27 MAI 2020 – Journée Nationale de la Résistance – déclaration de l’ARAC

Déclaration 27 mai 2020
27 MAI 2020 – Journée Nationale de la Résistance

27 mai 1943, dans Paris occupée, se tient la 1ère réunion du Conseil National de la Résistance sous la présidence de Jean Moulin, étaient présents les 8 grands mouvements de la Résistance, la CGT, la CFTC, des représentants des partis politiques (PCF, SFIO, Radicaux, démocrates-chrétiens, alliance démocratique, Fédération républicaine), les forces opposées en résistance à l’occupant nazi et aux collaborateurs du gouvernement de Vichy.

Ses objectifs :
1/ Coordonner la résistance, œuvrer à la libération du pays occupé,
2/ Construire un programme social, économique et politique pour redresser la France et répondre aux attentes et besoins des Français.

Le 3 novembre 1943, Charles de Gaulle a déclaré : « La France est résolue à des profondes transformations, elle veut faire en sorte que demain, la souveraineté nationale puisse s’exercer entièrement sans les pressions corruptrices d’aucune coalition d’intérêt privé ».

Dès 1945, ce programme novateur a permis la mise en place de la Sécurité Sociale, de larges nationalisations de l’industrie (comme Renault), du secteur bancaire, des transports (SNCF), des ressources énergétiques (EDF-GDF), donné des droits nouveaux aux salariés par la création des comités d’entreprise. Le statut de la Fonction publique, les régimes spéciaux de retraite, la Sécurité Sociale…

Ces femmes et ces hommes réussirent l’exploit dans une France ruinée de construire en quelques mois un modèle social unique au monde le Programme du Conseil National de la Résistance.

Ironie de l’Histoire, c’est au moment où l’on fête le 75ème anniversaire que le gouvernement tente de mettre à bas toutes ces avancées démocratiques, sociales et économiques qui ont fait de notre pays un des premiers de la planète.

Rappelons-nous en 2007, Denis Kessler (vice-président du Medef) déclarait : « il est grand temps de réformer… la liste des réformes (à faire) ? C’est simple, prenez 1944 et 1952 sans exception. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

Il y a donc nécessité de se mobiliser devant la casse de notre économie, de nos services publics pour leur redonner la force nécessaire pour répondre aux besoins de notre pays aujourd’hui.

Nous vous invitons à prendre, comme nous l’avons fait le 8 Mai, les initiatives nécessaires pour assurer dans les conditions d’aujourd’hui les commémorations du 27 mai. Bouquet de fleurs, drapeaux, délégations autant d’initiatives qui marqueront notre détermination, à ne pas laisser réécrire l’histoire et notre volonté de rassembler pour construire l’avenir des générations futures.

Aujourd’hui, comme hier, assurer la souveraineté des peuples est le moyen pour eux de décider et de construire leur avenir social, démocratique, économique.

L’ARAC fera ce qui est en son pouvoir pour rassembler et perpétrer dans les conditions d’aujourd’hui l’esprit du CNR.

Villejuif, le 19 mai 2020
2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex  Tél. 01 42 11 11 11 - arac.nationale@orange.fr

 

Vincent Lindon a confié à Médiapart une longue réflexion. Retrouver le texte ci-dessous.

Le comédien Vincent Lindon a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne). Un texte puissamment politique, avec un objectif: ne pas en rester là.

DECLARATION DE L’ARAC POUR LE 8 MAI

8 MAI 1945

Il y a 75 ans, la barbarie fasciste, la barbarie nazie était vaincue. Les peuples d’Europe opprimés retrouvent leur liberté, leur souveraineté. Cette victoire marque le début d’un nouvel espoir.

Rendons hommage à ces femmes et ces hommes qui ont souvent payé de leur vie, la lutte contre la barbarie, l’occupant, pour la liberté et la souveraineté de la France.

Rendons hommage à ces combattants de l’ombre, à ceux qui ont résisté, combattu. Rendons hommage à ceux qui ont permis la libération de la France.

Rendons hommage aux soldats soviétiques, américains, anglais, français… qui ont contribué avec courage à cette victoire sur le fascisme.

Mais aujourd’hui, c’est dans un contexte particulièrement difficile d’une pandémie, d’un virus touchant l’Europe et le monde, que nous célébrons cet évènement.

Dans cette situation sanitaire, il faut se rappeler les choix, les décisions, les actes pris au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il faut s’en inspirer pour répondre aux besoins des peuples à plus de liberté, de démocratie, pour un monde de paix alors que persiste toujours des risques de guerre, que se renforce l’extrême-droite et le fascisme dans plusieurs pays d’Europe.

