NOEL DANS LES TRANCHEES

La fraternisation de Noël 1914 – Jean-Claude SALOMON, Membre du Bureau National de l’ARAC

La guerre n’est pas une loi de la nature, la guerre ne tombe pas du ciel. Cette guerre fut un processus d’accélération de l’histoire entre les possibilités inespérées, ouvertes par le progrès scientifique et en parallèle le rythme industriel auquel s’accrurent l’exploitation, la misère, les inégalités. L’impérialisme avait besoin de se partager le monde.

Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914, le 1er août la France lance un appel à la mobilisation, elle entre en guerre le 3 août. Noël 1914 la guerre est commencée depuis 144 jours déjà sur l’ensemble des fronts on compte 300.000 morts. Les hommes sont-ils partis  »la fleur au fusil ? » 142 soldats français qui ont pressenti, découvert les identités des responsables de cette boucherie, « les galonnés d’or et les brasseurs d’affaires » dénoncés par Henri Barbusse dans son livre le Feu prix Goncourt 1916 sont fusillés pour l’exemple.

Après les premières semaines, quand les Allemands sont stoppés aux portes de Paris, les soldats se retrouvent bloqués, confinés dans les tranchées dans le froid, sous la pluie et des « orages d’acier ». C’est une guerre de position.

Mais dans les tranchées, de chaque côté, ce ne sont pas des soldats ce sont des hommes, ce ne sont pas des guerriers faits pour la boucherie humaine – bouchers ou bétail -. Ce sont des laboureurs, des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés qui se rendent compte qu’ils ont les mêmes conditions de vie difficile. Parfois séparés de quelques dizaines de mètres ils les entendent dans l’autre tranchées parler, rire, pleurer ils les voient fumer, creuser leurs tranchées et enlever l’eau des boyaux inondés. C’est dans ces conditions que le 24 décembre des soldats allemands placent sur le parapet des tranchées des sapins, des lanternes de papier. De chaque côté des chants de Noël montent, Français et Allemands quittent les armes, échangent des adresses, des cigarettes, des bouteilles de vin, des provisions.

Au fil des mois, des années il y aura un accroissement substantiel des cas de fraternisation. Les officiers, les généraux ceux qui pour leur intérêt ont organisé ce massacre ont vite compris que la fraternité des Hommes passait par la fraternité entre Hommes. Ces fraternisations seront considérées comme des actes « d’intelligence avec l’ennemi » et seront punies par des sanctions corvées prison, allant jusqu’à la peine de mort, l’objectif étant de maintenir les troupes en parfait état d’obéissance : bilan 2500 condamnations 741 Fusillés pour l’exemple.

L’ARAC est née de cette guerre, dès le 1er jour ses créateurs Barbusse, Vaillant-Couturier, Lefebvre et l’ouvrier métallurgiste Bruyère ont fixé les buts de l’association la défense des valeurs républicaines, le combat antifasciste, la lutte pour la paix, la justice sociale, la défense des droits, tous les droits parfois chèrement conquis. En cette période où ils sont attaqués, elle lutte pour les droits du travail, la Sécurité Sociale, la retraite

FRATERNITÉ où es-tu ? Aujourd’hui au regard de la situation internationale, du nouveau partage du monde en cours, l’ARAC qui a pris la dimension humaine des conflits, des guerres, qui obligent des millions d’êtres humains à quitter leur pays, les plongent dans la misère qui est le terreau du fascisme l’ARAC en plus de son engagement politique mène la lutte contre le fascisme et pour la défense de tous les droits républicains. Sur le plan international, elle mène le combat de la souveraineté des Nations et des peuples ce qui implique et impose la lutte contre toute forme de colonialisme qu’il soit économique, politique ou monétaire.

Nous sommes et nous serons toujours aux cotés des citoyens et des peuples engagés dans la défense de leur liberté, de leur indépendance et de leur souveraineté.

Cet engagement est décisif.

Nous sommes persuadés qu’un autre monde est possible et plus que jamais nécessaire

HOMMAGE A DANIEL CORDIER

Daniel Cordier, avant-dernier Compagnon de la Libération, Secrétaire perpétuel de Jean Moulin, n’est plus.

C’est avec respect et émotion profonde que je m’incline avec l’ARAC, devant la mémoire de celui qui fut un résistant et qui décida de rejoindre Londres à la toute première heure, un patriote, toujours vigilant pour le rétablissement et la défense permanente des valeurs républicaines que Jean Moulin, lui fit découvrir dans le combat commun contre le nazisme.

Il se qualifiait lui-même, d’être « un acteur dans  la Résistance des chefs ».

Il fut l’un des témoins privilégiés de la naissance du CNR, de la préparation de son programme et de son installation complexe.

