DECLARATION DE L’ARAC APRES L’ACTE FASCISTE DU 16 OCTOBRE 2020

DECLARATION DE L’ARAC APRES L’ACTE FASCISTE DU 16 OCTOBRE 2020

L’ARAC condamne fermement l’acte fanatique, fasciste, qui a conduit à la mort de Samuel Paty.

L’ARAC apporte sa solidarité, son soutien, à la famille, au corps enseignant. Cet évènement, cet acte de violence, nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

La France est un pays de libertés, le pays de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, n’en déplaise à tous ceux qui essayent de diviser, de communautariser notre société. Les valeurs républicaines portent l’émancipation de l’humanité.

La devise : « Liberté, Egalité, Fraternité », rappelle les principes et les valeurs fondatrices du pays, est devenue un symbole de la République, tout comme « Marianne », la Marseillaise et le drapeau tricolore.

La seule loi qui prévaut en France est la loi républicaine. Jamais une loi confessionnelle ne doit pouvoir s’imposer.

Nous appelons à avoir le courage de s’opposer à tous ceux qui veulent imposer un obscurantisme liberticide sur notre pays. Ne laissons pas gangréner la société française.

Il faut nommer les choses par leur nom.   Nommer le fascisme.   Ne faire aucun compromis. Fermer les yeux, c’est collaborer.

Avec les gouvernements successifs, la laïcité est sans cesse rognée, l’école publique est dévalorisée, nos valeurs républicaines mises à mal. Il y a eu trop de complaisance à l’égard de ceux, toutes religions confondues, qui remettent en cause les principes d’égalité, de liberté, de laïcité, qui fondent la Nation française.

En visant l’enseignant, les fascistes cherchent à casser la chaine de transmission des valeurs de la République, à détruire ce qui fait notre nation et à imposer une autre loi.

Dans ce rôle, les enseignants sont en première ligne, voilà pourquoi il faut les former, les considérer, les rémunérer et leur donner les moyens de jouer pleinement leur rôle d’éducateur, redonner du civisme aux nouvelles générations.

L’école est le creuset de la République, c’est un des piliers du projet émancipateur que porte la République Française. L’école, que ce soit à travers son cadre institutionnel ou les enseignants, ne doit en aucune manière céder aux pressions communautaristes qui, ici, voudraient changer le cours d’histoire, là, décider qui mange quoi et ailleurs réviser l’enseignement des sciences.

A l’ARAC, nous continuerons à prendre toute notre place dans le combat pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité. Tout comme elle poursuivra sa lutte pour que la France retrouve toute sa souveraineté économique et politique.

Le Secrétariat National

Villejuif, le 20 octobre 2020

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11 NOVEMBRE 2020 – DECLARATION DE L’ARAC

Déclaration de l’ARAC pour le 11 novembre 2020

Il y a 102 ans, le 11 novembre 1918, la guerre de 1914-1918 qui opposa les puissances de l’entente, Grande-Bretagne et France, aux empires centraux ayant pour centre le Reich allemand, prenait fin lors de l’armistice négocié et signé par les représentants des deux coalitions.

Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, où elles ont pratiqué sans retenue la violence.

Ces pratiques coloniales furent reprises et généralisées dans le cadre de la guerre sur tous les fronts : combattants des tranchées, travailleurs forcés, combattants originaires des colonies, femmes, qui eurent pour résultats des hécatombes massives telles Verdun, Gallipoli, les Dardanelles, etc.

Tout au long de ces combats les soldats des deux camps ont été éprouvés aux points qu’ils finissaient par montrer leurs désespoirs, leurs refus de cette guerre par des refus d’engager l’assaut. Alors qu’ils faisaient preuve d’un courage exceptionnel pour défendre leur patrie à la souveraineté de laquelle ils étaient profondément attachés.

Le commandement, devant cette colère de la troupe, pour masquer sa responsabilité, a convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.

Encore aujourd’hui, l’ARAC exige la réhabilitation collective de tous ces fusillés pour l’exemple ce qui permettrait de les honorer sur les monuments aux morts de la guerre 1914-1918, de leur rendre hommage aujourd’hui devant leurs familles et le pays aux côtés de leurs 1.400.000 camarades tués dans les combats sans oublier les 740.000 invalides, les 3.000.000 de blessés et les centaines de milliers de veuves et orphelins.

