Maurice AUDIN déclaration de l’ARAC

maurice AUDIN déclaration de l'ARAC

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Pour un 19 mars 2014 de fraternité et d’amitié

Le 19 mars 2013 journée officielle de commémoration de la fin des combats d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, est d’abord une journée d’hommage aux victimes de ces combats, les 30.000 morts militaires français et le million de mort algérien. Cette date mémorielle est déterminante car elle doit contribuer à établir des rapports solides entre la France et l’Algérie. Le 19 mars 1962, victoire de la paix, est aussi un jour de fraternité franco-algérienne qu’il faut célébrer dans notre pays. Mais il reste beaucoup à faire pour que se développent des rapports suivis de coopération et d’amitié entre les peuples algériens et français car des obstacles importants demeurent.

En effet, les générations nouvelles qui n’ont pas vécu les évènements qui concernent cette guerre doivent être informées que :

– la torture qui y fut pratiquée par certaines unités de l’armée française, n’est toujours pas reconnue ;

– De même le courage des soldats du contingent qui avec la grève générale en France ont permis de maitriser le complot des généraux factieux contre la République ;

– Aucune reconnaissance et condamnation officielle n’ont été exprimées contre cette guerre coloniale d’Algérie et celles qu’il l’ont précédées, notamment le racisme qui les a caractérisées.

Il faut rappeler que le cessez-le-feu ne stabilise pas définitivement les rapports entre nos deux pays. Pour qu’ils se stabilisent, il est nécessaire que soit signé un traité de paix qui nourrisse l’amitié et le développement économique dans l’intérêt des deux pays et ouvre ainsi de nouveaux comportements entre tous les pays bordant la méditerranée. Pour aboutir à la signature de ce traité de paix, le Gouvernement doit reconnaître les responsabilités prises par ses prédécesseurs dans la guerre d’Algérie et abroger la loi du 23 février 2005 justifiant un rôle colonialiste au service des intérêts économiques et des enjeux géopolitiques de la finance. Dans la foulée, abroger aussi le décret fixant au 5 décembre de chaque année une commémoration sans rapport historique avec le cessez-le-feu qui permit la fin de la guerre d’Algérie et qui entretient la confusion dans l’opinion publique et la division dans le mouvement combattant.

Que la journée du 19 mars 2014 soit un grand moment mémoriel de fraternité, d’action et de paix pour le développement des rapports de coopération et d’amitié entre la France et l’Algérie.

Villejuif le 3 mars 2014