Déclaration de Paul MARKIDES – Président de l’Association Nationale des Amis d’Henri Barbusse – à propos de la débaptisation de l’avenue Henri Barbusse à Malakoff

Nous venons d’apprendre avec surprise que l’autorité municipale de la ville de MALAKOFF dans les HAUTS DE SEINE à l’intention de débaptiser la rue Henri BARBUSSE pour la nommer Louise MICHEL. Dans les circonstances internationales que nous connaissons aujourd’hui où la Paix est aussi bien en danger en Extrême-Orient, qu’en Europe centrale, en Afrique, en Amérique latine, en Mer de Chine entre autres, que le premier des écrivains combattants de la guerre de 1914-18, prix Goncourt 1916 pour son livre  » LE FEU  » qui décrit la vie des combattants de cette guerre sur le front soit ainsi mis en en cause, lui qui mena un combat acharné pour la Paix, les libertés et la justice le reste de sa vie.

La preuve de cette action est concrétisée par la fondation commune Henri BARBUSSE-Romain ROLLAND du grand mouvement Amsterdam-Pleyel pour la PAIX et la dénomination de nombreuses artères et édifices publics à son nom. Action reconnue par les 500.000 personnes qui le conduisirent à Paris, à sa dernière demeure, le cimetière du Père Lachaise, face au mur des Fédérés.

Nous respectons et admirons la vie et le combat de Louise MICHEL, mais nous n’acceptons pas qu’ils soient opposés l’un à l’autre, alors que leurs combats rejoignent les mêmes causes : la paix, la justice, les libertés, la culture.

Ainsi que l’écrivait Paul ELUARD  » Fleur et fruits de mémoire ont force d’avenir ».

Paul MARKIDES

Président de l’association nationale des Amis d’HENRI BARBUSSE 

Apprenons à l’élue EELV qui veut débaptiser l’avenue Henri Barbusse de sa ville, qui est cet illustre Homme.

HOMMAGE A HENRI BARBUSSE – FONTENAY SOUS BOIS

SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2020

de Patrick STAAT, Secrétaire Général de l’ARAC

Henri BARBUSSE, ce nom qui figure sur tant de rues, d’avenues, d’établissements scolaires, de stades de nos villes et de nos villages, c’est d’abord pour ceux qui firent la grande guerre ou qui en entendirent parler par leurs parents, leurs grands-parents, où qui l’ont apprise dans leurs manuels d’histoire, le nom de l’auteur du FEU, le témoignage unique du soldat d’infanterie. Le fantassin qui devint BARBUSSE.

Mais Henri BARBUSSE a été aussi le poète, le romancier, l’essayiste, qui a reflété dans son œuvre les plus profondes angoisses, les plus audacieuses espérances de son siècle, l’auteur de l’ENFER et de CLARTE, le biographe de Zola.

Le Feu, qui est l’œuvre maîtresse de cet écrivain, est le cri de souffrances, d’angoisse et aussi d’espoir de millions d’hommes plongés dans l’enfer d’une guerre faite pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.

Ce cri lancé par Henri BARBUSSE joua un grand rôle dans la prise de conscience des peuples des horreurs et des causes de la guerre, les amenant à se poser des questions sur ce qu’il convient de faire pour en éviter le renouvellement.

Aujourd’hui, prendre appui et réfléchir sur les convictions républicaines d’Henri BARBUSSE, sur la République à laquelle il croyait et qu’il appelait à défendre, c’est alimenter notre réflexion et conforter nos convictions pour le combat que nous menons pour la défense des valeurs républicaines.

Les convictions républicaines de BARBUSSE étaient d’abord fondées sur sa foi en l’homme, sa confiance dans le citoyen.

En novembre 1917, avec Paul Vaillant-Couturier, Georges Bruyère et Raymond Lefebvre, il créé l’ARAC pour s’attaquer aux causes impérialistes de la guerre.