Il a défendu tout au long de sa vie, l’intégrité et la dignité de Jean Moulin, face aux calomnies, rumeurs, menées négationnistes d’origines diverses, avec  toujours, comme seul souci permanent: le devoir de la vérité historique.

En ces temps où des menaces planent sur la démocratie, il est bon de rappeler ce que disait Daniel Cordier en 2013 dans l’humanité : « la leçon c’est que seule la liberté compte dans la vie. Et pour la liberté, il faut risquer la mort si on menace de vous en priver ».

Avec l’ARAC, je salue  sa volonté inébranlable de « transmettre » aux jeunes générations les valeurs républicaines par le travail de mémoire. Nous poursuivons son combat pour la souveraineté nationale.

Honneur à vous, Daniel Cordier !

Raphael Vahé

Président National de l’ARAC

25/11/2020

TOURS 1920 ET 11 NOVEMBRE 1918

Henri Barbusse L’écrivain, le visionnaire, le poilu : le soldat de la paix

TOURS 1920 ET 11 NOVEMBRE 1918

Il y a un lien profond entre le combat pour la paix, la fin de la guerre le 11 novembre 1918, et la création du Parti Communiste Français.

A l’instar de Jean Jaurès, créateur de l’Humanité, artisan de la paix et du refus de la guerre qu’il voyait venir, assassin le 31 juillet 1914, de nombreux militants syndicalistes, pacifistes, républicains se sont engagés dans le combat contre la guerre.

En France, en Angleterre, en Allemagne, en Russie en autres, les mouvements politiques, socialistes se sont opposés à la guerre, jusqu’à la trahison des dirigeants politiques de l’époque, notamment en France.

Cette guerre qui dura 4 ans, qui fit en France 1.350.000 soldats morts, 3 millions de blessés et d’invalides, des centaines de milliers de veuves et d’orphelins à profondément marquée les esprits.

Dès 1914, dans les tranchées en France, mais aussi en Allemagne, grande est la colère et l’aspiration à la paix.

Des mutineries ont lieu chez tous les belligérants, en France des procès se tiennent : 2.500 soldats attachés à la paix sont condamnés à mort et environ 650 seront fusillés pour l’exemple.

Henri Barbusse – un des membres fondateur de l’ARAC créée en novembre 1917 – déclara en juillet 1917 :

«J’adresse un appel ardent à tous ceux des anciens combattants de cette guerre qui croient à la République et qui la veulent. Je veux vous entretenir aujourd’hui d’un grand intérêt général qui dépasse celui de chacun de vous, mais qui repose sur vous tous : soldats de la guerre, continuez à être les soldats de la pensée, il le faut. Vous ne devez pas renoncer encore à vous battre. La démocratie a besoin de vous. Elle vous appelle à son secours, vous qui serez un jour le nombre et la force, et qui êtes l’énergie, l’audace et la lucidité. Les principes républicains sont, de tous côtés, ou trop attaqués, ou trop mal défendus. Il faut veiller sur la République. C’est à vous entre tous et avant tout qu’incombe ce devoir, survivants de la guerre des hommes contre les oppresseurs ! Nous appelons République la société constituée sur les bases de la réelle souveraineté du peuple, une société qui ne soit pas, ouvertement ou obscurément, conduite par une oligarchie de privilégiés et de parasites, mais illuminée dans tous ses coins par le clair intérêt général. Nous disons que non seulement le but que nous poursuivons à l’intérieur et à l’extérieur n’est pas une utopie. Quoi qu’il en soit, c’est par ces voies que la grande France de 1789 s’agrandira et durera…. »

Comme on le voit, l’esprit de Jaurès, c’est l’esprit de révolte qui gronde dans les tranchées et invite à se mobiliser pour de plus grandes transformations sociales et politiques.

En 1917, la Révolution Russe, elle qui revendique «le pain, la paix, la dignité », est victorieuse.

Dès janvier 1918, la révolte et des insurrections se déroulent dans les usines en Allemagne.

L’impérialisme européen décide d’arrêter la guerre le 11 novembre 1918, renvoyant et réarmant dès le lendemain 100.000 soldats allemands pour réprimer la révolte des ouvriers, assassinant dans le même temps Rosa Luxemburg, et Karl Liebknecht, décapitant ainsi la ligue spartakiste assassinant des centaines de militants communistes.

Les survivants de ce meurtre collectif que fut la guerre de 14-18 n’avaient, en France, que deux idées en tête :

  • 1) l’instauration de la paix
  • 2) Eloigner de la vie politique, les hommes qui avaient conduit notre pays à la guerre et à son état social qui suivi.

C’est profondément marqués par cette guerre que se réunirent les délégués au Congrès National du Parti Socialiste à Tours, en décembre 1920.

