LA PAIX EST ENTRE NOS MAINS, FAISONS RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL

L’ARAC n’accepte pas l’attaque et l’assassinat par Trump et l’armée américaine d’un dirigeant iranien sur son territoire.

L’ARAC n’accepte pas l’intervention de la Turquie et l’envoi de soldats en Libye.

L’ARAC n’accepte pas l’envoi de soldats allemands, américains, français, dans cette partie du monde pour peser sur la souveraineté de ces pays, et ainsi laisser place aux intégristes de tout poil, pour le plus grand malheur des populations.

Nous ne pouvons laisser l’armée israélienne continuer à étouffer le peuple palestinien.

Un affrontement militaire entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait rapidement dégénérer en une guerre mondiale entraînant les puissances nucléaires.

Il est de l’honneur de la France de faire sienne le préambule de la charte des Nations unies «résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui, par deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances  ».

Cette charte de 1945, ratifiée par la France, met la guerre hors la loi, interdisant l’usage et la menace de la force dans les relations internationales.

Elle s’appuie pour cela sur la reconnaissance de la souveraineté des peuples et des nations pour solutionner les problèmes et garantir la paix.

Il serait de l’honneur de la France de quitter l’OTAN et de demander sa dissolution.

Il est donc urgent, indispensable, responsable de condamner les états qui utilisent la force pour imposer leurs visions du monde aux dépens de la souveraineté des nations.

La planète est assise sur une poudrière, nous devons nous rassembler et faire entendre la voix de tous ceux qui sont épris de justice, de respect des peuples, d’égalité, de paix.

Voilà pourquoi, l’ARAC appelle à condamner tout acte de guerre, car c’est de l’avenir de la planète qu’il s’agit, de l’avenir de nos enfants et des générations futures.

La paix est entre nos mains, à nous de faire respecter le droit.

Villejuif, le 7 janvier 2020

ENSEMBLE POUR DEFENDRE LES RETRAITES

Au 35e jour de grève, le gouvernement reste sourd à la volonté majoritaire des Français de maintenir le système de retraite solidaire par répartition.

En cela le 1er ministre fait suite aux vœux du Président de la République dans leur volonté commune de casser le système social français, issu du Conseil National de la Résistance, pour instaurer une société inégalitaire.

Un choix visant à favoriser, comme le préconisent les directives européennes, les ultras riches en France comme à l’échelle de l’Europe. Les richesses créées par les salairiés seront confisquées au profit du capital. Ces directives, en place depuis 2012, ont connu une accélération en 2017 et la loi pacte promulguée en avril 2019, n’est que la 1ère étape de l’attaque.

Il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il existe un fonds de réserve doté de plus de 30 milliards, les systèmes de retraites complémentaire ont eux aussi des fonds de réserves (116 milliards). Au bas mot, on arrive à 150 milliards de réserves, auxquelles peuvent, si nécessaire se rajouter le CICE, la suppression des exonérations fiscales et sociales pour les grandes entreprises et l’Etat, les profits du CAC 40 (+ 28 %) en 2019, etc.

Voilà pourquoi l’ARAC, appelle chacune et chacun à continuer à exprimer son refus de la réforme des retraites par point, en se retrouvant massivement dans les multiples rassemblements en France dès le 9 janvier.

Il faut préserver les valeurs républicaines de notre pays, il y va de l’avenir de la France, de sa souveraineté et de la paix.

Nous invitons les comités, les militants de l’ARAC à s’y rendre avec banderoles, drapeaux, mots d’ordre.

Faisons ensemble, entendre la voix de la raison et de la justice sociale.

Villejuif, le 7 janvier 2020

LE 17 DECEMBRE, TOUS ENSEMBLE, POUR UNE JOURNEE DE LUTTE

LE 17 DECEMBRE, TOUS ENSEMBLE,

POUR UNE JOURNEE DE LUTTE

Le Premier Ministre vient d’annoncer le contenu du projet de réforme des retraites. Le gouvernement a décidé de rester sourd à la colère exprimée par les millions de salariés.es, retraités.es, jeunes, privés.es d’emploi.

Toutes les classes d’âge et toutes les professions du public et du privé sont concernées par les mesures annoncées.

Le projet du gouvernement sur les retraites ne vise qu’à réduire leur montant pour respecter les directives européennes. C’est la conception même de la République sociale française qui est remise en cause par la Commission Européenne, portant ainsi atteinte à notre souveraineté nationale.

Le 9 décembre, le commissaire européen, Thierry Breton (le représentant de Macron) a expliqué que Bruxelles jugeait nécessaire la réforme des retraites.

La loi PACTE, adoptée en avril et promulguée en juin, est bien le premier étage de la fusée visant à mettre à terre le système par répartition existant. Cette réforme des retraites, pour les financiers, est l’occasion de mettre en œuvre un système par capitalisation

Mais, il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il existe un fonds de réserve doté de plus de 30 milliards, les systèmes de retraites complémentaires ont eux aussi des fonds de réserves (116 milliards). Au bas mot, on arrive à 150 milliards de réserves.

Les 500 plus grandes fortunes de France ont gagné 20 % de plus en deux ans. Pourquoi ne pas les taxer un peu plus ?

Les 1 % les plus riches cotisent proportionnellement moins sur l’ensemble de leurs revenus alors qu’ils profitent plus longtemps du système de retraite. En effet, il faut rappeler qu’il existe un écart de 13 ans entre l’espérance de vie des plus riches et des plus pauvres, selon l’INSEE.