« Les principes républicains sont, de tous côtés, ou trop attaqués, ou trop mal défendus. Il faut veillez sur la République. C’est à vous tous et avant tout qu’incombe ce devoir, survivants de la guerre des hommes contre les oppresseurs ! Nous appelons République la société constituée sur les bases de la réelle souveraineté des peuples, c’est-à-dire sur la logique et la raison, avec tout ce qu’un corps social sagement organisé peut comporter d’égalité, de liberté et de droits pour chacun ; une société qui ne soit pas, ouvertement ou obscurément, conduite par une oligarchie de privilégiés et de parasites, mais illuminée dans tous les coins par le clair intérêt général »

Aujourd’hui encore, les mots de BARBUSSE sonnent juste. Ils sont d’une actualité criante quand un Président de la République et son gouvernement servent les oligarchies financières au détriment du peuple, que les droits et conquis sociaux sont remis en cause.

Le 24 juin 1917, BARBUSSE écrit : « Quand on nous parle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, du droit des Nations, on n’entend guère par ces mots les peuples eux-mêmes et les nations toutes entières, mais seulement leurs gouvernants et leurs dirigeants ».

Il met l’accent sur la souveraineté des peuples. Il faut voir aussi la lucidité de BARBUSSE dans la volonté de construire une société des Nations, seul moyen d’assurer la paix.

Son combat pour la paix était lié à son combat antifasciste. En août 1933, le Mouvement Amsterdam et le Mouvement Pleyel fusionnent : le Comité Mondial de la lutte contre la guerre et le fascisme est né sous le nom « Amsterdam Pleyel ».

Lors du 1er Congrès International Antifasciste, BARBUSSE dit à propos du fascisme :  » Le fascisme ! Organisation créée par la peur et l’argent bourgeois et dirigée avant tout contre le prolétariat de tous les pays avec la complicité de tous les gouvernements. Le but avéré du fascisme ? Détruire par le meurtre et le pillage l’organisation de classe du prolétariat. Dans cette immense vague fasciste de tuerie et de massacre, les révolutionnaires, les communistes sont les premiers frappés. Ils ne sont pas les seuls, certes, mais c’est surtout contre le prolétariat que le fascisme tourne sa rage et c’est aussi le prolétariat qui se trouve contre lui à la pointe du combat. « 

Aujourd’hui, dans le monde grandit le risque de guerre, de tensions entre pays. Dans plusieurs pays d’Europe, se renforcent l’extrême-droite, le fascisme.

La commission européenne qui construit avec la complicité de Monsieur MACRON, l’Europe de la concurrence entre les peuples, la concurrence libre et non faussée conduisant partout à la pauvreté, à la misère, permet la progression de l’extrême droite partout en Europe et remet en cause la souveraineté des Nations.

Malgré un pays qui gronde, et devant les mouvements sociaux, les luttes dans un grand nombre d’entreprises, le Président de la République reste sourd et restera jusqu’au bout, le Président des riches.

Restons la France de 1789, de la Commune de Paris, la France des droits de l’Homme et du Citoyen, la France de 1936 et celle du programme National de la Résistance, assise de la politique sociale française.

Chers. Es. Amis.es, chers.es. Camarades, Barbusse nous invite comme au premier jour à être les militants de la pensée, les militants des idées et de la libération humaine.

A nous, par notre action de continuer, comme ces héritiers que nous sommes, à porter cette intelligence.

QUAND UNE ELUE EELV VEUT DEBAPTISER L’AVENUE HENRI BARBUSSE, au conseil municipal du 30/06/21 – Le Président de l’ARAC de Malakoff interpelle La Maire

Madame la Maire
 
Nous venons d’apprendre aujourd’hui que le Conseil Municipal du 30 juin prochain aurait à l’ordre du jour le changement de dénomination du boulevard Henri Barbusse, c’est-à-dire le débaptiser. Nous sommes extrêmement surpris de ce projet pour lequel l’ARAC, notre association n’a pas été ni informée, ni consultée, alors qu’Henri Barbusse est un des fondateurs de l’ARAC. De plus, au cours de la période récente nous avons eu l’occasion de travailler avec vos services et les élus délégués : sur la journée nationale de la Résistance, sur le Concours National de la Résistance et de la Déportation et sur le refus de la répression des militants anticolonialistes.., Vos représentants n’étaient pas sans ignorer le projet.
 
