JOURNEE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATION – déclaration de l’ARAC

Déclaration de l’ARAC à l’occasion

de la journée du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Avril – mai 1945. Les camps de concentration, les camps de concentration et d’extermination et les camps d’extermination étaient libérés par les armées alliées, soviétiques, américaines, anglaises.

La réalité de ces camps était, quoi qu’en dise certains, pour se dédouaner, mis en place, dès 1933 par Hitler lors de son arrivée au pouvoir. Dans un 1er temps, ils étaient destinés aux opposants du pouvoir et aux juifs allemands.

Dès 1939-1940, avec l’entrée en guerre et l’occupation nazie en Europe, ils se sont multipliés et ce sont des millions de familles, d’hommes, de femmes, d’enfants, qui se sont trouvés enfermés, massacrés, assassinés.

A ce moment, l’humanité a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré, le respect humain.

Ces millions d’êtres humains avaient le tort d’être opposants, résistants, juifs, tziganes, russes, etc… C’est le nazisme qui a porté à son paroxysme la conception concentrationnaire et d’assassinat de masse.

Dans ces camps, ce sont développés malgré la terreur et la mort, un esprit de résistance, de solidarité, un exemple d’engagements, qui, aujourd’hui doit nous faire réfléchir pour faire face à la montée du fascisme, du racisme, qui détruit par la terreur la liberté et la démocratie.

Rendre hommage aux déportés aujourd’hui, honorer leur mémoire, c’est faire nôtre l’appel solennel lancé par les rescapés de Mauthausen à la libération du camp, le 16 mai 1945 (extraits).

« Nous faisons le serment solidaire et d’un commun accord, de continuer la lutte contre l’impérialisme et les excitations nationalistes. Ainsi par l’effort commun de tous les peuples, le monde fut libéré de la menace de la suprématie hitlérienne, ainsi il nous faut considérer cette liberté reconquise, comme un bien commun à tous les peuples. La paix et la liberté sont la garantie du bonheur des peuples et l’édification du monde sur de nouvelles bases de justice sociale et nationale est le seul chemin pour la collaboration pacifique des Etats et des peuples.

Nous nous souviendrons toujours des immenses sacrifices sanglants de toutes les nations qui ont permis de gagner ce monde nouveau. En souvenir de tout le sang répandu par tous les peuples, en souvenir des millions de nos frères assassinés par le fascisme nazi, nous jurons de ne jamais quitter ce chemin. »

Villejuif, le 7/04/2021

SAHEL : besoin d’une initiative de l’ONU et du gouvernement français – déclaration du Secrétariat National de l’ARAC

SAHEL : besoin d’une initiative de l’ONU et du gouvernement français
Au dernier G5 Sahel des 15 et 16 février derniers, le Président de la République a décidé de maintenir le dispositif militaire français de l’opération BARKHANE. Installée en août 2014, à la suite de SERVAL conformément à une demande d’assistance mutuelle, émanant du gouvernement malien, sur un théâtre élargi, à 5 pays du Sahel.
C’est un pari risqué.
L’ARAC a souligné et réitère que les interventions en Irak, en Libye ont été des catastrophes politiques et humaines.
La France, les Etats Unis et d’autres portent une lourde responsabilité dans la déstabilisation occasionnée dans cette région.
Ces pays devraient être engagés plus fermement, contre les dirigeants des Etats qui financent les terroristes de toutes natures. C’est vrai, notamment du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie…
Ce n’est pas à la France, ni à l’OTAN, « illégale en droit international », de contenir les Groupes Terroristes Armés de toutes natures. C’est à l’ONU de les combattre, conformément à la Charte de Nations Unies.
Pour stabiliser la situation et chercher à installer une paix durable dans toute la région, il faudra bien trouver une solution politique collective, à un moment donné.
L’option la plus sure n’est-elle pas d’évoluer vers une véritable mission de maintien de paix de l’ONU et non plus simplement une mission de contre- terrorisme, comme c’est le cas, actuellement. Cela permettrait à la France de préparer son retrait, dans de bonnes conditions.
Pourquoi la diplomatie française en toute souveraineté, ne prend-elle pas, enfin l’initiative d’un acte réel, sous l’égide de l’ONU et dans l’esprit de la Charte des Nations Unies, d’une Conférence internationale pour aider à la coopération, au développement, à la défense du droit des peuples et particulièrement ceux du Sahel à disposer d’eux-mêmes en toute sécurité.
Le Secrétariat National de l’ARAC
08/03/2021

DECLARATION DE L’ARAC pour le 19 mars 2021

19 Mars 2021

le devoir d’histoire, le travail de mémoire pour la vérité, toujours d’actualité

Ce 19 mars 2021, il y aura 59 ans, que les représentants du gouvernement français et ceux du gouvernement provisoire de la République algérienne signaient l’accord de cessez-le-feu de la guerre d’Algérie. C’était le 19 mars 1962.

Cette date, reconnue désormais depuis 2012 comme « Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » rappelle désormais, chaque année, la volonté du peuple français ratifiant, le 8 avril 1962, par référendum à 91 % des voix, les Accords d’Evian et le cessez-le-feu.

L’Algérie accédait enfin à l’indépendance après une guerre longue de huit ans. Elle devenait la République algérienne libre et souveraine. Elle conquérait ce droit inaliénable, ce droit du peuple algérien de pouvoir disposer de lui-même.

Aujourd’hui, le 19 mars est le bien imprescriptible de l’ensemble des Françaises et Français, jeunes et anciens, quelle que soit leur origine.

Mais à la mémoire doit s’ajouter la volonté de combattre plus que jamais, ceux qui par leurs tentatives d’effacement de l’Histoire entretiennent les séquelles qui empoisonnent encore notre présent (racisme, haine, violence, xénophobie, réhabilitation des criminels de l’ex-OAS, etc.)

L’amitié entre les peuples de France et d’Algérie « pour vivre, pour se développer », doit s’appuyer sur le socle de la vérité. Cette vérité, nous la devons à tous ceux qui par leur histoire douloureuse, blessés, veulent ouvrir une nouvelle page… La vérité n’abîme pas, elle répare, la vérité ne divise pas, elle rassemble. Le devoir d’histoire, même quand c’est tragique, même quand il est douloureux pour nos deux pays, doit être accompli. C’est œuvrer pour l’avenir ».

L’ARAC regrette que Monsieur Benjamin Stora n’ait pas auditionné toutes les associations pour son rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie. Notre association, engagée pour la paix et l’indépendance de l’Algérie dès 1956, avait des choses à dire en lien avec le travail de mémoire.

L’ARAC estime que 59 ans après, chaque peuple doit assumer son passé. Un traité d’amitié et de paix, doit venir régulariser les rapports de coopération entre nos deux pays. L’ARAC pense que cet acte servirait de socle à une nouvelle politique de solidarité et de développement entre la France et l’Algérie ainsi que les peuples du Maghreb. Politiques de respect des souverainetés, d’essor économique et culturel, seule capable de combattre la misère et son terreau, racines des terrorismes et des violences qui ensanglantent le monde.

La mémoire de toutes les victimes (d’avant 19 mars et après) s’inspire fortement de notre engagement à l’ARAC, contre la guerre, pour la Paix, pour l’amitié et la solidarité entre tous les peuples, seul moyen de construire l’avenir auquel aspirent toutes les femmes et tous les hommes conscients de leur fraternité.

Villejuif, le 18 février 2021