L’ARAC appelle chacune et chacun à exprimer, à partir du 17 décembre, avec détermination son mécontentement, ses exigences, sa colère en participant aux manifestations et rassemblements partout en France.

L’ARAC souhaite que ses sections locales et comités départementaux deviennent, aux côtés des organisations et des syndicats, co-organisateurs des rassemblements et manifestations à venir.

Villejuif, 12 décembre 2019

L’ARAC APPELLE A PARTICIPER AUX MANIFESTATIONS ET RASSEMBLEMENTS DU 5 DECEMBRE 2019

Le Président Macron ne cache plus ses intentions de détruire notre modèle social et l’ensemble des conquis sociaux issus du programme du CNR pour satisfaire l’appétit des marchés financiers, des actionnaires et donner un nouveau souffle au capitalisme en crise. Cela a des conséquences dramatiques sur les conditions de travail et de vie, de chacune et chacun.

Il accentue sa machine de guerre contre le monde du travail, le droit à la santé, les retraités, la jeunesse de notre pays. Pas un secteur, pas une profession, pas une catégorie n’est épargnée.

Dérèglementations, privatisations (ADP, FDJ, EDF…) sont la marque du gouvernement.

Avec les moyens excessifs engagés par la police et ses forces antiémeutes, avec l’utilisation des armes particulièrement dangereuses lors des manifestations causant des dommages corporels irréversibles, le Président de la République porte atteinte, par cette volonté de répression, aux libertés démocratiques fondamentales, aux valeurs républicaines issues de 1789 notamment le droit de manifester.

Alors que les profits, dividendes et fortunes « flambent », Macron poursuit son programme de destruction sans rien entendre de la colère qui s’exprime dans le pays depuis des mois.

Oui, de l’argent il y en a, pour satisfaire les revendications, pour développer les services publics.

Ce climat très dégradé, conduit une partie des citoyens.es au désespoir et nourrit le terreau de l’extrême-droite et de ses idées qu’à l’ARAC nous condamnons et combattons de toutes nos forces depuis toujours.

Le 5 décembre 2019, plusieurs organisations syndicales et de jeunesse appellent les français à se mobilier à l’occasion d’une grève générale et nationale.

L’ARAC attachée à la défense des valeurs de la République, aux luttes et aux droits des salariés, des Françaises et des Français appelle à ne pas laisser le Président Macron et son gouvernement casser les conquis sociaux du CNR, si chèrement acquis alors que la France était exsangue.

L’ARAC, consciente que le projet du gouvernement sur les retraites ne vise qu’à réduire le montant des retraites afin de respecter les directives européennes, appelle à participer partout en France aux manifestations et rassemblements du 5 décembre

L’ARAC considère enfin que la satisfaction des revendications est inséparable de son combat pour la paix.

Villejuif, le 19 novembre 2019

Message du 11 novembre 2019 de l’ARAC –

Le 11 novembre 2019 et l’ARAC

L’ARAC commémore, en cette année 2019, le 101ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 qui mit fin aux combats de la guerre de 1914-1918.

Nous ne pouvons évoquer cet événement historique sans faire état du nombre considérable de vies massacrées par la volonté des grandes puissances impérialistes qui recherchaient la saisie de nouvelles terres, de nouvelles industries, de nouvelles populations pour servir leurs propres intérêts.

Cette guerre nous a coûté 1.350.000 morts, 740.000 invalides, 3.000.000 de blessés et des milliers de veuves et d’orphelins tandis que 6 millions de combattants rentraient chez eux traumatisés par les souvenirs des combats très meurtriers produits par des armes nouvelles, des drames, des souffrances et de la vie des tranchées faite de boue, de froid, de faim, d’absence de nourritures suffisantes et de vêtements inadaptés.

Enfin, au cœur de cette guerre effroyable, il faut rappeler que c’est alors qu’est née de la volonté des combattants, notre ARAC renforcée par les combattants pour l’amitié, la solidarité, la mémoire, l’antifascisme et la paix d’aujourd’hui.

L’ARAC appelle nos concitoyens et concitoyennes à prendre conscience que cette guerre n’a pas été la « der des der », des guerres ont suivi, ont été lancées par ceux et celles qui ne les font pas. Ils mettent en cause l’existence des jeunes populations pour des raisons qui ne sont pas les leurs.

Nous appelons, plus que jamais, à mener la « guerre à la guerre » d’Henri Barbusse, notre fondateur, en luttant pour le désarmement général contrôlé et le règlement des différends entre nations par la négociation politique.

Un siècle après la 1ère guerre mondiale, qui a vu le premier découpage du monde entre puissances impérialistes et qui a coûté si cher humainement à la planète, allons-nous regarder sans rien dire, se mettre en place l’échiquier de tensions conduisant dangereusement à une nouvelle guerre mondiale ?

Le monde 2019 vit sur une poudrière et 100 ans plus tard, c’est dans la même région du globe que se trouvent réunis les ingrédients risquant de déclencher une nouvelle tragédie planétaire qui pourrait être la dernière pour l’humanité.

En ce 11 novembre 2019, nous devons, nous les femmes et les hommes de paix, épris de bonne volonté, dire haut et fort que nous ne voulons pas laisser le Président Turc, s’arroger le droit de faire planer un tel risque à l’humanité toute entière.

Villejuif, le 17/10/2019