Notre association ne peut accepter ce recul historique qui concerne Henri Barbusse, dont le patronyme a servi de nom de baptême pour ce quartier de Malakoff, nom choisi et voulu par les différentes municipalités ouvrières de notre ville, Barbusse est célébré dans les rues de nombreuses communes françaises. Ce n’est pas un hasard mais la reconnaissance du courage et du rôle historique de cet ardent militant pacifiste.
 
Barbusse a eu le courage de refuser dès le début de la guerre la boucherie de la première guerre mondiale en écrivant, contre l’ordre établi et les généraux, un livre Le Feu qui a obtenu malgré la censure de guerre le prix Goncourt en 1916. Militant pacifiste qui a combattu dans les tranchées, il a eu l’intelligence de rassembler les combattants et anciens combattants dans le refus de la guerre et de l’idéologie belliciste, dans l’Association Républicaine des Anciens Combattants ARAC dont le mot d’ordre toujours d’actualité est GUERRE A LA GUERRE. Peut-on dans la période que nous vivons, de tensions, de risques de guerre, de maitrise du monde par les plus riches, ignorer l’actualité de ce message ?
 
Notre association a marqué l’histoire de notre pays, en dénonçant les causes des guerres, dès la première guerre mondiale, et en participant, à cette occasion, à la création du mouvement révolutionnaire français, en combattant la montée du fascisme, en se battant conte le nazisme dans la Résistance, en refusant les guerres coloniales, Vietnam, Algérie, Afrique. Notre association est présente aujourd’hui avec les syndicats et le= mouvement populaire contre la remise en cause des droits sociaux et politiques conquis par nos ainés.
 
L’ARAC se bat contre la réécriture de l’Histoire que les différents gouvernements de ce début du 21éme siècle veulent imposer, où le combat du peuple de France, de ses syndicats et des partis révolutionnaires, est caricaturé, en le remplaçant par celui de l’armée et de l’ordre établi. Nous savons que la Municipalité de Malakoff veut nous accompagner sur ce terrain mais nous affirmons qu’elle ne peut ignorer que des décisions ont valeur de symbole, et que la décision de débaptiser une rue porte son poids politique, débaptiser et non pas renommer.
 
    Il nous a été indiqué sans que cela ne soit public que la municipalité souhaitait renommer la voie Louise Michel. Comment une ville à direction communiste, pourrait opposer cette femme communarde et révolutionnaire, à cet homme pacifiste et révolutionnaire ? Il doit y avoir une rue Louise Michel à Malakoff
Nous vous demandons instamment de renoncer au projet de changer le nom du Boulevard Henri Barbusse et nous serons rejoints dans ce refus par différentes associations et mouvements que nous tenons informés.
 
En souhaitant dépasser toute incompréhension, l’ARAC vous transmet, Madame la Maire, ses salutations républicaines.
 
 
Jean-Pierre Renaudat, Président de l’ARAC Malakoff
 
 
 
Je vous prie de trouver joint le texte d’hommage à Henri Barbusse prononcé par le secrétaire général de l’ARAC Patrick Staat le 26 septembre 2020
 

27 MAI 2021 – Journée Nationale de la Résistance

27 MAI 2021 – Journée Nationale de la Résistance

La Journée historique de la résistance nationale est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil National de la Résistance, comme le courage, la défense de la République, le combat antifasciste, le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d’autrui.

Des mots qui résonnent particulièrement aujourd’hui, au regard de la crise sanitaire et politique nous traversons. Une crise qui accentue les inégalités sociales.

Le 27 mai 1943, réunis autour de Jean Moulin, les représentants des 8 grands mouvements de la Résistance posaient les bases de ce qui deviendra le programme du CNR, « Les jours heureux ». Sécurité sociale, nationalisation du gaz et de l’électricité, de Renault, statut de la fonction publique, droit de vote des femmes, ce programme avait pour ambition de conforter l’existence d’une nation solidaire.