Le 11 novembre 1918, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants sans qu’aucune victoire définitive ne fût remportée.

Les affreuses conditions de son déroulement, la répression de masse, l’insuffisance des ressources vitales des populations des pays qui avaient été engagés dans la guerre provoquaient des mouvements populaires que les dirigeants de ces Nations entendaient maitriser et, pour ce faire, disposer des moyens d’agir sans être encombré d’une guerre qui n’en finirait pas. D’où l’armistice.

Du côté des populations civiles, le 11 novembre 1918 constituait la victoire de la paix et sa commémoration annuelle a gardé depuis cette signification contre la guerre et ses dramatiques conséquences.

L’ARAC qui est née de cette guerre, autrement dit de la volonté de ses soldats survivants, y est profondément attachée. Sur ce plan, elle tient a rappelé qu’elle a vivement protesté et refusé la loi du 28 février 2012 qui fixa au 11 novembre le jour de la commémoration de tous les morts pour la France quel que soit le conflit.

Vouloir confondre les situations historiques, c’est gommer les spécificités, les raisons de ces engagements, c’est laisser penser que tout se vaut. C’est un obstacle au nécessaire travail de mémoire, c’est nier l’histoire de notre pays.

Pour l’ARAC, commémorer le 11 novembre 1918, c’est d’abord agir pour la paix, agir pour faire cesser les conflits, agir pour que chaque homme, chaque femme, chaque enfant, chaque famille dispose des moyens de vivre dans une paix durable.

Villejuif, le 12 octobre 2020

17 OCTOBRE 1961 – 17 OCTOBRE 2020 – Obtenir la reconnaissance du crime par l’Etat

17 octobre 1961 — 17 octobre 2020

Obtenir la reconnaissance du crime par l’Etat

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu imposé par le préfet de l’époque, monsieur Papon, quelques mois avant la fin de la guerre d’Algérie.

Dans la nuit du 17 octobre et durant les jours qui suivirent, la répression des forces de police dirigée par le préfet Papon, fut d’une extrême violence.

Manifestants arrêtés, torturés, entassés dans les bus de la RATP, réquisitionnés et enfermés dans les commissariats et dans les stades parisiens étaient courants. Des algériens furent tués par balles, assassinés dans la cour de la préfecture de police de Paris, jetés dans la Seine.

Ce fut un événement d’une gravité exceptionnelle de la répression d’état, la plus violente qu’ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l’histoire contemporaine.

Il n’a pas été possible jusqu’ici de connaitre combien de personnes sont mortes dans ces massacres.

C’est pourquoi l’ARAC demande le libre accès à l’ensemble des archives relatant des travaux des chercheurs et historiens français sur ces massacres.

Par cette disposition l’état français arriverait à rompre le silence et provoquerait par la voix de son parlement, la reconnaissance des crimes du 17 octobre 1961. Par cette reconnaissance officielle, la République française œuvrerait au rapprochement franco-algérien, à un traité de paix et d’amitié plus que jamais nécessaire aujourd’hui.

L’ARAC, comme tous les ans, sera présente le 17 octobre prochain, au Pont St Michel pour faire triompher : « Vérité et Justice » pour ces massacres.

Villejuif, le 24 septembre 2020

DEBAT INTERNATIONAL : SANCTIONS CONTRE LE MALI, UN PEUPLE DEBOUT

Sanctions contre le Mali

Un peuple debout

Par Bassirou Diarra (1)

La chute du Président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) et de son régime n’a eu pour seule réponse des dirigeants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que de dégainer une série de sanctions contre notre pays, contre notre peuple avec notamment, la fermeture des frontières, un blocus économique, commercial et financier.

Le communiqué de la CEDEAO daté du 19 Août 2020, les résolutions du sommet extraordinaire virtuel des chefs d’Etats de l’organisation Ouest-Africaine, du 20 Août 2020, relèvent plus d’un combat d’arrière garde mis en place par des chefs d’Etats aux abois, prêts à tout pour sauver leurs propres pouvoirs, honnis par les peuples.

