Irak, Le chaos américain

Après 10 ans d’occupation US le pays déchiré subit l’assaut des obscurantistes à des fins de recomposition géopolitique.

A l’heure où nous écrivons ces lignes les djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au soleil Levant (EIIL) ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes tel que Mossoul, Tikrit, Ramadi et Falouja. Objectif : Bagdad la capitale. Après avoir subi pendant plusieurs jours, les troupes gouvernementales, semblaient se reprendre dimanche 15 juin, notamment par des contre-attaques d’hélicoptères « Apaches » fournis par Washington tandis que le porte-avions USS Bush (tout un programme !) se positionnait. La Maison Blanche est appelée à la rescousse et étudierait l’envoi prochain de drônes de guerre. Ce qui par parenthèse permettrait à Obama de justifier, au nom de l’antiterrorisme, sa politique d’assassinats ciblés. Onze ans après l’intervention militaire, ordonnée et conduite par les USA, sur la foi de mensonges devant les Nations-Unies, l’Irak exsangue, démantelé, déstructurer reçoit en héritage le chaos djihadistes. Le pays qui regorgent de pétrole aiguisent les appétits, fragilisé par son passé récent et les divisions entre différentes religions, il subit les contre coups de toutes les tensions régionales, à l’image de la Libye où les forces obscurantistes tentent d’imposer leur loi… ». Comme l’écrivait l’éditorialiste de l’Humanité, le 13 juin dernier, « une fois de plus, le peuple irakien subit une guerre d’importation ». En fait, il semble que l’on assiste à une tentative de recomposition stratégique, politique et économique au profit des financeurs des mouvements djihadistes que sont les pétromonarchies et les puissances du Golfe persique.

Selon de nombreux observateurs et journalistes, si les djihadistes de l’EIIL sont puissants, c’est qu’ils ont de l’argent. Ils paient bien leurs hommes, disposent d’armes anti-aériennes, d’artillerie lourde, de véhicules et d’uniformes pour tromper l’ennemi. L’argent vient de rackets, d’activités criminelles, des rançons d’otages et de la revente de pétrole issu des zones qu’ils occupent. Mais ils bénéficient aussi de fonds de richissimes donateurs du Golfe. Le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki a accusé à plusieurs reprises le Qatar et l’Arabie Saoudite de soutenir directement les djihadistes. « Ce qui, si les faits sont avérés, permettrait aux djihadistes d’acheter, par exemple, du matériel militaire de qualité », relève Karim Pakzad, de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

De la Syrie à l’Irak en passant par la Libye et l’Iran – que certain rêvent de voir affaibli – toute cette région est devenu l’objet d’un enjeu crucial et « le terrain de jeu » de puissances qui à terme mettent en danger l’équilibre international et la paix.

 JP Delahaye

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UKRAINE – un article de Jean-Michel Verneuil

Un nouveau gouvernement « démocratique » ukrainien soutenu par l’Europe et les USA s’est autoproclamé.

Ÿ Pourquoi présenter ce gouvernement installé par la force comme une victoire de la démocratie.

Le gouvernement sortant n’a suscité par sa politique et sa corruption que dégoût et colère. La solution n’est certainement pas de mettre au pouvoir des activistes d’extrême droite.

Les groupes néofascistes soutenus et financés de l’extérieur (UE-USA) ne sont pas la représentation de la population et des démocrates ukrainiens.  L’Ukraine n’est pas un petit pays, n’est pas une république bananière, c’est un pays riche, fort de 50 millions d’habitants (voir article ci-contre).

Alors qui sont-ils ces nouveaux gouvernants qui se sont autoproclamés à Kiev ?

Le nouveau Premier ministre est le banquier Arseni lasteniouk. Favori des Etats-Unis, a déjà occupé des postes-clés : président du Parlement, Ministre des Affaires étrangères, Ministre de l’Economie, président de la Banque centrale. Il y a appliqué alors avec zèle une ligne pro-européenne et de soumissions aux diktats du FMI.

Aux Affaires étrangères, Andei Dechitsia, diplomate de formation, pro-éuropéen.

A l’intégration européenne, Boris Tarasiuk, ancien ministre des Affaires étrangères dans quatre gouvernements différents de 1992 à 2007. Pro-européen, représentant de l’Ukraine à l’OTAN.

