11 novembre 2018 Le combat pour la paix toujours d’actualité

L’ARAC fondée le 2 novembre 1917 par Henri Barbusse et Paul Vaillant-Couturier et d’autres poilus, n’a jamais imaginé qu’un hommage puisse être rendu aux maréchaux de la première guerre mondiale.

La mise à l’écart des associations d’anciens combattants lors de la cérémonie officielle du centenaire pose en soi un problème.

L’ARAC affirme qu’il est légitime de rendre un hommage appuyé aux millions de morts de tous les pays durant cette guerre.

Mais honorer les maréchaux de France responsables de ces millions de morts, de centaines de fusillés pour l’exemple est immoral.

Proposer d’honorer Pétain quand on connait son rôle vis-à-vis des fusillés pour l’exemple, quand on sait que Clémenceau lui a retiré sa confiance et son haut commandement suscite beaucoup d’interrogations de notre part.

Proposer d’honorer Pétain sachant son comportement vis-à-vis de l’occupant de 1939 à 1944 lui a valu d’être condamné à mort, peine commuée en indignité nationale en août 1945 est intolérable.

Dans cette période où le Président de la République et son gouvernement si prompt à céder au nom de l’Europe à l’Allemagne, nos outils de défense et de dissuasions nationales, de partager avec le pays de madame Merkel notre siège au Conseil de sécurité de l’ONU, est inquiétant pour la souveraineté de la France et la place que veut donner le président Macron à l’Allemagne en Europe.

Est-ce pour cela que l’on minimise les cérémonies de l’armistice du 11 novembre 1918 en France, et que notre pays sera représenté par son président le 18 novembre en Allemagne pour « le jour du deuil national allemand ».

Au nom de la défense de la mémoire des Poilus, des Résistants de 39-45, la raison d’être de notre association, nous pousse à dénoncer cette intolérable position du Président de la République.

C’est pour cela que l’ARAC continuera inlassablement son action pour la paix et la reconnaissance de la Charte des Nations Unies. IL y va de l’avenir des générations futures.

Villejuif, le 8 novembre 2018

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LES GRANDES MANOEUVRES DE L’OTAN AUX FRONTIERES DE LA RUSSIE – Jp Delahaye

pour imprimer l’article : JPD

UNIS POUR DEFENDRE LES VALEURS DE NOTRE REPUBLIQUE

Les attaques qui ont frappé la capitale sont terribles. Nous pensons aux victimes, à leur famille, à tous ceux qui dans leur chair, dans leur tête ont vécu ces actes de barbarie.

Toutefois, le recueillement pour nos morts et nos blessés ne doit en aucun cas nous exonérer d’une introspection sur la responsabilité de la France dans ce drame.

L’état d’urgence, c’est un recul des libertés individuelles et collectives.

Ce dont la France a besoin, c’est de plus de démocratie, de liberté, d’égalité, de fraternité et surtout reconstruire une réelle laïcité.

De concessions en concessions, on recule sur les principes républicains, on remet en cause les valeurs fondatrices de notre pays, celles de 1789, de la Commune, du C.N.R.

Pourquoi parler de guerre quand les pays occidentaux portent une lourde responsabilité en Irak, en Afghanistan, en Libye…, quand ils sèment le chaos, la misère, l’obscurantisme. Derrière ces agressions il y a un champ de ruines qui nourrit le flot des migrants vers l’Europe privant ce qu’il reste de ces pays, de ses forces vives.

Les attentats qui ont frappé la France et d’autres pays d’Europe sont le fruit de ces interventions.

Jusqu’à quand les gouvernements de l’OTAN vont-ils laisser financer les assassins, vont-ils continuer à entretenir d’honorables rapports avec les pays qui financent ces fanatiques, qu’ils soient djiadistes ou frères musulmans. Je veux parler du Qatar, de la Turquie, de l’Arabie saoudite.

Il est nécessaire aujourd’hui que s’engage une volonté commune d’éliminer daesh. Pour cela il faut discuter avec tous ceux qui sont engagés dans ce combat, à commencer par Bachar El Assad, le gouvernement russe.

Tout le monde ne joue pas franc jeu, on le voit avec l’avion russe abattu par l’armée turque. De la clarté, de la fermeté dans les rapports avec les autres pays sont décisives.

Il faut redonner toute sa place à l’O.N.U. pour corriger autant que possible la situation qui a été créée dans cette région du monde à des fins souvent économiques (pétrole, gaz…)

Souvenons-nous qu’à chaque moment de notre histoire, où l’état d’urgence a été décrété, cela s’est traduit par une restriction des libertés individuelles, collectives et politiques. Des journaux ont été censurés, des dirigeants politiques et syndicaux arrêtés. Des atteintes inacceptables à la liberté d’associations, à l’expression et aux rassemblements ont eu lieu.

Ce qui est en cause, c’est l’extension dangereuse de pouvoirs de l’Etat sans aucune garantie judiciaire, ni démocratique.

