Apprenons à l’élue EELV qui veut débaptiser l’avenue Henri Barbusse de sa ville, qui est cet illustre Homme.

HOMMAGE A HENRI BARBUSSE – FONTENAY SOUS BOIS

SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2020

de Patrick STAAT, Secrétaire Général de l’ARAC

Henri BARBUSSE, ce nom qui figure sur tant de rues, d’avenues, d’établissements scolaires, de stades de nos villes et de nos villages, c’est d’abord pour ceux qui firent la grande guerre ou qui en entendirent parler par leurs parents, leurs grands-parents, où qui l’ont apprise dans leurs manuels d’histoire, le nom de l’auteur du FEU, le témoignage unique du soldat d’infanterie. Le fantassin qui devint BARBUSSE.

Mais Henri BARBUSSE a été aussi le poète, le romancier, l’essayiste, qui a reflété dans son œuvre les plus profondes angoisses, les plus audacieuses espérances de son siècle, l’auteur de l’ENFER et de CLARTE, le biographe de Zola.

Le Feu, qui est l’œuvre maîtresse de cet écrivain, est le cri de souffrances, d’angoisse et aussi d’espoir de millions d’hommes plongés dans l’enfer d’une guerre faite pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.

Ce cri lancé par Henri BARBUSSE joua un grand rôle dans la prise de conscience des peuples des horreurs et des causes de la guerre, les amenant à se poser des questions sur ce qu’il convient de faire pour en éviter le renouvellement.

Aujourd’hui, prendre appui et réfléchir sur les convictions républicaines d’Henri BARBUSSE, sur la République à laquelle il croyait et qu’il appelait à défendre, c’est alimenter notre réflexion et conforter nos convictions pour le combat que nous menons pour la défense des valeurs républicaines.

Les convictions républicaines de BARBUSSE étaient d’abord fondées sur sa foi en l’homme, sa confiance dans le citoyen.

En novembre 1917, avec Paul Vaillant-Couturier, Georges Bruyère et Raymond Lefebvre, il créé l’ARAC pour s’attaquer aux causes impérialistes de la guerre.

« Les principes républicains sont, de tous côtés, ou trop attaqués, ou trop mal défendus. Il faut veillez sur la République. C’est à vous tous et avant tout qu’incombe ce devoir, survivants de la guerre des hommes contre les oppresseurs ! Nous appelons République la société constituée sur les bases de la réelle souveraineté des peuples, c’est-à-dire sur la logique et la raison, avec tout ce qu’un corps social sagement organisé peut comporter d’égalité, de liberté et de droits pour chacun ; une société qui ne soit pas, ouvertement ou obscurément, conduite par une oligarchie de privilégiés et de parasites, mais illuminée dans tous les coins par le clair intérêt général »

Aujourd’hui encore, les mots de BARBUSSE sonnent juste. Ils sont d’une actualité criante quand un Président de la République et son gouvernement servent les oligarchies financières au détriment du peuple, que les droits et conquis sociaux sont remis en cause.

Le 24 juin 1917, BARBUSSE écrit : « Quand on nous parle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, du droit des Nations, on n’entend guère par ces mots les peuples eux-mêmes et les nations toutes entières, mais seulement leurs gouvernants et leurs dirigeants ».

Il met l’accent sur la souveraineté des peuples. Il faut voir aussi la lucidité de BARBUSSE dans la volonté de construire une société des Nations, seul moyen d’assurer la paix.

Son combat pour la paix était lié à son combat antifasciste. En août 1933, le Mouvement Amsterdam et le Mouvement Pleyel fusionnent : le Comité Mondial de la lutte contre la guerre et le fascisme est né sous le nom « Amsterdam Pleyel ».

Lors du 1er Congrès International Antifasciste, BARBUSSE dit à propos du fascisme :  » Le fascisme ! Organisation créée par la peur et l’argent bourgeois et dirigée avant tout contre le prolétariat de tous les pays avec la complicité de tous les gouvernements. Le but avéré du fascisme ? Détruire par le meurtre et le pillage l’organisation de classe du prolétariat. Dans cette immense vague fasciste de tuerie et de massacre, les révolutionnaires, les communistes sont les premiers frappés. Ils ne sont pas les seuls, certes, mais c’est surtout contre le prolétariat que le fascisme tourne sa rage et c’est aussi le prolétariat qui se trouve contre lui à la pointe du combat. « 

Aujourd’hui, dans le monde grandit le risque de guerre, de tensions entre pays. Dans plusieurs pays d’Europe, se renforcent l’extrême-droite, le fascisme.

La commission européenne qui construit avec la complicité de Monsieur MACRON, l’Europe de la concurrence entre les peuples, la concurrence libre et non faussée conduisant partout à la pauvreté, à la misère, permet la progression de l’extrême droite partout en Europe et remet en cause la souveraineté des Nations.

Malgré un pays qui gronde, et devant les mouvements sociaux, les luttes dans un grand nombre d’entreprises, le Président de la République reste sourd et restera jusqu’au bout, le Président des riches.

Restons la France de 1789, de la Commune de Paris, la France des droits de l’Homme et du Citoyen, la France de 1936 et celle du programme National de la Résistance, assise de la politique sociale française.

Chers. Es. Amis.es, chers.es. Camarades, Barbusse nous invite comme au premier jour à être les militants de la pensée, les militants des idées et de la libération humaine.

A nous, par notre action de continuer, comme ces héritiers que nous sommes, à porter cette intelligence.

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