Rappelons-nous que c’est la Charte des Nations Unies adoptée en 1945 au motif magnifiquement énoncé dans son préambule : «  Nous peuples des  Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui par deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’Humanité d’indicibles souffrances … »

En ce 8 mai, mesurons le travail du Conseil National de la Résistance qui, tout en menant le combat clandestin, a conduit des femmes et des hommes, de toutes obédiences politiques, attachés au retour de la souveraineté de la Nation, à élaborer un programme de reconstruction économique et sociale du pays, unique au monde : le programme du C.N.R.

Ces choix économiques et sociaux, nous en profitons encore. Il s’agit de la Sécurité Sociale, de la retraite par partition, des 40 heures, des nationalisations des banques, du statut de la Fonction Publique, de la loi sur les prestations sociales, la création de la SNCF…

L’ARAC invite toutes les citoyennes et citoyens à s’inspirer de l’esprit de résistance, qui a permis la libération de la France et l’écrasement du fascisme, pour aujourd’hui préserver le programme du CNR mais surtout le réactualiser pour répondre aux attentes et besoins d’aujourd’hui.

L’ARAC appelle à défendre la souveraineté de chaque peuple et le droit international comme nous y invite le Charte des Nations Unies. Notre pays s’en honorerait dans l’action pour la paix et le respect des peuples, et ferait rayonner l’image de la France, pays des droits de l’Homme et du citoyen.

Ne laissons pas brader notre héritage, celui construit au fil des générations, avec des femmes et des hommes courageux et déterminés.

Villejuif, mai 2020

Bas les masques S’il est élu, Biden maintiendra l’ambassade américaine à Jérusalem – de JP Delahaye

Bas les masquesS’il est élu, Biden maintiendra l’ambassade américaine à Jérusalem

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a affirmé qu’il maintiendrait à Jérusalem l’ambassade des Etats-Unis en Israël s’il remportait l’élection en novembre, tout en déplorant la décision de Donald Trump de la transférer depuis Tel-Aviv.

L’ancien vice-président américain a déclaré que l’ambassade « n’aurait pas dû être déplacée » par l’administration Trump sans que cela n’entre dans le cadre d’un accord de paix plus large au Proche-Orient. « Mais maintenant que c’est fait, je ne ramènerais pas l’ambassade à Tel-Aviv », a-t-il ajouté lors d’une levée de fonds organisée en ligne. Une politique du fait accompli qui a quelques lois des élections arrange les deux camps ?

« Mais ce que je ferais… je rouvrirais aussi notre consulat à Jérusalem-Est pour dialoguer avec les Palestiniens, et mon administration exhortera les deux parties à prendre des initiatives afin de maintenir en vie la perspective d’une solution à deux Etats », a-t-il confié. Un bien maigre lot de consolation pour les palestiniens qu’il n’a évidemment pas consultés !

En octobre 2019, Joe Biden avait pourtant affirmé qu’il s’opposerait à toute action qui fermerait la porte à la création d’un Etat Palestinien. « Nous ne pouvons pas avoir peur de dire la vérité à nos amis les plus proches (…) la solution à deux Etats est la meilleure, sinon l’unique solution pour garantir un futur pacifique à l’Etat juif et démocratique d’Israël », avait déclaré le vice-président des Etats-Unis sous Barack Obama (2009-2017), lors d’une conférence de l’organisation progressiste juive J-Street. Or, on sait que la question de Jérusalem est déterminante, pour les palestiniens, dans la reprise d’hypothétiques négociations.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017, Donald Trump a multiplié les gestes en faveur de Tel-Aviv, avec en particulier la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017, et le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv dans la ville sainte au mois de mai 2018, date anniversaire des 70 ans de la création de l’Etat d’Israël. Prenant le contre-pied de décennies de statu quo dans la diplomatie internationale, cette décision avait provoqué la colère bien tiède de la communauté internationale et bien réelle des Palestiniens, qui considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat.

Fin janvier 2020, le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, avait dévoilé son plan de paix pour le Moyen-Orient, devant Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et Benny Gantz, alors rivaux électoraux et aujourd’hui alliés au gouvernement. Le projet, qui accorde à Israël un très grand nombre de concessions, a été rejeté avec véhémence par les autorités palestiniennes et est resté lettre morte. Il prévoit de faire de Jérusalem la capitale « indivisible » d’Israël, et l’annexion de la vallée du Jourdain et des plus de 130 colonies juives en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël. Le plan américain prévoit aussi un Etat palestinien établi sur ce qu’il resterait de la Cisjordanie et la bande de Gaza, deux territoires palestiniens séparés par Israël qui seraient reliés par un « corridor ». Sur ses dernières questions Biden est resté bien silencieux. Bernie Sanders qui s’est rallié au milliardaire démocrate, également !