Pour ce qui est de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, les deux chefs d’Etats ont trahi leurs serments en briguant un troisième mandat après un tripatouillage des Constitutions de leurs pays. De véritables coups d’Etats déguisés.

Alassane Dramane Ouattara et Alpha Condé ont décidé de se maintenir au pouvoir, refusant l’alternance, sans provoquer l’indignation, la protestation, la condamnation du Club des Chefs d’Etats de la CEDEAO.

En préconisant des mesures discriminatoires, drastiques contre le Mali, en cherchant à étouffer notre peuple, les dirigeants de la CEDEAO, devraient avoir à l’esprit qu’ils ont à faire au pays du Président Modibo Keïta : le Mali. Un grand pays, un grand peuple, fier, digne, combatif.

Nous sommes les héritiers d’un grand homme d’Etat qui a dû affronter les coups tordus de la France et de plusieurs pays voisins. Après notre souveraineté acquise, Modibo Kéita et ses compagnons ont su (en huit ans) bâtir une Nation, construire de nombreuses unités industrielles, réaliser de grandes infrastructures. Toutes choses qui faisaient à l’époque la fierté de l’Afrique. Nous devons nous en inspirer.

La page IBK est tournée. Notre peuple, avec à sa tête un groupe d’officiers de l’armée malienne, a pris son destin en main mettant fin ainsi à sept ans de gouvernance corrompue.

Rien n’arrêtera la détermination de notre peuple à construire un Mali nouveau. Un Mali de paix, de justice sociale, de progrès économique. Un Mali démocratique, républicain et solidaire.

Les gesticulations des dirigeants de la CEDEAO n’intimideront pas notre peuple qui avec courage, détermination et dignité, s’aura résister aux ingérences d’où qu’elles viennent.

Si les provocations et autres mesures discriminatoires contre notre pays devaient perdurer, le retrait du Mali de la CEDEAO pourrait s’imposer. Notre pays frère voisin, la Mauritanie, n’en est pas membre. Il ne s’en porte pas si mal.

L’espoir est grand de voir notre pays retrouver sa grandeur, son aura d’antan.

L’heure est au rassemblement de toutes les forces vives de la Nation pour construire un Mali moderne et démocratique, pour répondre aux aspirations de notre peuple.

Nous disposons de ressources pour relever le défi.

Bassirou Diarra

(1) Ancien Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République du Mali

Commandeur de l’Ordre National du Mali

Chevalier de la Légion d’Honneur de France.

L’ARAC condamne fermement la profanation du Centre de la Mémoire du Village martyr d’Oradour-sur-Glane par des activistes révisionnistes.

Oradour-sur-Glane : se taire, ce serait cautionner

L’ARAC condamne fermement la profanation du Centre de la Mémoire du Village martyr d’Oradour-sur-Glane par des activistes révisionnistes.

Elle a pris note des premières déclarations du Président de la République et des Ministres.

Elle attend que ces paroles soient suivies d’actes. Nous sommes de celles et ceux qui ne permettront jamais que le village d’Oradour-sur-Glane soit oublié comme un lieu de martyr qui a caractérisé la montée de la division allemande Das Reich tout au long de son parcours de Montauban aux côtes de Normandie.

Personne ne peut nier les crimes et les actes de barbarie du nazisme contre les habitants de ce lieu, ni nier l’existence des camps d’extermination.

L’ARAC et son journal, le Réveil des Combattants, fondé par Barbusse, Vaillant Couturier, Bruyère et Lefebvre n’entendent  pas laisser banaliser de tels actes abjects. L’ARAC se battra contre toute réécriture de l’histoire.

Ils combattent, dans le même esprit, les résolutions officielles, les déclarations, toutes les publications d’inspiration ou de nature révisionniste historique, portant atteinte au devoir d’histoire, au devoir de vérité.

Ils se refusent totalement à accepter les dérives plus qu’inquiétantes qui se mènent au niveau des institutions européennes, à un révisionnisme des faits historiques contemporains.