Volodimir Groysman, ancien membre du « Parti des régions » de loutchenko a fait fortune dans l’agro-business et l’immobilier.

Vice-premier ministre, numéro 2 derrière lasteniouk, est Alexander Sytch. Membre du parti fasciste « Svoboda ».

Présidence du Conseil de sécurité nationale, organise suprême pour la défense et l’intérieur, est confiée à Andrei Parubiy, fondateur du Parti national-social, ancêtre de Svoboda, dont il fut le leader de sa jeunesse para-militaire.

L’Agriculture : Olexandr Myrni, autre membre de « Svoboda ». Ce millionnaire fasciste a fait fortune dans… l’agro-alimentaire.

L’Ecologie va aussi à un membre du parti « Svoboda », Andrei Mokhnyk.

L’éducation, Sergei Kvit a fréquenté dans sa jeunesse diverses organisations néo-nazies, dont le « Trident », organisation se revendiquant des groupes collaborateurs pendant la dernière guerre.

Aux sports, le voyou Dimitri Bulatov, connu pour ses liens très étroits avec le groupe ultra-fasciste « Secteur Droit ».

A l’énergie, Youri Prodan, a déjà été ministre sous loutchenko au même poste. Il est connu pour avoir travaillé à la création du « Marché national de l’énergie », Ce qui a aboutit à un partage du gâteau entre groupes oligarchiques et à une corruption généralisée.

A l’intérieur, le businessman véreux Arsen Avakov, fondateur d’une banque commerciale et d’un fonds d’investissement, condamné pour prise illégale de terres, abus de pouvoir, il est sur la liste internationale d’Interpol.

Le grand danger de cette situation c’est que les aspirations à la démocratie, du peuple ukrainien ne soient soldées qu’au profit d’une opération politique voulue par les Etats-Unis et visant à faire de ce pays la base avancée de l’OTAN.

L’utilisation, la complaisance à l’égard des groupes néofascistes de la part de la France et de l’Allemagne est grave de conséquences pour nos propres pays.

Grave car au moment de la montée de l’extrême droite en Europe, de l’expression publique dans plusieurs pays de l’Union Européenne de groupes néofascistes, faire le choix pour des raisons partisanes, injustifiables de soutenir des hommes politiques porteurs de l’idéologie fasciste va peser lourd dans la situation politique de l’Europe.

Le mécontentement est grand à la veille des élections européenne, où l’abstention risque d’atteindre des sommets, ou dans chaque pays de l’union, les populistes, les forces d’extrême droite vont faire leurs entrées dans un parlement européen, faire le choix du soutien aux partis de l’extrême droite en Ukraine, ne peut que susciter des risques de violences, de racisme, d’antisémitisme dans les pays de l’Union.

Piètre exemple que ce soutien lourd de danger que montrent les dirigeants européens.

 Jean-Michel Verneuil

LES IDEAUX REPUBLICAINS SONT MENACES

Nous vivons une période dangereuse, pleine de troubles, de confusions. Une fois de plus, lors d’évènements majeurs, l’information diffusée est à sens unique. Ils veulent conditionner l’opinion.

 « Les politiques » par leur comportement, leur message, tournent le dos aux peuples. Ils font le choix de la finance. Depuis des décennies, notamment depuis Sarkozy, les valeurs de la République sont rognées. C’est sur la base d’inégalités profondes, de misère, d’exclusion que se construit la place de l’extrême droite. C’est vrai en France, mais également dans de nombreux pays d’Europe, victimes eux aussi des choix de la commission européenne.

La mise en concurrence des peuples, des régions du vieux continent, les politiques d’austérité, la volonté d’élargir à n’importe quel prix l’Europe pour étendre le « marché libre et non faussé » ne conduit qu’à des tensions, à des risques de conflits.

 

L’ARAC est inquiète de la mansuétude de la commission européenne, des gouvernants français, allemands, anglais entre autres devant la montée du fascisme.

 Nous faisons, forts de notre héritage, du combat contre les causes des guerres notre principale raison d’être.

 L’ARAC, comme en février 1934, appelle à se rassembler, à faire face aux risques fascistes et à défendre la République.

