’indicibles souffrances … »

Aujourd’hui, dans le monde grandit le risque de guerre, de tensions entre pays. Dans plusieurs pays d’Europe, se renforcent l’extrême-droite, le fascisme.

Mesurons le travail du Conseil National de la Résistance qui, tout en menant le combat clandestin, a conduit des femmes et des hommes, de toutes obédiences politiques, attachés au retour de la souveraineté de la Nation, à élaborer un programme de reconstruction économique et sociale du pays, unique au monde : le programme du C.N.R.

Les choix économiques et sociaux de cette période, nous en profitons encore. Il s’agit de la Sécurité Sociale, de la retraite par partition, des 40 heures, des nationalisations des banques, du statut de la Fonction Publique, de la loi sur les prestations sociales, la création de la SNCF…

L’ARAC invite toutes les citoyennes et citoyens à s’inspirer de l’esprit de résistance, qui a permis la libération de la France et l’écrasement du fascisme, pour aujourd’hui préserver le programme du CNR mais surtout le réactualiser pour répondre aux attentes et besoins de notre époque.

L’ARAC appelle le gouvernement à défendre la souveraineté de chaque peuple et le droit international comme nous y invite le Charte des Nations Unies. Notre pays s’en honorerait dans l’action pour la paix et le respect des peuples, et ferait rayonner l’image de la France, pays des droits de l’Homme et du citoyen.

Ne laissons pas brader notre héritage, celui construit au fil des générations, avec des femmes et des hommes courageux et déterminés.

Villejuif, mai 2019