Remplis de haine pour la guerre, pleins d’espoir après la Révolution Russe de 1917, assoiffés de justice, de liberté, de fraternité, des valeurs républicaines, les délégués majoritairement d’anciens soldats se sont engagés.

Il faut noter que ces hommes, Paul Vaillant-Couturier, Georges Bruyère, Jean Duclos, Jacques Duclos, Jean Catelas, Romain Rolland et tant d’autres dirigeants et militants de l’ARAC ont fait le choix de créer le Parti Communiste Français.

Ce choix des délégués c’est l’expression de la volonté de ces militants de s’engager dans une voie nouvelle répondant aux aspirations de paix, de respect des peuples, de justice sociale.

Dès sa création le Parti Communiste Français, ses militants ont du affronter la montée du fascisme, le dur débat d’idées, la colère et la violence des forces impérialistes contre lui.

C’est pour tout cela qu’il y a un lien entre la fin de la guerre de 14-18, la création du Parti Communiste Français et son attachement aux valeurs républicaines et à la souveraineté nationale.

J’en veux pour preuve que l’une des premières grandes manifestations contre l’occupant, en France, fut celle des étudiants, à l’initiative des étudiants communistes, le 11 novembre 1940, dans Paris occupé.

L’histoire du mouvement ouvrier, de la défense de la conception républicaine de la France sont profondément liés à la place et au rôle du Parti Communiste Français. C’est bien de se le rappeler au moment du Centenaire du Congrès de Tours.

Patrick STAAT

Secrétaire Général de l’ARAC

Déclaration du Bureau National de l’ARAC – décès de André Fillère

ANDRE FILLERE NOUS A QUITTE

Nous avons appris, avec tristesse, le décès de notre camarade André Fillère, emporté par la Covid 19.

André, le militant, qui a choisi à son retour de la Guerre en Algérie, dès 1960, d’adhérer à l’ARAC, fondée en 1917 par Henri Barbusse et Paul Vaillant Couturier, pendant la Grande Guerre, dont les options politiques « sont plus proches de celles de sa famille et qu’il qualifie d’antifascistes et d’anticapitalistes. » comme il aimait le souligner.

André s’engage, en militant résolu et fidèle jusqu’à la fin de sa vie, à ces convictions avec ses camarades de l’ARAC et du Réveil des combattants, dont il a été un responsable jusqu’au bout dans les combats permanents, toujours précieux et irremplaçables pour la défense du droit républicain imprescriptible à réparation, pour les anciens combattants et OPEX, pour la reconnaissance des psycho-traumatismes de guerre, pour la pérennité de l’indispensable travail de mémoire, pour la sauvegarde et la construction de l’amitié et la solidarité entre les peuples. Il restera un défenseur acharné des valeurs républicaines si malmenées de nos jours.

Il sera enfin, toujours, du combat de l’ARAC pour la Paix, mené inlassablement dans l’attachement profond à la Charte des Nations Unies et au droit des peuples à disposer d’eux -mêmes.

La confiance de ses amis et camarades l’a conduit à être un dirigeant de l’ARAC, Président de sa mutuelle, membre du Conseil d’Administration de l’ONAC et dirigeant national de l’UFAC.

Les membres du Bureau National de l’ARAC, dont il fut un dirigeant reconnu pendant plusieurs décennies, présentent leurs plus vives condoléances à sa famille, à ses proches, à ses amis de la Mutuelle Familiale qui ont accueilli la Mutuelle de l’ARAC, à tous ceux qui ont eu le plaisir de le côtoyer et de partager ses engagements.

Cher André sache que notre ARAC poursuit et poursuivra ton combat.

Villejuif, le 07/11/20

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Décès de notre camarade André Fillère

Avec peine que nous apprenons le décès d André. Il a été un dirigeant de l ARAC et de sa mutuelle, CA de l ONAC, membre du Bureau de l UFAC . Cette perte nous peine car au delà des échanges c est un ami, un camarade, défenseur des anciens combattants, des valeurs de l ARAC qui s en va. C était un battant de la paix et de l amitié entre les peuples. Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches. Pour la direction de l’ARAC. Patrick Staat secrétaire général

LES COMBATS POUR DEMAIN

Edito du Réveil des Combattants – Novembre 2020 – de Patrick STAAT

LES COMBATS POUR DEMAIN

La situation en France appelle d’urgence à ce que se rassemblent tous ceux qui veulent préserver notre Nation, défendre les valeurs de la République, redonner sens à la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » avec au cœur les questions de laïcité. Cela demande courage et détermination quand ces valeurs sont attaquées.

Ces valeurs républicaines, c’est notre histoire commune depuis 1789, depuis plus de deux siècles des hommes et des femmes ont construit ces valeurs.

La laïcité, inscrite dans la Constitution de notre République, est le fruit d’une longue histoire marquée par de durs combats, de 1871 à Jean Jaurès, en passant par Jules Ferry et le CNR.

