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LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, LAICITE, SOUVERAINETE DES IDEES NEUVES – Edito de Patrick Staat – Le réveil des Combattants, novembre 2016

 

Un voile sombre s’abat sur l’Europe et la France. Le débat d’idées recule. Comme dans les années 1930, c’est sur la misère, les inégalités, le désespoir que les idées de droite et de l’extrême droite trouvent leurs sources.

En France, les primaires de la droite le montrent, c’est la montée d’une forme d’intégrisme qui porte le candidat des républicains.

Le gouvernement porte une lourde responsabilité. Depuis 5 ans il n’a eu de cesse de satisfaire les attentes et les souhaits du MEDEF et de la finance.

Avec la remise en cause des droits des salariés, de la laïcité, des moyens pour la santé, ce sont les fondements même de la République qui sont attaqués.

Le 14 juillet 1789, sur la volonté de plus d’égalité, une nouvelle société s’est mise en construction sur le socle « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Dans la nuit de la Résistance, dans le combat contre le fascisme, pour la libération et la souveraineté de la France, se sont écrites les pages du CNR avec notamment, EDF-GDF, la SNCF, la Sécurité Sociale, etc…

A chaque fois les possédants, ceux qui deviennent chaque jour de plus en plus riches ne peuvent accepter le partage des richesses nationales. A chaque fois, ils tentent de faire reculer ces acquis sociaux et démocratiques.

Pourtant la France est riche. Organiser une redistribution plus équitable des richesses au travers des questions de la santé, de l’éducation, du logement est réalisable sans remettre en cause l’économie du pays.

On nous traitera d’utopiste mais nous pensons que la bataille pour les droits démocratiques et économiques de la population est un combat qui porte la dignité humaine. Oui c’est l’espoir d’un autre monde qui depuis des millénaires fait avancer les civilisations sur notre planète.

Ce combat perdurera parce qu’il porte l’intérêt du plus grand nombre.

Nous ne voulons ni d’un retour en arrière, ni du fascisme déguisé et bien habillé et encore moins d’une société qui conduit à la haine entre les peuples.

Aujourd’hui nous devons plus que jamais nous rassembler pour défendre les acquis de notre histoire, ceux de générations d’hommes et de femmes de toutes origines qui en France ont construit les valeurs républicaines, à savoir liberté, égalité, fraternité, laïcité, souveraineté.

C’est un enjeu majeur pour notre pays, pour les Français.

Forte de son histoire, l’ARAC, cette jeune centenaire continuera ces combats pour l’émancipation humaine, rien ne nous retiendra.

 

15 Octobre 2016 – Archives Départementales du Val de Marne (Créteil) Conférence : Henri Barbusse, soldat de la paix

15 Octobre 2016   – Archives Départementales du Val de Marne (Créteil)

Conférence : Henri Barbusse, soldat de la paix

Pour le centenaire de la publication du roman d’Henri Barbusse, Le Feu, les Archives accueillent Liliane Rehby, secrétaire générale des « Amis d’Henri Barbusse » autour de l’exposition, que l’association, en partenariat avec l’ARAC, a réalisé sur ce journaliste et écrivain. La conférence permettra de revenir sur le parcours d’un homme engagé qui a contribué à la création de l’ARAC et lutté, notamment avec Romain Rolland, Maxime Gorki et Stefan Zweig contre le fascisme et la guerre. Lectures de textes sur Henri Barbusse par Gérard Muller, comédien.

 Samedi 15 octobre de 15h à 17h30

Archives Départementales du Val de Marne à Créteil

(pavillon des archives)

En partenariat avec l’ARAC 94

(Association Républicaine des Anciens Combattant du Val de Marne)

Entrée libre

 

Communiqué de l’ARAC : Henri Martin : « une vie de lutte pour rester libre » !

L’ARAC vient d’apprendre avec une peine immense le décès de notre dirigeant Henri Martin.

« Ce combattant anticolonialiste vient de nous quitter. Né en 1927, d’un père ouvrier et républicain, ancien combattant de la guerre 14-18, Henri rentre comme apprenti à l’usine métalurgique de Rosières. A 17 ans, il choisit la lutte contre l’occupant hitlérien. Il participe aux opérations militaires des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) du Cher.