JP Delahaye

Le covid 19 ne provoque pas la crise économique aux USA, il l’amplifie (de Miguel Quintero)


Aux USA, peu importe les leçons de la précédente crise financière de 2007-2008, l’appât du gain est le plus fort, quitte à plonger l’économie dans une nouvelle crise.
Des signes apparaissaient déjà en 2018 et 2019 en ce qui concernait l’endettement des ménages de ce pays et le marché du pétrole de schiste.

1 L’endettement des ménages :

Le crédit étudiant (aux USA, les études supérieures coûtent cher) est accordé par l’Etat et représente environ 1 500 milliards de dollars. En moyenne, un jeune actif commence sa vie professionnelle avec un crédit à rembourser de 35 000 $. Plus d’un million de personnes connaissent un défaut de paiement chaque année et on estimait, en 2018, que 40 % de ces emprunteurs feront défaut d’ici 2023.
En ce qui concerne les dettes sur les cartes de crédit (chaque citoyen étasunien a un endettement moyen en carte de crédit de 8 300 $), Vincent Juvyns expert en stratégie de la banque JP Morgan, déclarait en 2018 : « il faudrait une récession économique avec un taux de chômage en hausse et des revenus en baisse pour que cela devienne inquiétant. Or, aujourd’hui, c’est l’inverse». Encore un qui va regretter de trop parler !
Sept millions d’étasuniens avaient un retard de paiement de 90 jours, début 2019, en ce qui concernait leur crédit automobile (1 270 milliards de dollars). Les durées de crédit accordées dépassent les durées d’utilisation moyennes des véhicules et les banques continuent d’accorder des crédits à des personnes qui n’avaient pas fini de payer leur automobile précédente. Souvent, elles réintègrent le crédit ancien au nouveau, sans même vérifier les capacités de remboursement des emprunteurs. C’est la même mécanique que celle des fameuses subprimes de la crise précédente. Le FED (Réserve Fédérale) estimait, en 2018, que 23 millions d’étasuniens détenaient des emprunts à risque (25 % du total des emprunts).
On peut penser que le total des emprunts hors immobiliers (3 800 milliards) est inférieur aux crédits immobiliers (10 000 milliards) et que cela n’a rien à voir avec l’ampleur de la précédente crise. C’est oublier, un peu vite, que l’endettement global des ménages (tous emprunts confondus) est supérieur en 2019 à ce qu’il était à la veille de la crise de 2007-2008 et que le crédit immobilier est au même niveau qu’avant la précédente crise

2 Le pétrole de schiste :
Grâce à l’extraction du pétrole de schiste, qui est un désastre sur le plan écologique, les USA sont devenus le premier producteur mondial.
La production a été multipliée par 2,5 en 10 ans, cependant que les gains de productivité diminuaient régulièrement.
Ce type d’extraction demande des investissements très importants, financés par des crédits
bancaires. Compte tenu de ceux-ci, le seuil de rentabilité pour des implantations nouvelles se situe entre 60 et 90 $, le bail, selon les terrains. Les installations suivantes qui bénéficieront des premières implantations pourront être rentables à partir de 40 à 60 $ le baril.
Le prix du baril ayant baissé ces dernières années, le secteur du forage pétrolier est devenu fortement déficitaire. Au premier trimestre 2019, seules 10% des 9 000 entreprises du secteur présentaient un excédent d’exploitation supérieur aux investissements. Les faillites s’accumulent et 600 entreprises pourraient disparaître entre 2020 et 2021.
Le cumul des pertes s’élève à environ 190 milliards de dollars depuis 10 ans.
Le secteur emploie 800 000 salariés et impacte l’emploi de plus de 10 millions de personnes.
L’endettement bancaire du secteur est de 122 milliards de dollars et les sociétés de forage doivent rembourser 86 milliards de dollars entre 2020 et 2024. L’agence de notation Moody’s estime que 62 % de cette dette est spéculative.
Les faillites auront des répercussions sur l’emploi et donc sur les capacités de remboursement des crédits des ménages, avec un effet domino que n’avait pas prévu l’expert de JP Morgan.
3 Formation d’une nouvelle bulle financière :
Les banques se procurent des liquidités en transformant leurs créances (ce que leur doivent leurs clients) en obligations (titrisation) qu’elles revendent sur le marché boursier. Ces titres peuvent être revendus ou inclus dans d’autres titres et ce système a pour effet de gonfler une bulle financière qui a déjà les mêmes proportions que celle de 2007-2008.
Comme d’habitude, la prochaine crise commence aux USA et gare à ceux qui ne l’auront pas anticipé car, comme le dit un homme d’affaires cynique bien connu, Warren Buffet : « C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus. »
Toujours comme d’habitude, on fera appel à l’union nationale et aux sacrifices des peuples pour reconstruire des économies que des spéculateurs, sans scrupules, auront pillées pendant des années.
Ceux-ci auront une excuse toute prête : ça sera la faute de l’épidémie !

