CHARTE DE L’ONU ET 50ème ANNIVERSAIRE DES PACTES DES NATIONS UNIES DU 16 DECEMBRE 1966 – Intervention de Patrick STAAT du 3/12/2013

Le 3 décembre 2016 était organisé un colloque sur la Célébration du 50ème anniversaire des pactes des Nations Unies du 16 décembre 1966.

Retrouvez l’intervention de Patrick Staat – Secrétaire Général de l’ARAC

intervention-patrick-staat-decembre-2016-colloque-onu

Publicités

L’édito du numéro de septembre 2016 du Réveil des Combattants – Patrick Staat

Construire l’avenir, c’est construire la Paix

 Partout en Europe monte la colère. Plutôt que de l’entendre J-Claude Junker le 13/09 appelle les états à se préparer à la guerre. « L’Europe doit se renforcer. Cet impératif n’est nulle part aussi vrai que dans le secteur de la défense ». « Il faudra que nous nous dotions d’un quartier-général unique au sein de l’Union européenne ».

Fin juin a été présenté lors du sommet européen, un document qui appelle à un programme de réarmement massif des états européens. Bruxelles se réserve le droit d’intervenir partout dans le monde.

Est-ce pour faire face au mécontentement, aux exigences sociales, au refus qui s’expriment chaque jour, de l’austérité que la commission souffle sur les braises et s’aligne avec l’OTAN derrière les USA.

La question mérite d’être posée quand Martin Schulz le 5 mai 2016 déclare « l’Europe est une promesse, mais une promesse qui n’a pas été tenue »… « le rêve d’un seul état européen, d’une seule nation européenne est une illusion ».

L’Histoire nous a prouvé que face aux crises financières et aux luttes, la guerre a été utilisée comme recours pour le plus grand profit des industriels et des banquiers.

Ne laissons personne nous imposer un choix entre politique d’austérité et préparatifs de guerre. Nous l’avons vu en 14/18 et en 39/45.

Ce sont les peuples qui payent le dur tribut de ces politiques belliqueuses. Mettre les Nations d’Europe en concurrence et leur proposer ensuite de renforcer les dispositifs militaires, c’est créer des tensions entre nations. Cette logique porte la guerre.

Pour aller vers la paix, il faut répondre aux aspirations des populations. En 1945 c’est la mise en place du CNR intitulé « les jours heureux », créant la sécurité sociale, les services publics, les nationalisations qui permirent de reconstruire le pays.

Depuis sa création, l’ARAC n’a cessé de dénoncer les causes des guerres et leurs conséquences.

Elle appelle pour cela depuis sa création à l’implication de chacun dans le mouvement social, à donner toute sa place à l’ONU dans la résolution des conflits, pour un monde solidaire de droit et de paix.

S’opposer à tout acte de guerre, c’est construire l’humanité de demain, c’est construire l’avenir des générations futures. Au moment où les pays capitalistes poussés par la crise sont engagés dans un bras de fer pour une nouvelle répartition entre eux des richesses de la planète. Nous devons exiger le retrait de la France de l’OTAN, nous devons pour l’avenir des peuples d’Europe, exiger la dissolution de l’OTAN.

UNIS POUR DEFENDRE LES VALEURS DE NOTRE REPUBLIQUE

Les attaques qui ont frappé la capitale sont terribles. Nous pensons aux victimes, à leur famille, à tous ceux qui dans leur chair, dans leur tête ont vécu ces actes de barbarie.

Toutefois, le recueillement pour nos morts et nos blessés ne doit en aucun cas nous exonérer d’une introspection sur la responsabilité de la France dans ce drame.

L’état d’urgence, c’est un recul des libertés individuelles et collectives.

Ce dont la France a besoin, c’est de plus de démocratie, de liberté, d’égalité, de fraternité et surtout reconstruire une réelle laïcité.

De concessions en concessions, on recule sur les principes républicains, on remet en cause les valeurs fondatrices de notre pays, celles de 1789, de la Commune, du C.N.R.

Pourquoi parler de guerre quand les pays occidentaux portent une lourde responsabilité en Irak, en Afghanistan, en Libye…, quand ils sèment le chaos, la misère, l’obscurantisme. Derrière ces agressions il y a un champ de ruines qui nourrit le flot des migrants vers l’Europe privant ce qu’il reste de ces pays, de ses forces vives.

Les attentats qui ont frappé la France et d’autres pays d’Europe sont le fruit de ces interventions.

Jusqu’à quand les gouvernements de l’OTAN vont-ils laisser financer les assassins, vont-ils continuer à entretenir d’honorables rapports avec les pays qui financent ces fanatiques, qu’ils soient djiadistes ou frères musulmans. Je veux parler du Qatar, de la Turquie, de l’Arabie saoudite.