Un programme dont les valeurs de partage et de solidarité ont transformé le paysage français et ont donné naissance à notre modèle social, unique au monde.

Si nous sommes des héritiers, ceux d’un passé, d’une histoire commune, dont la Résistance est un acte majeur, nous sommes toutes et tous, aussi des « passeurs », ceux qui transmettent, aux générations futures, le sens du combat des Résistants et les valeurs qui l’ont sous-entendu.

Nous devons nous montrer dignes de cet héritage, construire l’avenir tout en protégeant ce modèle social si précieux. Nous devons continuer à nous montrer à la hauteur de ce patrimoine en continuant la lutte pour la liberté et la justice, la lutte contre le fascisme.

Le combat doit continuer à être mené avec une grande vigilance de la part de tous, car ces combats ne sont jamais gagnés d’avance. Les acquis du conseil National de la Résistance sont fragiles, sans cesse attaqués. En mémoire de ces Résistants, de leur courage, de leur combat et de leur sacrifice, défendons-les !

Villejuif, le 20 mai 2021

Nous vous invitons à prendre, comme nous l’avons fait le 8 mai, les initiatives nécessaires – tout en respectant les conditions sanitaires – bouquets de fleurs, drapeaux… autant d’initiatives qui marqueront notre détermination à ne pas laisser réécrire l’histoire et notre volonté de rassembler pour construire l’avenir des futures générations.

Le peuple palestinien a le droit à la paix et à un territoire

Le peuple palestinien a le droit à la paix et à un territoire

Il faut que cesse sans attendre, les bombardements et l’occupation des territoires palestiniens.

A ce jour, plusieurs centaines de palestiniens sont morts sous les bombes, en majorité des femmes et des enfants.

Combien de temps l’opinion internationale va laisser massacrer, ruiner, spolier le peuple de Palestine.

Depuis plus de 70 ans, la communauté internationale, l’ONU ne prennent pas leur responsabilité.

Notre pays, notre président, doivent peser de tout leur poids pour faire cesser ce nouveau massacre et réaffirmer le projet d’une solution à deux Etats vivant côte-à-côte sur la base des résolutions déjà adoptées par l’ONU.

Depuis 1967, les présidents de la République (De Gaulle, Mitterrand, Chirac) avaient su prendre leurs responsabilités.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a toujours pas réussi à se mettre d’accord sur une déclaration commune et l’application des résolutions prises précédemment.

L’administration américaine a fait obstacle.

Pourquoi les autorités françaises ne se sont pas jointes à l’appel à cesser les hostilités entre Israël et les Palestiniens, déposé par plusieurs pays.

L’ARAC demande que la diplomatie française agisse pour imposer au gouvernement et aux forces d’occupation israéliennes de cesser leurs activités intolérables de colonisation.

Tous les outils dont l’ONU disposent, doivent être utilisés face à la gravité de la situation : déploiement de forces de protection, dispositifs pour faire barrage aux exportations d’armes, et réunion urgente pour le Proche Orient et la relance des pourparlers interrompus par le gouvernement israélien.

L’ARAC réaffirme sa solidarité aux citoyens palestiniens et israéliens œuvrant pour le vivre ensemble et la paix juste et durable entre les deux Etats, dans l’esprit de la Charte des Nations Unies et le respect du droit international.

Villejuif, le 17 mai 2021

Déclaration de l’ARAC pour le 8 mai

8 mai 2021

pour l’anniversaire du 8 mai 1945

Le 8 mai 1945, il y a donc 76 ans les alliés britanniques, américains, soviétiques et français obtenaient la reddition sans condition de l’Allemagne nazie. Ainsi, la barbarie fasciste était vaincue. Les peuples d’Europe opprimés depuis plus de quatre ans retrouvaient leur liberté et leur souveraineté.

Nous rendons hommage à ces hommes, à ces femmes qui sont entrés en résistance dans la clandestinité et ont engagé le combat pour la libération de la France, ainsi qu’aux combattants de la France libre et à tous ceux des armées alliées.