Le Secrétaire Général de l’ARAC s’exprime à propos des cérémonies du 8 mai – retrouvez son interview sur RT France

«Nous ne voulons pas laisser cette commémoration aux seules mains du gouvernement», explique-t-il. «Nous considérons que c’est un événement important, à l’heure de l’émergence de groupes néo-nazis en Europe, et de la perte de souveraineté des peuples, de remettre en lumière le rôle primordial qu’ont joué les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada et l’Union soviétique, ainsi que celui de la Résistance», poursuit Patrick Staat, le secrétaire général de l’ARAC.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/74413-les-associations-d-anciens-combattants-seront-elles-privees-de-ceremonies-du-8-mai

Bruxelles et Paris sous l’emprise des lobbies fossiles – page 7 de notre journal du mois qui n’a pu être imprimé – le texte en format word sous l’image

Bruxelles et Paris sous l’emprise des lobbies fossiles

Les cinq plus grandes compagnies pétrolières et gazières mondiales (BP, ExxonMobil, Chevron, Shell et Total) et leurs lobbyistes ont dépensé au moins 251 millions d’euros en lobbying auprès de l’Union européenne depuis 2010. En France aussi, les données du registre de transparence montrent que les entreprises impliquées dans les énergies fossiles ont dépensé 8,6 millions d’euros de lobbying en 2018. Un collectif d’ONG, auquel s’associe l’Observatoire des multinationales, lance une campagne pour « bouter les énergies fossiles hors des cercles de décision politique ».

BP, ExxonMobil, Chevron, Shell et Total sont responsables de 7,4% des émissions globales de gaz à effet de serre entre 1998 et 2015. En 2018, elles ont engrangé 82 milliards de dollars US de profits. Et ces cinq multinationales ont mis les moyens nécessaires pour s’assurer que leurs affaires florissantes ne seraient pas remises en cause.

Depuis 2010, comme le révèle un nouveau rapport auquel s’associe l’Observatoire des multinationales, elles ont dépensé collectivement, avec leurs lobbies sectoriels, plus de 251 millions d’euros en lobbying à Bruxelles, déployé une armée de plus de 200 lobbyistes dans la capitale européenne, obtenu 327 rendez-vous avec des dirigeants de la Commission Juncker (2014-2019), soit plus d’une par semaine.

En France, où nous ne disposons de chiffres indicatifs sur les dépenses de lobbying que depuis 2017, le poids des industriels des énergies fossiles est tout aussi considérable. 10 entreprises du secteur, emmenées par Total, Engie, EDF, Vermilion et Uniper, ont dépensé jusqu’à 8,6 millions d’euros en lobbying à Paris en 2018.

À Bruxelles comme à Paris, ces dépenses de lobbying proprement dites sont complétées par une stratégie d’influence des pouvoirs publics de l’intérieur, à travers pantouflages et « portes tournantes » (circulation de personnel entre secteur public et secteur privé), dont Total est particulièrement friande. En mai 2019, l’entreprise a procédé à un recrutement remarqué : celui de Jean-Claude Mallet, qui a passé sa carrière de haut fonctionnaire dans le secteur de la défense avant de devenir conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian au ministère des Armées puis à celui des Affaires étrangères. Jean-Claude Mallet est le nouveau responsable des affaires publiques – autrement dit des relations avec les gouvernements – du groupe pétrolier. Celui-ci s’est fait une spécialité de ces embauches de haut vol. En 2016, il avait débauché Denis Favier, ancien patron du GIGN et de la gendarmerie, pour en faire son directeur de la sécurité. Dans un autre domaine, Jean-François Minster, éminent spécialiste des océans et membre de l’Académie des sciences, a été recruté comme directeur scientifique du groupe. En sens inverse, des anciens cadres de Total se sont recasés dans le gouvernement d’Emmanuel Macron, comme Ahlem Gharbi, conseillère diplomatique de l’Elysée entre 2017 et 2019, ou Philippe Baptiste, directeur de cabinet de la ministre de la Recherche Frédérique Vidal.

Les associations à l’initiative du rapport (Amis de la Terre France, Amis de la Terre Europe, Corporate Europe Observatory, Food & Water Europe, Greenpeace UE) lancent à cette occasion la campagne « Fossil Free Politics » (« politiques sans énergies fossiles ») pour limiter l’influence des multinationales pollueuses sur nos décisions en matière d’énergie et de climat.

Source : L’Observatoire des Multinationales  – 24/10/19

Olivier Petitjean