 Les évènements récents en Ukraine sont un avertissement. La situation est complexe mais aucune politique partisane ne peut justifier de mettre en place des néo-fascistes. Cette démarche ne règle pas les problèmes posés aux Ukrainiens sur leurs conditions de vie, leurs aspirations démocratiques, mais est lourde de danger pour l’Europe.

 Inquiétante est la similitude entre la situation d’aujourd’hui et celle de 1913-1914.

 Inquiétante la ressemblance avec la période 1933-1934, où en Allemagne, pour faire face au mécontentement populaire, c’est la carte d’Hitler qui a été jouée. En France, à cette même période, les ligues d’extrême droite défilent dans la rue, le patronat préfère Hitler au Front Populaire.

 Les peuples eux ont besoin que s’ouvre une nouvelle période de plus de social, de plus de démocratie, de justice, d’égalité…. Mais cela est en opposition complète avec le fait que 1 % de la planète s’enrichit sur le dos des 99 % autres.

 Il est nécessaire de faire entendre nos voix.

 La République est en danger. Ses idéaux universels : Liberté, Egalité, Fraternité, sont menacés.

 Défendre la République, s’opposer à l’extrême droite, défendre la paix sont les combats d’aujourd’hui.

 Patrick Staat

Ukraine : Dangereux jeux de dupes

Sur le dos des ukrainiens les grandes puissances se livrent à une surenchère dangereuse pour le contrôle économique et stratégique de la région.

 A l’heure où nous écrivons ces lignes le bras de fer entre la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne se poursuit et il semble que l’on soit bien loin des premières préoccupations des ukrainiens descendus dès les premiers jours occupés la place Maiden. Rappelons qu’à l’ origine le mouvement de contestation était motivé par la fracture créée entre d’un côté la grande majorité des ukrainiens soumis à l’austérité, la misère, le chômage, la pauvreté et de l’autre l’enrichissement d’une poignée de politiciens corrompus et d’oligarques aux fortunes colossales. L’aide promise par l’Union européenne (l’Ukraine a besoin d’au moins 35 milliards d’euros pour ses budgets publics d’ici à 2016) a joué comme un miroir aux alouettes. Les aspirations à la démocratie et à la liberté ont fait le reste…Mais très vite cette révolte a été débordée par des éléments ultranationalistes, comme Pravogo Sektora (secteur droit), groupuscule fascisant, ou le parti Svoboda ouvertement antisémite. Ceux-ci ont délibérément cherché l’affrontement, en tirant sur les forces de sécurité. Minoritaires dans le mouvement de protestation à l’origine, ils sont devenus politiquement dominants au fur et à mesure que la situation se dégradait et que montait la violence des affrontements. Aujourd’hui ils ont de nombreux représentants dans le gouvernement auto-proclamé à l’issue des affrontements de Kiev. L’une des premières décisions de ce gouvernement, soutenue par l’Occident, est significative. La libération de l’ex-première ministre, Ioulia Timochenko, considérée par de nombreux observateurs comme le « pion de rechange » de Washington et qui avait passé des accords avec l’organisation fasciste Svoboda lors des dernières élections, devrait inquiéter quant aux choix politiques et économiques à venir…

Ce changement stratégique d’alliance a inquiété Poutine, au point qu’il a ordonné l’envahissement de la Crimée afin de protéger ses forces navales et surtout de montrer qu’il n’était pas décidé à se détourner de l’enjeu géostratégique que représente l’Ukraine, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Depuis plusieurs années le nouveau Tsar s’attache à redonner à la Russie sa puissance économique et militaire et surtout sa place de puissance incontournable dans la gestion des affaires de la planète au même titre que les USA. Il faut voir aujourd’hui dans l’attitude d’Obama et de l’Union Européenne la volonté de tout faire pour affaiblir Moscou et par tous les moyens. Ils s’efforcent notamment de l’empêcher de créer un bloc économique alternatif qui comprendrait l’Ukraine, pays indispensable  au développement de la Russie.

