LA REPUBLIQUE EST EN DANGER ! déclaration du Bureau National de l’ARAC – 12 avril 2022

La République est en danger !

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, l’ARAC et l’ensemble de ses adhérents sont inquiets.

Aucun des deux candidats ne représentent ni l’espoir, ni les bonnes réponses aux attentes des Français dans un pays miné par les inégalités, les injustices, le chômage, les affaires, la baisse du pouvoir d’achat.

L’ARAC, depuis 1917, et c’est sa raison d’être, combat pour la Paix, contre le fascisme et l’extrême-droite, pour l’émancipation humaine, la défense des valeurs républicaines.

Nous pensons à ces luttes qui ont construit la France depuis 1789, aux combats de la Résistance contre l’occupant, au programme du Conseil National de la Résistance, aux grèves qui ont marqué les 70 dernières années pour faire avancer la démocratie, les acquis sociaux et combattre les inégalités.

Regardons la situation en face avec courage et détermination.

  • Avec Marine Le Pen, l’histoire le montre, nous le savons, la République, la démocratie et les libertés n’ont rien à attendre de l’extrême-droite. En Italie, au Portugal, en Grèce, en Espagne, en Allemagne, puis au Chili, les fascistes ont laissé de sombres souvenirs, et aujourd’hui la montée des extrêmes-droite en France et en Europe montre hélas que l’histoire peut se répéter

Avec le Rassemblement National, et sa candidate, la République, la démocratie n’ont rien à gagner. Derrière le lustre il y a le fond, et même peint en blanc, l’extrême-droite et le fascisme sont les plus grands dangers pour les peuples. Non Marine LE PEN n’est pas la candidate des classes populaires

  • Avec Emmanuel Macron, à l’image de son bilan, de graves périls demeurent pour assurer la mise en œuvre des valeurs de la République. En s’alignant sur la Commission Européenne (non élue et non représentative) il a mis à mal la souveraineté de la France. Il veut construire une Europe fédérale et un alignement avec l’OTAN sur les objectifs de la politique des Etats-Unis, et à la réorganisation d’un nouveau partage du monde et de ses richesses.

Macron, c’est la casse du Code du travail, des services publics, de la laïcité, du système hospitalier et de santé, la remise en cause de la Sécurité Sociale, le recul de l’âge de la retraite…

Macron, c’est l’homme de la suppression de l’impôt sur la fortune, la baisse des impôts aux entreprises et sur les dividendes… réformes qui ont profité aux plus fortunés.

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Nous savons aussi que la politique d’Emmanuel Macron a conduit à la colère et au mécontentement, à la révolte et que tout est prêt pour laisser la place à la privatisation de secteurs entiers de l’économie française.

Mais dans cette situation désastreuse,

il nous faut penser à demain.

Nous voulons une société de « Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Paix », une société dans laquelle il fait bon vivre.

La démocratie, notre vie, celle de nos enfants, celle des générations futures, la dignité humaine, les enjeux de la souveraineté de la France et son rôle dans le monde sont en danger.

Dès le 25 avril, nous devrons nous mobiliser et nous engager dans l’action, sans attendre, pour redonner aux valeurs républicaines, aux choix issus de la Résistance et du Conseil National de la Résistance, au bilan des luttes sociales depuis 1945, toutes leurs places.

Appuyée par son Histoire, l’ARAC appelle à faire échec à la candidate du Rassemblement National en utilisant le seul bulletin de vote à notre disposition, celui de Macron.

C’EST UN ACTE COURAGEUX ET RESPONSABLE

Refuser de prendre ses responsabilités, s’abstenir, c’est prendre le risque de pleurer des larmes de sang. L’histoire nous l’a prouvé. Avec Marine Le Pen aux portes du pouvoir, la République sera en danger.

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Demain seront des jours de lutte et de combats, ET L’ARAC SERA PRESENTE

Villejuif le 12 avril 2022

Le Bureau National

UKRAINE.

« L’intelligence défend la paix, l’intelligence a horreur de la guerre »

Paul Vaillant-Couturier, fondateur et président de l’ARAC.

Villejuif, le 24 février 2022

« L’intelligence défend la paix, l’intelligence a horreur de la guerre »

Paul Vaillant-Couturier, fondateur et président de l’ARAC.

L’ARAC condamne l’intervention russe en Ukraine. Elle est contraire aux lois internationales, au respect de la charte des Nations Unies, au respect de la souveraineté des Nations.

Nous devons prendre le temps de la réflexion sur cette situation et surtout comprendre pourquoi les Etats-Unis ont tout fait, depuis 30 ans, pour la créer (ex-Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye…). Il faut en chercher les causes et avoir le courage de les dénoncer.

De tous temps, l’économie américaine s’est appuyée sur une politique de guerre, d’agressions pour développer son industrie, accroitre son influence et sa mainmise politique dans le monde.