Il est nécessaire aujourd’hui que s’engage une volonté commune d’éliminer daesh. Pour cela il faut discuter avec tous ceux qui sont engagés dans ce combat, à commencer par Bachar El Assad, le gouvernement russe.

Tout le monde ne joue pas franc jeu, on le voit avec l’avion russe abattu par l’armée turque. De la clarté, de la fermeté dans les rapports avec les autres pays sont décisives.

Il faut redonner toute sa place à l’O.N.U. pour corriger autant que possible la situation qui a été créée dans cette région du monde à des fins souvent économiques (pétrole, gaz…)

Souvenons-nous qu’à chaque moment de notre histoire, où l’état d’urgence a été décrété, cela s’est traduit par une restriction des libertés individuelles, collectives et politiques. Des journaux ont été censurés, des dirigeants politiques et syndicaux arrêtés. Des atteintes inacceptables à la liberté d’associations, à l’expression et aux rassemblements ont eu lieu.

Ce qui est en cause, c’est l’extension dangereuse de pouvoirs de l’Etat sans aucune garantie judiciaire, ni démocratique.

Patrick STAAT – Editorial du Réveil n°819 – novembre 2015

Pour la Paix en Syrie et au Moyen-Orient – déclaration de l’ARAC – 7 octobre 2015

La France porte une lourde responsabilité dans la déstabilisation de cette région et dans le départ, en direction de l’Europe, de millions d’habitants fuyant la guerre et ses horreurs.

Les interventions en Libye, en Irak ont complètement détruit deux Etats, dont nous ne partagions pas à l’ARAC leur conception de la démocratie. Ces Etats sont depuis sous le joug de bandes armées intégristes islamiques qui se sont développées.

Résultat, des millions de femmes, d’enfants, d’hommes vivent un enfer sous les bombes ou sous la terreur obscurantiste de « l’Etat Islamique ».

Les pays de la région avec les migrants perdent les forces vives de leurs pays puisque ce sont nombre d’hommes et de femmes qualifiés qui traversent la Méditerranée.

Pourquoi François Hollande se transforme-t-il à nouveau en homme de guerre, alors que d’autres pays tentent de se coordonner pour chercher une solution d’intervention dans le cadre de l’ONU.

N’oublions jamais que l’Etat Syrien est un gouvernement légitime et membre fondateur de l’ONU qui peut demander assistance à un pays tiers dans le cadre d’un traité « d’amitié et de coopération » en cas de menaces.

Toute action internationale en Syrie, sans accord de l’ONU est contraire au droit, toute atteinte à sa souveraineté aussi.

Si action il doit y avoir, ce ne peut être qu’à sa demande et non sur la seule décision de l’OTAN.

Nous condamnerons toute action isolée qui, de près ou de loin, nous ramènerait à une situation de type Libye Irak…

L’OTAN n’est pas et ne peut être le gendarme du monde au service de la réorganisation de la mondialisation capitaliste alors que des multinationales s’accaparent des ressources énergétiques…

L’ARAC estime que la France doit sortir de son isolement diplomatique suicidaire, incompréhensible si elle veut contribuer à apporter une solution de Paix durable dans la région.

L’ARAC dans le même temps, demande de mettre d’urgence en place l’assèchement financier de l’Etat Islamique et faire cesser les attitudes complices de certains Etats à son égard.

Une fois la paix revenue, la solution doit passer par la voix démocratique laissant au peuple syrien le choix de son gouvernement.

Pourquoi le monde connaît tant de conflits, tant de guerres.

Edito du « Réveil des Combattants » n°805 (juillet 2014)

Nous assistons aujourd’hui au redéploiement de la politique des multinationales et des gouvernements occidentaux.

Les combats qui font rage actuellement en Palestine, en Syrie, en Irak, ont en commun d’être menés sous l’égide des Etats-Unis contre des peuples qui résistent à la volonté US de ce remodelage du « Proche-Orient élargi » et de peser ainsi sur le marché et les richesses énergétiques mondiales.

La France n’est pas absente de ce processus comme le montre la place des sociétés comme Total et AREVA en Afrique.

La côte méditerranéenne de Gaza comme les territoires de Cisjordanie regorgent de gaz et de pétrole.

C’est ce qui justifie l’intervention israélienne sur Gaza, le massacre de centaines de civils, de milliers de blessés. C’est ce qui justifie le silence complice des Etats-Unis, du Prix Nobel de la Paix Obama. C’est ce qui justifie le silence assourdissant des gouvernements occidentaux devant ces centaines de morts civils.

La position du président et du premier ministre français sur l’agression, l’invasion israélienne dans la bande de Gaza est inacceptable.

Il s’agit de mettre la main sur des richesses énergétiques appartenant depuis des millénaires au peuple palestinien. Quitte à tirer contre les populations civiles.

Soutenir le peuple palestinien face à la violence et aux tueries du gouvernement israélien se n’est pas être antisémite, c’est soutenir l’existence d’un peuple, aider à travers des solutions politiques qui garantissent l’existence de deux états.