Les enjeux stratégiques

Moscou, Washington pas plus que l’Union Européenne ne sont préoccupés par le sort des habitants de cette région. En vérité ces populations sont comme pris « en otage » par les grandes puissances et leurs revendications et aspirations prétextes à ingérences. L’affaire n’est pas nouvelle !  Dès 1997,  S. Brzezinski – conseiller à la sécurité Nationale de Jimmy Carter de 1977 à 1981- écrivait à ce propos dans son ouvrage de politique internationale intitulée « Le grand échiquier » : « Sans l’Ukraine, la Russie n’est plus qu’une grande puissance asiatique. Si la Russie reprend le contrôle de l’Ukraine, de ses 52 millions d’habitants, des richesses de son sous-sol et de son accès à la Mer Noire, elle redeviendra une grande puissance s’étendant sur l’Europe et l’Asie. » Autrement dit, l’Ukraine doit être sous domination US. Pour les Etats-Unis, le contrôle de l’Ukraine répond à trois principaux objectifs : renforcer l’OTAN, lutter contre l’influence croissante de la Russie, s’approprier un marché trop fermé.

Cette volonté d’intégration de l’Ukraine a été maintes fois exprimée. En 2007, le Congrès américain a passé un acte par lequel il autorisait « l’aide US pour assister l’Ukraine dans la préparation d’une possible adhésion à l’OTAN. » Juste avant le sommet de Bucarest en 2008, Bush a publiquement déclaré « offrir un fort soutien à la demande de l’Ukraine de recevoir de l’OTAN un plan d’action pour l’adhésion. » Après le sommet, le Sénat américain a passé une résolution exprimant son « fort soutien » à l’idée que « l’Ukraine […] devienne un jour membre de l’OTAN ».

D’autre part, d’un point de vue économique après la chute de l’URSS, l’Ukraine est passée d’une économie largement planifiée par l’Etat à une économie de marché. La  plupart de ses entreprises, fermes et terres agricoles ont été privatisées. Les enjeux économiques de la privatisation étaient énormes puisque l’Ukraine –le plus grand pays d’Europe– était à la fois industrialisée et considérée comme le grenier à blé de l’URSS. De plus, elle possédait une main d’œuvre qualifiée et bon marché. Cela a naturellement attiré la convoitise de nombreux investisseurs étrangers et cela le reste aujourd’hui.

Si les Etats-Unis s’intéressent à l’Ukraine, ce n’est pas parce que Moscou menace les droits de l’homme, parce que la presse n’y est pas libre ou parce que la démocratie y fait défaut. Si les Etats-Unis s’intéressent à l’Ukraine, c’est avant tout pour protéger et étendre ses intérêts économiques et géostratégiques et sa zone d’influence.

JPDelahaye.

CENTRAFRIQUE

COMMUNIQUE DE L’ARAC

Villejuif, le 18 décembre 2013

 L’ARAC s’incline devant les victimes civiles et militaires en Centrafrique.

 Il est temps que cesse la politique néocoloniale pratiquée par la France en Afrique depuis les années 1950.

 Après les luttes d’indépendance nationale menées sur ce continent africain, la France se serait grandie en apportant son soutien et son aide à ces pays pour leur permettre d’accéder à la modernité et à leur pleine souveraineté.

 C’est une politique tout à fait contraire que la France a mené dans ces pays, préférant satisfaire les intérêts des grandes entreprises qui n’ont eu de cesse de piller l’Afrique de ses richesses et ses matières premières, plongeant ainsi les peuples dans la misère.

 Le rôle joué par les Présidents Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et aujourd’hui Hollande, a engagé la responsabilité de notre pays.

 L’intervention en Libye, a déstabilisé le continent africain, conduit à la dispersion de milliers d’armes aujourd’hui entre les mains de terroristes et de brigands de toutes sortes. En Syrie les va-t-en-guerre français ont cherché à intervenir et ont continué à armer des djihadistes.

 Cela a eu pour conséquence, l’intervention de la France au Mali.

 Cette politique désastreuse de la France non remise en cause depuis 2012 fut encore appliquée en juillet 2013 lorsque le gouvernement français apporta son soutien au coup d’état qui se produisit en Centrafrique. Ce coup d’état n’a fait qu’aggraver la détresse et les souffrances du peuple Centrafricain.

 L’ARAC condamne cette politique qui a conduit à l’intervention en Centrafrique en novembre 2013.

 Il est temps que l’ONU, et notamment les nations européennes, prennent leurs responsabilités en envoyant des contingents de casques bleus.