Aujourd’hui dans le contexte particulièrement difficile de la pandémie, dans cette situation sanitaire où toute initiative devient compliquée à assumer, il faut se rappeler les décisions prises et les actes engagés au lendemain de la seconde guerre mondiale où la France exsangue, considérablement affaiblie, a su s’appuyer sur le programme et le travail du Conseil National de la Résistance qui a conduit les citoyennes et les citoyens de France, de toutes obédiences politiques, attachés au retour de la souveraineté nationale, à engager la reconstruction économique et sociale du pays.

Nous profitons encore aujourd’hui de ces choix économiques et sociaux : la sécurité sociale, la retraite par répartition, les 40 heures de travail hebdomadaire, les nationalisations des banques, le statut de la fonction publique, la loi sur les prestations sociales, la création de la SNCF, de EDF et GDF, des droits nouveaux pour les salariés, etc…

Il faut s’inspirer aujourd’hui de l’esprit de résistance de nos aînés qui ont non seulement assuré la libération de notre pays et l’anéantissement du fascisme mais aussi la reconstruction et la remise en fonctionnement démocratique de la France avec la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance qu’il faut défendre et protéger en le réactualisant pour répondre aux attentes et aux besoins d’aujourd’hui.

L’ARAC, comme chacun le sait, poursuit son action pour la paix et la défense de la souveraineté de chaque peuple comme nous y appelle la Charte des Nations Unies et elle appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens de France à participer à ce combat.

Nous invitons chacun, en respectant les gestes barrière, à prendre les initiatives pour marquer ce jour et rappeler ce que fut l’action de ceux qui ont rendu la fierté, la place et la souveraineté aux peuples du monde.

Villejuif, le 19 avril 2021

JOURNEE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATION – déclaration de l’ARAC

Déclaration de l’ARAC à l’occasion

de la journée du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Avril – mai 1945. Les camps de concentration, les camps de concentration et d’extermination et les camps d’extermination étaient libérés par les armées alliées, soviétiques, américaines, anglaises.

La réalité de ces camps était, quoi qu’en dise certains, pour se dédouaner, mis en place, dès 1933 par Hitler lors de son arrivée au pouvoir. Dans un 1er temps, ils étaient destinés aux opposants du pouvoir et aux juifs allemands.

Dès 1939-1940, avec l’entrée en guerre et l’occupation nazie en Europe, ils se sont multipliés et ce sont des millions de familles, d’hommes, de femmes, d’enfants, qui se sont trouvés enfermés, massacrés, assassinés.

A ce moment, l’humanité a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré, le respect humain.

Ces millions d’êtres humains avaient le tort d’être opposants, résistants, juifs, tziganes, russes, etc… C’est le nazisme qui a porté à son paroxysme la conception concentrationnaire et d’assassinat de masse.

Dans ces camps, ce sont développés malgré la terreur et la mort, un esprit de résistance, de solidarité, un exemple d’engagements, qui, aujourd’hui doit nous faire réfléchir pour faire face à la montée du fascisme, du racisme, qui détruit par la terreur la liberté et la démocratie.

Rendre hommage aux déportés aujourd’hui, honorer leur mémoire, c’est faire nôtre l’appel solennel lancé par les rescapés de Mauthausen à la libération du camp, le 16 mai 1945 (extraits).

« Nous faisons le serment solidaire et d’un commun accord, de continuer la lutte contre l’impérialisme et les excitations nationalistes. Ainsi par l’effort commun de tous les peuples, le monde fut libéré de la menace de la suprématie hitlérienne, ainsi il nous faut considérer cette liberté reconquise, comme un bien commun à tous les peuples. La paix et la liberté sont la garantie du bonheur des peuples et l’édification du monde sur de nouvelles bases de justice sociale et nationale est le seul chemin pour la collaboration pacifique des Etats et des peuples.

Nous nous souviendrons toujours des immenses sacrifices sanglants de toutes les nations qui ont permis de gagner ce monde nouveau. En souvenir de tout le sang répandu par tous les peuples, en souvenir des millions de nos frères assassinés par le fascisme nazi, nous jurons de ne jamais quitter ce chemin. »

Villejuif, le 7/04/2021