Patrick STAAT – Editorial du Réveil n°819 – novembre 2015

Pour la Paix en Syrie et au Moyen-Orient – déclaration de l’ARAC – 7 octobre 2015

La France porte une lourde responsabilité dans la déstabilisation de cette région et dans le départ, en direction de l’Europe, de millions d’habitants fuyant la guerre et ses horreurs.

Les interventions en Libye, en Irak ont complètement détruit deux Etats, dont nous ne partagions pas à l’ARAC leur conception de la démocratie. Ces Etats sont depuis sous le joug de bandes armées intégristes islamiques qui se sont développées.

Résultat, des millions de femmes, d’enfants, d’hommes vivent un enfer sous les bombes ou sous la terreur obscurantiste de « l’Etat Islamique ».

Les pays de la région avec les migrants perdent les forces vives de leurs pays puisque ce sont nombre d’hommes et de femmes qualifiés qui traversent la Méditerranée.

Pourquoi François Hollande se transforme-t-il à nouveau en homme de guerre, alors que d’autres pays tentent de se coordonner pour chercher une solution d’intervention dans le cadre de l’ONU.

N’oublions jamais que l’Etat Syrien est un gouvernement légitime et membre fondateur de l’ONU qui peut demander assistance à un pays tiers dans le cadre d’un traité « d’amitié et de coopération » en cas de menaces.

Toute action internationale en Syrie, sans accord de l’ONU est contraire au droit, toute atteinte à sa souveraineté aussi.

Si action il doit y avoir, ce ne peut être qu’à sa demande et non sur la seule décision de l’OTAN.

Nous condamnerons toute action isolée qui, de près ou de loin, nous ramènerait à une situation de type Libye Irak…

L’OTAN n’est pas et ne peut être le gendarme du monde au service de la réorganisation de la mondialisation capitaliste alors que des multinationales s’accaparent des ressources énergétiques…

L’ARAC estime que la France doit sortir de son isolement diplomatique suicidaire, incompréhensible si elle veut contribuer à apporter une solution de Paix durable dans la région.

L’ARAC dans le même temps, demande de mettre d’urgence en place l’assèchement financier de l’Etat Islamique et faire cesser les attitudes complices de certains Etats à son égard.

Une fois la paix revenue, la solution doit passer par la voix démocratique laissant au peuple syrien le choix de son gouvernement.

Pourquoi le monde connaît tant de conflits, tant de guerres.

Edito du « Réveil des Combattants » n°805 (juillet 2014)

Nous assistons aujourd’hui au redéploiement de la politique des multinationales et des gouvernements occidentaux.

Les combats qui font rage actuellement en Palestine, en Syrie, en Irak, ont en commun d’être menés sous l’égide des Etats-Unis contre des peuples qui résistent à la volonté US de ce remodelage du « Proche-Orient élargi » et de peser ainsi sur le marché et les richesses énergétiques mondiales.

La France n’est pas absente de ce processus comme le montre la place des sociétés comme Total et AREVA en Afrique.

La côte méditerranéenne de Gaza comme les territoires de Cisjordanie regorgent de gaz et de pétrole.

C’est ce qui justifie l’intervention israélienne sur Gaza, le massacre de centaines de civils, de milliers de blessés. C’est ce qui justifie le silence complice des Etats-Unis, du Prix Nobel de la Paix Obama. C’est ce qui justifie le silence assourdissant des gouvernements occidentaux devant ces centaines de morts civils.

La position du président et du premier ministre français sur l’agression, l’invasion israélienne dans la bande de Gaza est inacceptable.

Il s’agit de mettre la main sur des richesses énergétiques appartenant depuis des millénaires au peuple palestinien. Quitte à tirer contre les populations civiles.

Soutenir le peuple palestinien face à la violence et aux tueries du gouvernement israélien se n’est pas être antisémite, c’est soutenir l’existence d’un peuple, aider à travers des solutions politiques qui garantissent l’existence de deux états.

L’ARAC continuera à dénoncer les causes des conflits parce que comprendre les causes c’est situer les responsabilités des uns et des autres.

Nous exigeons : l’arrêt de cette guerre, le respect des droits du peuple palestinien, l’arrêt des colonisations.

Que le gouvernement français œuvre à une solution politique.

Que l’ONU mette en œuvre les moyens et les sanctions nécessaires face à cette situation.

Comment le peuple israélien peut-il laisser perpétrer de tels massacres, lui qui tout au long de son histoire a connu tant de malheur.

L’ARAC appelle à intensifier l’action pour imposer l’arrêt de ces crimes, les bombardements et exige le retrait des troupes de Tsahal.

L’ARAC appelle ses militants, ses organisations, tous ceux qui sont épris de paix et de justice à faire entendre leur voix. A prendre toutes initiatives nécessaires pour que le droit à vivre du peuple palestinien soit entendu.

Patrick STAAT