L’ARAC continuera à dénoncer les causes des conflits parce que comprendre les causes c’est situer les responsabilités des uns et des autres.

Nous exigeons : l’arrêt de cette guerre, le respect des droits du peuple palestinien, l’arrêt des colonisations.

Que le gouvernement français œuvre à une solution politique.

Que l’ONU mette en œuvre les moyens et les sanctions nécessaires face à cette situation.

Comment le peuple israélien peut-il laisser perpétrer de tels massacres, lui qui tout au long de son histoire a connu tant de malheur.

L’ARAC appelle à intensifier l’action pour imposer l’arrêt de ces crimes, les bombardements et exige le retrait des troupes de Tsahal.

L’ARAC appelle ses militants, ses organisations, tous ceux qui sont épris de paix et de justice à faire entendre leur voix. A prendre toutes initiatives nécessaires pour que le droit à vivre du peuple palestinien soit entendu.

Patrick STAAT

Israël/Palestine : Un peuple sous les bombes

Alors que Netanyahou déclenche une offensive terrestre sans précédent depuis des années, les bombardements israéliens sur Gaza ont déjà fait des centaines de morts et des milliers de blessés essentiellement dans la population civile. Femmes, enfants, vieillards palestiniens sont sous le feu de Tsahal en toute impunité.

Les représailles massives décidées par Tel-Aviv, après l’assassinat de trois jeunes israéliens par des extrémistes non identifiés, pour l’instant, ont mis le feu aux poudres. S’en est suivi le kidnapping et le meurtre d’un jeune palestinien par des fanatiques israéliens et toute la région s’est embrasée. Le Hamas riposte à coup de missiles lance-roquette et cible des villes israéliennes.  Le système de défense anti-aérien israélien surnommé « Dôme de fer » financé par Washington depuis 2009, en plus des 3 milliards d’aide militaire annuelle, semble pour l’instant fonctionné et protéger la population israéliennes. Selon France infos et France 2 qui se sont rendus à Tel-Aviv la capitale économique du pays «  la bas, tout ce passe presque normalement (…) les plages  sont toujours remplies de touristes. Ils sont simplement perturbés par le bruit des roquettes interceptées… »

Mettre un terme à la colonisation

Pendant ce temps le gouvernement Netanyahou allié à l’extrême droite fanatique, a convoqué 45 000 réservistes et semble prêt à lancer une offensive de plus grande envergure. En fait il agit comme s’il voulait porter un coup d’arrêt définitif à l’espoir né de la réunification des deux principaux mouvements palestiniens. Objectif :  maintenir sous son joug l’ensemble du territoire, asphyxier les populations  et l’administration palestinienne, discréditer ses dirigeants et poursuivre tranquillement la colonisation par des implantations nouvelles. Car il semble bien que c’est  là le point central de cette nouvelle flambée de violence. Samedi 5 Juillet, l’éditorial du quotidien « Libération » notait : « il reste qu’aujourd’hui, israéliens et palestiniens paient des années de blocage du processus de paix (…) l’Etat hébreu, premier responsable de cet enlisement croit pouvoir poursuivre son refus de tout compromis. Les gouvernements multiplient année après année les implantations de colonie empêchant de fait la création d’un Etat palestinien viable… ». C’est également l’avis de Ury Avnery, figure du camp de la paix en Israël qui dans «  l’ Humanité » du 10 juillet exprimait sa crainte de la montée d’une extrême droite (présente dans le gouvernement NDLR) hostile à tout horizon de paix et estimait qu’il « est évident que le refus obstiné de mettre un terme à la colonisation de la Cisjordanie est en cause… » En attendant les grandes puissances  -qui ont les moyens de pression- se taisent bien que l’ONU s’inquiète d’une violation possible des lois de la guerre. « Nous avons reçu des rapports troublants sur le fait que nombre de victimes y compris les enfants, sont le résultat de frappes sur des maison » a déclaré la porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’Homme des Nations-Unies, Ravina Shamdasani. Selon elle, « ces rapports appellent à des doutes sur le fait que ces frappes sont conformes aux lois humanitaires internationales et aux lois internationales sur les droits humains »

Palme de la honte à François Hollande qui a « condamné fermement les agressions contre Israël », exprimé sa solidarité envers Netanyahou et jugé « qu’il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population » Pendant ce temps les palestiniens meurent.

Toutes les réunions du Conseil de sécurité de l’ONU n’y feront rien. Il faut contraindre Tel-Aviv. Netanyahou ne connait que la force. Il faut donc que l’ONU, les pays occidentaux si prompts à réagir parfois prennent des sanctions financières et politiques à l’égard de l’état israélien.

Washington soit stopper son aide militaire. Des sanctions financières et d’embargo s’imposent pour faire cessez le massacre.

JP.Delahaye