Déclaration de l’ARAC pour le 8 mai

8 mai 2021

pour l’anniversaire du 8 mai 1945

Le 8 mai 1945, il y a donc 76 ans les alliés britanniques, américains, soviétiques et français obtenaient la reddition sans condition de l’Allemagne nazie. Ainsi, la barbarie fasciste était vaincue. Les peuples d’Europe opprimés depuis plus de quatre ans retrouvaient leur liberté et leur souveraineté.

Nous rendons hommage à ces hommes, à ces femmes qui sont entrés en résistance dans la clandestinité et ont engagé le combat pour la libération de la France, ainsi qu’aux combattants de la France libre et à tous ceux des armées alliées.

Aujourd’hui dans le contexte particulièrement difficile de la pandémie, dans cette situation sanitaire où toute initiative devient compliquée à assumer, il faut se rappeler les décisions prises et les actes engagés au lendemain de la seconde guerre mondiale où la France exsangue, considérablement affaiblie, a su s’appuyer sur le programme et le travail du Conseil National de la Résistance qui a conduit les citoyennes et les citoyens de France, de toutes obédiences politiques, attachés au retour de la souveraineté nationale, à engager la reconstruction économique et sociale du pays.

Nous profitons encore aujourd’hui de ces choix économiques et sociaux : la sécurité sociale, la retraite par répartition, les 40 heures de travail hebdomadaire, les nationalisations des banques, le statut de la fonction publique, la loi sur les prestations sociales, la création de la SNCF, de EDF et GDF, des droits nouveaux pour les salariés, etc…

Il faut s’inspirer aujourd’hui de l’esprit de résistance de nos aînés qui ont non seulement assuré la libération de notre pays et l’anéantissement du fascisme mais aussi la reconstruction et la remise en fonctionnement démocratique de la France avec la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance qu’il faut défendre et protéger en le réactualisant pour répondre aux attentes et aux besoins d’aujourd’hui.

L’ARAC, comme chacun le sait, poursuit son action pour la paix et la défense de la souveraineté de chaque peuple comme nous y appelle la Charte des Nations Unies et elle appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens de France à participer à ce combat.

Nous invitons chacun, en respectant les gestes barrière, à prendre les initiatives pour marquer ce jour et rappeler ce que fut l’action de ceux qui ont rendu la fierté, la place et la souveraineté aux peuples du monde.

Villejuif, le 19 avril 2021

JOURNEE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATION – déclaration de l’ARAC

Déclaration de l’ARAC à l’occasion

de la journée du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Avril – mai 1945. Les camps de concentration, les camps de concentration et d’extermination et les camps d’extermination étaient libérés par les armées alliées, soviétiques, américaines, anglaises.

La réalité de ces camps était, quoi qu’en dise certains, pour se dédouaner, mis en place, dès 1933 par Hitler lors de son arrivée au pouvoir. Dans un 1er temps, ils étaient destinés aux opposants du pouvoir et aux juifs allemands.

Dès 1939-1940, avec l’entrée en guerre et l’occupation nazie en Europe, ils se sont multipliés et ce sont des millions de familles, d’hommes, de femmes, d’enfants, qui se sont trouvés enfermés, massacrés, assassinés.

A ce moment, l’humanité a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré, le respect humain.

Ces millions d’êtres humains avaient le tort d’être opposants, résistants, juifs, tziganes, russes, etc… C’est le nazisme qui a porté à son paroxysme la conception concentrationnaire et d’assassinat de masse.

Dans ces camps, ce sont développés malgré la terreur et la mort, un esprit de résistance, de solidarité, un exemple d’engagements, qui, aujourd’hui doit nous faire réfléchir pour faire face à la montée du fascisme, du racisme, qui détruit par la terreur la liberté et la démocratie.

Rendre hommage aux déportés aujourd’hui, honorer leur mémoire, c’est faire nôtre l’appel solennel lancé par les rescapés de Mauthausen à la libération du camp, le 16 mai 1945 (extraits).

« Nous faisons le serment solidaire et d’un commun accord, de continuer la lutte contre l’impérialisme et les excitations nationalistes. Ainsi par l’effort commun de tous les peuples, le monde fut libéré de la menace de la suprématie hitlérienne, ainsi il nous faut considérer cette liberté reconquise, comme un bien commun à tous les peuples. La paix et la liberté sont la garantie du bonheur des peuples et l’édification du monde sur de nouvelles bases de justice sociale et nationale est le seul chemin pour la collaboration pacifique des Etats et des peuples.

Nous nous souviendrons toujours des immenses sacrifices sanglants de toutes les nations qui ont permis de gagner ce monde nouveau. En souvenir de tout le sang répandu par tous les peuples, en souvenir des millions de nos frères assassinés par le fascisme nazi, nous jurons de ne jamais quitter ce chemin. »

Villejuif, le 7/04/2021

SAHEL : besoin d’une initiative de l’ONU et du gouvernement français – déclaration du Secrétariat National de l’ARAC

SAHEL : besoin d’une initiative de l’ONU et du gouvernement français
Au dernier G5 Sahel des 15 et 16 février derniers, le Président de la République a décidé de maintenir le dispositif militaire français de l’opération BARKHANE. Installée en août 2014, à la suite de SERVAL conformément à une demande d’assistance mutuelle, émanant du gouvernement malien, sur un théâtre élargi, à 5 pays du Sahel.
C’est un pari risqué.
L’ARAC a souligné et réitère que les interventions en Irak, en Libye ont été des catastrophes politiques et humaines.
La France, les Etats Unis et d’autres portent une lourde responsabilité dans la déstabilisation occasionnée dans cette région.
Ces pays devraient être engagés plus fermement, contre les dirigeants des Etats qui financent les terroristes de toutes natures. C’est vrai, notamment du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie…
Ce n’est pas à la France, ni à l’OTAN, « illégale en droit international », de contenir les Groupes Terroristes Armés de toutes natures. C’est à l’ONU de les combattre, conformément à la Charte de Nations Unies.
Pour stabiliser la situation et chercher à installer une paix durable dans toute la région, il faudra bien trouver une solution politique collective, à un moment donné.
L’option la plus sure n’est-elle pas d’évoluer vers une véritable mission de maintien de paix de l’ONU et non plus simplement une mission de contre- terrorisme, comme c’est le cas, actuellement. Cela permettrait à la France de préparer son retrait, dans de bonnes conditions.
Pourquoi la diplomatie française en toute souveraineté, ne prend-elle pas, enfin l’initiative d’un acte réel, sous l’égide de l’ONU et dans l’esprit de la Charte des Nations Unies, d’une Conférence internationale pour aider à la coopération, au développement, à la défense du droit des peuples et particulièrement ceux du Sahel à disposer d’eux-mêmes en toute sécurité.
Le Secrétariat National de l’ARAC
08/03/2021