L’ARAC, le Réveil des Combattants, avec tous celles et tous ceux – encore massivement  motivés – continueront de défendre et faire connaitre  plus que jamais, au-delà des temps trop courts que constituent les commémorations officielles, la mémoire de l’engagement des Résistants, des Déportés et des Martyrs comme ceux d’Oradour-sur-Glane et de ceux de bien au-delà, existants entre l’Atlantique à l’Oural.

L’ARAC, le Réveil des Combattants, veulent contribuer à poursuivre avec nos concitoyens, dans leur diversité, la construction de nouvelles utopies républicaines, s’inspirant du programme du C.N.R. avec la réalisation de nouvelles initiatives symboliques permettant, en s’appuyant sur l’histoire, de comprendre la société et le monde dans lesquels nous vivons, tous ensemble.

Dans le cadre de la préparation du 75°Anniversaire de la  Libération, le Bureau National de l’ARAC a décidé  d’un hommage, sur place, à Oradour-sur-Glane, dès que les conditions sanitaires le permettront.

Villejuif le 24 août 2020

27 MAI 2020 – Journée Nationale de la Résistance – déclaration de l’ARAC

Déclaration 27 mai 2020
27 MAI 2020 – Journée Nationale de la Résistance

27 mai 1943, dans Paris occupée, se tient la 1ère réunion du Conseil National de la Résistance sous la présidence de Jean Moulin, étaient présents les 8 grands mouvements de la Résistance, la CGT, la CFTC, des représentants des partis politiques (PCF, SFIO, Radicaux, démocrates-chrétiens, alliance démocratique, Fédération républicaine), les forces opposées en résistance à l’occupant nazi et aux collaborateurs du gouvernement de Vichy.

Ses objectifs :
1/ Coordonner la résistance, œuvrer à la libération du pays occupé,
2/ Construire un programme social, économique et politique pour redresser la France et répondre aux attentes et besoins des Français.

Le 3 novembre 1943, Charles de Gaulle a déclaré : « La France est résolue à des profondes transformations, elle veut faire en sorte que demain, la souveraineté nationale puisse s’exercer entièrement sans les pressions corruptrices d’aucune coalition d’intérêt privé ».

Dès 1945, ce programme novateur a permis la mise en place de la Sécurité Sociale, de larges nationalisations de l’industrie (comme Renault), du secteur bancaire, des transports (SNCF), des ressources énergétiques (EDF-GDF), donné des droits nouveaux aux salariés par la création des comités d’entreprise. Le statut de la Fonction publique, les régimes spéciaux de retraite, la Sécurité Sociale…

Ces femmes et ces hommes réussirent l’exploit dans une France ruinée de construire en quelques mois un modèle social unique au monde le Programme du Conseil National de la Résistance.

Ironie de l’Histoire, c’est au moment où l’on fête le 75ème anniversaire que le gouvernement tente de mettre à bas toutes ces avancées démocratiques, sociales et économiques qui ont fait de notre pays un des premiers de la planète.

Rappelons-nous en 2007, Denis Kessler (vice-président du Medef) déclarait : « il est grand temps de réformer… la liste des réformes (à faire) ? C’est simple, prenez 1944 et 1952 sans exception. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

Il y a donc nécessité de se mobiliser devant la casse de notre économie, de nos services publics pour leur redonner la force nécessaire pour répondre aux besoins de notre pays aujourd’hui.

Nous vous invitons à prendre, comme nous l’avons fait le 8 Mai, les initiatives nécessaires pour assurer dans les conditions d’aujourd’hui les commémorations du 27 mai. Bouquet de fleurs, drapeaux, délégations autant d’initiatives qui marqueront notre détermination, à ne pas laisser réécrire l’histoire et notre volonté de rassembler pour construire l’avenir des générations futures.

Aujourd’hui, comme hier, assurer la souveraineté des peuples est le moyen pour eux de décider et de construire leur avenir social, démocratique, économique.

L’ARAC fera ce qui est en son pouvoir pour rassembler et perpétrer dans les conditions d’aujourd’hui l’esprit du CNR.

Villejuif, le 19 mai 2020
2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex  Tél. 01 42 11 11 11 - arac.nationale@orange.fr