L’élargissement de l’OTAN est une arme au service des Etats-Unis pour isoler la Russie et maintenir les pays d’Europe sous tutelle américaine d’autant plus que l’OTAN aurait dû être dissoute avec la disparition du pacte de Varsovie.

L’enjeu aujourd’hui est, devant la situation, de créer par le débat, l’échange, la négociation, les conditions d’une sécurité dont l’Europe, l’Ukraine et la Russie ont tant besoin.

La France ne doit pas prendre part à ce conflit sous quelques formes que ce soient.

L’ONU doit jouer tout son rôle pour trouver une solution acceptable par toutes les parties, et les pays européens doivent en toute indépendance de l’OTAN et des Etats-Unis prendre les initiatives qui s’imposent en termes de sécurité collective. Toutes sanctions économiques disproportionnées auront des répercussions dramatiques pour l’ensemble des peuples d’Europe.

Il faut engager une politique de désarmement universel de tous les Etats avec la signature par la France du Traité « TIAN » de juillet 2017.

L’ARAC contribuera à cette volonté de paix en participant à toutes initiatives qui se dérouleront.

La paix est un combat quotidien difficile demandant détermination et lucidité. L’ARAC mène ce combat depuis sa création (1917).

Le Secrétariat National

La Paix, pour l’avenir de l’humanité

Edito « Le Réveil des Combattants » – n° 878 – février 2022

La paix, pour l’avenir de l’humanité

Nous présentons tous nos vœux de paix et de bonheur à chacun d’entre vous, à vos familles, à vos amis.

Avec la pandémie du covid-19 et le chaos qu’elle a provoqué, les dirigeants occidentaux, comme au début du 20ème siècle, ne voit pas d’autre issue que la guerre pour préserver puissance, profits. Ils ont besoin de redécouper le monde, besoin de s’accaparer de nouvelles richesses.

Il a fallu la tragédie de la 2ème guerre mondiale pour qu’avec la Charte des Nations Unies apparaisse un véritable droit international. Son préambule fondant ce droit international sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour leur développement, et leur obligation de respect mutuel par l’interdiction du recours à la force ou à la menace de la force dans les relations internationales.

Aujourd’hui l’escalade du conflit à l’Est de l’Europe, avec le renforcement de la présence militaire américaine et de l’OTAN aux frontières russes est un appel à la guerre.

Dans le contexte d’une planète en ébullition, où les intérêts des peuples rentrent en contradiction avec les intérêts économiques des puissances capitalistes, il faut regarder ce qui se passe, voir les responsabilités, réfléchir et agir.

A l’ARAC, nous n’avons, depuis 1917, cessé de dénoncer les causes des guerres. C’est pour cela que nous lions l’histoire, la mémoire aux enjeux économiques et politiques qui conduisent à des tensions et déclarations extrêmes.

« Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième » Albert Einstein.

Il nous faut donc nous attaquer aux faiseurs de guerre qui sont les mêmes que ceux qui, chaque jour, s’enrichissent. Être lucides devant le raz de marée médiatique qui couvre la planète, apportant souvent mensonges et désinformations pour justifier des conflits.

Déterminés pour empêcher une nouvelle guerre mondiale, engagés pour faire jouer à la Charte des Nations Unies écrite en 1945 tout son rôle dans les rapports entre les Nations.

La France doit sortir de l’OTAN – structure illégale au regard du droit international – et agir pour sa dissolution.

Il faut refuser que les Etats-Unis installent dans les pays d’Europe ses nouvelles armes nucléaires.

Il faut ratifier le traité du 7 juillet 2017 visant à interdire l’utilisation et la prolifération des armes nucléaires.

Il faut que la France retrouve sa souveraineté pour pouvoir, conformément à ses valeurs républicaines, jouer un rôle dans le respect de la souveraineté des peuples et la construction de la paix.

C’est une tâche indispensable pour préserver la vie et les générations futures.

Patrick STAAT

DECLARATION DE L’ARAC POUR LE 11 NOVEMBRE 2021

Déclaration de l’ARAC

à l’occasion du 103ème anniversaire de l’Armistice

mettant fin à la guerre 1914-1918

Il y aura 103 ans le 11 novembre 2021 que la guerre de 1914-1918 cessait par la signature d’un armistice entre la France et l’Allemagne avec l’accord du Royaume Uni et des USA.

Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants.

Cette guerre avait coûté 10 millions de morts et 20 millions de blessés et de mutilés.

Tout au long de ces combats les soldats des deux camps montreront leurs désespoirs, leurs refus de cette guerre.

Les commandements français, devant cette colère, pour masquer leurs responsabilités ont convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.

Aujourd’hui encore, l’ARAC exige la réhabilitation collective de tous ces fusillés pour l’exemple ce qui permettrait de les honorer sur les monuments aux morts de la guerre 1914-1918.

Henri Barbusse, journaliste-écrivain avait dénoncé ce « meurtre collectif » dans son livre « le Feu » prix Goncourt 1916.

En clamant « Plus jamais ça » les combattants, leurs familles, leurs amis et l’ensemble de la population exprimaient une volonté commune.