L’école est le creuset de la République, c’est un des piliers émancipateurs que porte la République. Former, éduquer, nourrir le débat d’idées pour donner les moyens à chacun de comprendre et de se forger une opinion, agir en pleine conscience.

Nous sommes convaincus de l’utilité du service public d’éducation où chaque jeune soit en situation d’égalité. Il faut mettre fin au financement de l’école privée pour favoriser l’éducation nationale. La crise sanitaire a révélé les inégalités scolaires. Pour cela il faut arrêter les suppressions massives de postes engagées depuis 30 ans et lancer un plan massif de recrutement et payer correctement les enseignants. L’école est la principale arme face à l’obscurantisme, aux manipulations de l’histoire.

Nous venons de fêter le 75ème anniversaire de la défaite des nazis en Europe. Des femmes et d’hommes de tous pays se sont retrouvés dans la Résistance pour chasser le fascisme. L’actualité récente nous prouve que nous avons besoin de nous unir et de nous rassembler face à l’obscurantisme qui conduit au terrorisme, aux attentats fascistes.

Alors oui, le mot d’ordre : que la France retrouve toute sa souveraineté, « sociale, économique, politique » est important par les temps actuels.

Engageons l’action et faisons face à ce qui arrive aujourd’hui, retrouvons et surtout construisons la France de demain.

Cela passe aussi par le refus du recul social et liberticide que nous impose le gouvernement qui privilégie plus l’intérêt du CAC 40 à celui de l’intérêt de l’immense majorité de la population. Au nom de la rentabilité, les services publics sont cassés, les lois sociales remises en cause.

Bientôt le passage aux urgences sera taxé, c’est inacceptable. Tout comme sont inacceptables les restructurations des hôpitaux qui se poursuivent, les fermetures de lits, le manque de personnels soignants… alors que nous vivons une crise sanitaire grave.

Engageons l’action et faisons face à ce qui arrive aujourd’hui, retrouvons et surtout construisons la France de demain.

DECLARATION DE L’ARAC APRES L’ACTE FASCISTE DU 16 OCTOBRE 2020

DECLARATION DE L’ARAC APRES L’ACTE FASCISTE DU 16 OCTOBRE 2020

L’ARAC condamne fermement l’acte fanatique, fasciste, qui a conduit à la mort de Samuel Paty.

L’ARAC apporte sa solidarité, son soutien, à la famille, au corps enseignant. Cet évènement, cet acte de violence, nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

La France est un pays de libertés, le pays de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, n’en déplaise à tous ceux qui essayent de diviser, de communautariser notre société. Les valeurs républicaines portent l’émancipation de l’humanité.

La devise : « Liberté, Egalité, Fraternité », rappelle les principes et les valeurs fondatrices du pays, est devenue un symbole de la République, tout comme « Marianne », la Marseillaise et le drapeau tricolore.

La seule loi qui prévaut en France est la loi républicaine. Jamais une loi confessionnelle ne doit pouvoir s’imposer.

Nous appelons à avoir le courage de s’opposer à tous ceux qui veulent imposer un obscurantisme liberticide sur notre pays. Ne laissons pas gangréner la société française.

Il faut nommer les choses par leur nom.   Nommer le fascisme.   Ne faire aucun compromis. Fermer les yeux, c’est collaborer.

Avec les gouvernements successifs, la laïcité est sans cesse rognée, l’école publique est dévalorisée, nos valeurs républicaines mises à mal. Il y a eu trop de complaisance à l’égard de ceux, toutes religions confondues, qui remettent en cause les principes d’égalité, de liberté, de laïcité, qui fondent la Nation française.

En visant l’enseignant, les fascistes cherchent à casser la chaine de transmission des valeurs de la République, à détruire ce qui fait notre nation et à imposer une autre loi.

Dans ce rôle, les enseignants sont en première ligne, voilà pourquoi il faut les former, les considérer, les rémunérer et leur donner les moyens de jouer pleinement leur rôle d’éducateur, redonner du civisme aux nouvelles générations.

L’école est le creuset de la République, c’est un des piliers du projet émancipateur que porte la République Française. L’école, que ce soit à travers son cadre institutionnel ou les enseignants, ne doit en aucune manière céder aux pressions communautaristes qui, ici, voudraient changer le cours d’histoire, là, décider qui mange quoi et ailleurs réviser l’enseignement des sciences.

A l’ARAC, nous continuerons à prendre toute notre place dans le combat pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité. Tout comme elle poursuivra sa lutte pour que la France retrouve toute sa souveraineté économique et politique.

Le Secrétariat National

Villejuif, le 20 octobre 2020

2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex — Tél. 01.42.11.11.11 —  arac.nationale@orange.fr —