 Il faut que cesse cette politique d’ingérence de la France qui, à chaque fois, tourne le dos à l’intérêt des peuples du continent africain.

 L’ARAC, attachée résolument à la Paix ne peut accepter qu’au nom de l’humanitaire se multiplient les interventions, alors que l’on ne sert que les multinationales qui pillent les richesses de chaque pays.

 L’ARAC réaffirme sa volonté de voir mettre en œuvre une politique permettant à ces pays de construire leur avenir en toute indépendance conformément au préambule de la charte des Nations Unies.

 

NELSON MANDELA, UN HOMME QUI N’A JAMAIS PLIE

NELSON MANDELA, UN HOMME QUI N’A JAMAIS PLIE

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La vie des femmes et des hommes de notre pays a été ponctuée tout au long de leur jeunesse, de leur vie d’adulte, du nom de Mandela.

Pour sa lutte, pour sa libération, pour ce qu’il a construit, Mandela est l’image pour les combattants que nous sommes, de l’homme intègre, engagé et déterminé à servir la liberté, l’émancipation de son peuple.

Mandela est devenu le symbole des luttes pour la paix et pour la liberté dans le monde.

Son combat, ses convictions, son engagement, lui ont valu 27 ans d’emprisonnement.

Il est de « ces hommes qui font accomplir des pas de géant à l’humanité tout entière », nous ne lui en serons jamais assez reconnaissant.

C’est un homme qui jusqu’au bout se sera mis au service de son idéal, de son engagement, de la liberté.

Nous appelons les Françaises et les Français, nos amis, les militants de l’ARAC, tous ceux qui sont épris de « Liberté, d’Egalité et de Fraternité » à participer à tous les hommages rendus à Nelson Mandela.

Un hommage qui concerne toutes les générations « J’ai défendu l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous les individus vivraient ensemble en harmonie et bénéficieraient de chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère voir se réaliser. Mais c’est un idéal aussi pour lequel, s’il le faut, je suis prêt à mourir ».

Mandela restera à tout jamais une référence pour tous ceux qui ont engagé le combat de l’émancipation humaine.

NON A UNE INTERVENTION DE LA FRANCE EN SYRIE, LA SOLUTION NE PEUT ETRE QUE POLITIQUE

Toute intervention serait un acte de guerre. La France, aujourd’hui seule, prendrait une lourde responsabilité si elle intervenait.

Il est impensable que le Président de la République prenne une décision sans un débat national et sans l’accord du Parlement qui se réunit sur le sujet mercredi 4 septembre.

Qu’est ce qui aujourd’hui justifie l’embrasement de la région avec le risque d’un 3ème conflit mondial et sa cohorte de morts, de blessés, de misère ?

Il faut privilégier la recherche d’une solution politique et conduire les responsables de l’utilisation d’armes chimiques devant les tribunaux quand leur culpabilité aura été établie.

Tout acte de guerre est contraire à l’intérêt des populations de cette région. Toute recherche de solution pacifique prévaut au risque de déclencher une guerre. Ce sont nos valeurs républicaines qui seraient bafouées.

Nous en appelons à la responsabilité des parlementaires pour la défense de la paix. Jamais la guerre n’a été une solution fiable et durable. Nous vous demandons solennellement de respecter le peuple français qui est contre la guerre et l’engagement de la France en Syrie.

Il est temps de repenser la soumission de la France aux Etats-Unis engagée par le retour du pays dans l’OTAN sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, décision non remise en cause par le président Hollande. Cette politique d’alignement porte atteinte à travers le monde à la crédibilité de la France, à son capital de sympathie, de confiance, construite au temps du Général de Gaulle où notre pays exprimait sa volonté « de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats et prônait le droit des peuples à disposer d’eux mêmes ».

Etre seul pour intervenir militairement en Syrie, contre l’avis du conseil de sécurité de l’ONU serait un acte qui placerait la France dans l’illégalité internationale.

En Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe même une majorité d’Etats est opposée à une frappe militaire.

Monsieur le Président, optez pour une position de responsabilité, il y va de l’avenir de la France, de l’avenir de la paix dans le monde. Punir n’est pas la solution, diriger des missiles contre des êtres humains non plus.

Villejuif, le 2 septembre 2013

 

 

 

 

 

 

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