Des combattants survivants se rassemblèrent et fondèrent leurs associations pour s’opposer au renouvellement de la guerre et obtenir réparation. C’est ainsi que le 17 novembre 1917, avant même la fin du conflit, Henri Barbusse, Paul Vaillant-Couturier, Raymond Lefebvre et Georges Bruyère, tous les quatre combattants, fondèrent l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) contre la guerre pour l’instauration d’une paix durable, pour une vie sociale plus juste, pour la vie démocratique du pays. Ils engagèrent ainsi un combat qui se poursuit encore aujourd’hui.

Dans les années qui ont suivi l’après-guerre, l’ARAC a multiplié ses efforts dans le même sens avec Henri Barbusse et l’écrivain Romain Rolland, son ami, qui se sont battus de concert pour permettre une expression, massive, populaire de la volonté de la paix et de lutte contre la montée du fascisme en Europe.

Ainsi ils réalisèrent deux Rassemblements : un à Amsterdam en 1932 et un à la demande des syndicats ouvriers Salle Pleyel à Paris en 1933 au sein duquel ils sont intervenus contre la guerre impérialiste et le fascisme. Deux rassemblements qui s’unissent pour former le « mouvement Amsterdam-Pleyel » qui compte plus de 4000 comités locaux sur la planète et mena avec l’ARAC des combats intenses pour l’amélioration de la vie sociale, la démocratie, la paix et contre le fascisme.

Pour nous, commémorer le 11 novembre 1918, c’est d’abord agir pour la paix, agir pour faire cesser les conflits, ces combats se poursuivent, menons-les par des actions persévérantes et soutenues appelant sans cesse de nombreux jeunes, femmes et hommes à s’y joindre.

Le 11 novembre 1918 constituait la victoire de la paix et sa commémoration annuelle a gardé depuis cette signification contre la guerre et ses dramatiques conséquences.

L’ARAC qui est née de cette guerre, autrement dit de la volonté de paix des soldats survivants, tient a rappelé qu’elle a vivement protesté et refusé la loi du 28 février 2012 qui fixa au 11 novembre le jour de la commémoration de tous les morts pour la France quel que soit le conflit.

Vouloir confondre les périodes historiques, c’est gommer les spécificités, les raisons de ces engagements, c’est laisser penser que tout se vaut. C’est un obstacle au nécessaire travail de mémoire, c’est nier l’histoire et la construction de notre Nation.

En ce 11 novembre 2021,

A toutes et à tous, rejoignez le combat pour garantir la paix, l’avenir de la planète en dépend.

Jean Jaurès disait en janvier 1914 : « Aujourd’hui, l’affirmation de la Paix est le plus grand des combats », c’est toujours vrai aujourd’hui.

La 77ème cérémonie d’hommage aux fusillés de Souge, ce 24 octobre 2021, marque le 80ème anniversaire de cette première fusillade de masse.

77ème cérémonie d’hommage aux fusillés de Souge.

Le 24 octobre 2021 aura lieu la 77ème cérémonie d’hommage aux fusillés de Souge.

Le camp de Souge est situé en Gironde, sur la commune de Martignas-sur-Jalle, non loin de Bordeaux. Depuis 1845, c’est un camp militaire de 2800 hectares. De 1940 à 1944, les Allemands installent des « enceintes de fusillade » en deux lieux différents.

Le camp de Souge est l’un des principaux sites d’exécution des condamnés à mort et des otages par les Allemands. Après le Mont Valérien il est le deuxième lieu de fusillades en France. C’est un important lieu de mémoire.

La ligne de démarcation coupe la Gironde en deux, et détermine une bande se prolongeant jusqu’à la frontière espagnole. Ainsi Bordeaux, disposant d’un port, d’un aéroport, d’usines d’aviation et d’une poudrerie verra la construction du Mur de l’Atlantique, de la base sous-marine, des mouvements divers de navires de guerre et la présence de forces armées importantes. Bordeaux, étant une base stratégique de premier ordre, sera le lieu d’une répression particulièrement féroce.

Ils furent 256 à tomber sous les balles des pelotons.

Ces fusillades se sont déroulées sur quatre années : deux fusillés en 1940cinquante et un en1941quatre-vingt-dix-neuf en 1942, deux en 1943 etcent deux en 1944.

Ces fusillés étaient des hommes dans la fleur de l’âge, enfants, pères, époux. La plupart de ces patriotes étaient des militants communistes ou syndicalistes. Ils avaient été pris comme otages ou arrêtés pour s’être opposés au régime de Vichy et à l’ennemi.

Le 24 octobre 1941, 50 otages extraits du camp de Mérignac et du fort du Hâ à Bordeaux, sont fusillés en représailles de la mort d’un officier allemand.

C’est la première fusillade de masse.

La 77ème cérémonie d’hommage aux fusillés de Souge, ce 24 octobre 2021, marque le 80ème anniversaire de cette première fusillade de masse.