Il s’engage dans la marine pour chasser l’occupant japonais d’Indochine. Très vite, il se rend compte avec ses camarades, qu’ils ont été trompés et que de la « guerre aux japonais » on est passé à la reconquête des colonies indochinoises.

Il est témoin avec l’équipage de son bâtiment des terribles bombardements d’Haïphong au cours duquel périrent 6.000 vietnamiens, hommes, femmes et enfants. Dès cet instant, il devient l’infatigable combattant anticolonialiste.

Comme il le rappelait souvent cette guerre d’Indochine était « contraire à l’intérêt de la France… Tant qu’elle ne cessera pas, je crierai qu’il faut l’arrêter et négocier… ». Arrêté en 1950, il est enfermé à la prison de Toulon. Un procès à charge est monté contre lui qui lui vaudront 41 mois de bagne.

Dès sa sortie, il réaffirme sa volonté « de combattre pour la paix en Indochine ». Fidèle ami du peuple vietnamien, il continuait à ses côtés, à lutter pour la reconnaissance du droit à réparation pour toutes les victimes de l’agent orange répandu par l’armée américaine.

En février 2013, dans sa dernière interview à notre journal « Le Réveil des Combattants », à la question : « Et si c’était à refaire ? », il a répondu : « Dans le siècle précédent, il y a eu deux grands événements positifs pour la France et la majorité de la population du globe. La défaite du fascisme hitlérien, avec en France la mise en place du programme de la Résistance. La décolonisation. J’ai eu la chance de vivre ces batailles décisives. Alors oui, si c’était à refaire, je referais le même chemin, je ne resterais pas sur le bas-côté de la route, je ferai mon devoir de citoyen ».

Villejuif le 17 Février 2015

L’AVENIR DE LA FRANCE EN DANGER (édito du Réveil des Combattants de mai 2014)

Pourquoi ne pas entendre le cri du peuple exprimé lors des élections municipales ? La France, les Français souffrent de cette politique qui tourne le dos à l’intérêt collectif.

Non la France n’est pas pauvre.

Il suffit de voir le montant des dividendes perçus par les actionnaires du CAC 40. L’ampleur de l’évasion fiscale en France représente  80 milliards d’euros (16 % du PIB). Il y aurait de quoi renflouer les déficits. En 2002, 383 assujettis à l’ISF auraient quitté la France. En 2012, ils étaient 717. Et en 2014 ?

Ces réalités mènent à la colère, au rejet de la politique, à l’abstention. Elles nourrissent l’extrême-droite.

Les Français sont de plus en plus favorables à une sortie de l’Europe (49 %), 70 % pensent que la politique économique et sociale de l’Union Européenne pourrait entraîner une montée du chômage, 63 % qu’elle conduit à une baisse de la protection sociale, 52 % à une perte de notre identité nationale. Ils sont 41 % à juger que l’appartenance à l’Union Européenne est plutôt un inconvénient dans la résolution de la crise.

Rien d’inexorable, de fatal dans la situation de la France.

Nous devons nous opposer à toute politique visant :

–          A faire de l’Europe un grand marché,

–          A nier l’histoire et la construction de chaque nation,

–          A taire la démocratie et à mettre en place un gouvernement fédéral désigné et non élu.

Cette politique met en concurrence les peuples, nivelle par le bas les acquis sociaux, baisse les salaires. Cette politique conduit à la misère, au recul de civilisation.

Voilà pourquoi l’ARAC demande :

–          Le respect de la Nation et de sa souveraineté,

–          Que la monnaie unique (l’euro), outil de la finance, soit abolie au profit d’une monnaie commune garante de la souveraineté et de la coopération entre les peuples,

–          Que soient examinés tous les scenarii et leurs conséquences d’un désengagement de l’euro

–          Que soit organisé un référendum national sur ces questions,

–          Que soit posé le retrait de la France de l’OTAN,

–          Qu’un grand débat soit lancé sur une nouvelle construction européenne faisant fi des traités existants.

La politique menée par les gouvernements successifs et accentuée par M. Valls affaiblie notre pays, sa place, son rôle dans le monde. Elle est contraire à l’intérêt des générations de Français qui ont construit notre Nation.

Le 25 mai, avec l’ARAC réaffirmons nos exigences, soyons vigilants dans l’intérêt des salariés, des retraités, des anciens combattants, de tous ceux attachés aux valeurs de la République.

Patrick Staat